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L'ALM EVREUX BASKET PEUT-ELLE ENCORE SE QUALIFIER FACE AU PORTEL ?

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Evreux
19 mai 2013, 13 h 26 min
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Les échos venus d’ailleurs

LES ECHOS VENUS D’AILLEURS

L’ESSM n’a pu rivaliser avec l’agressivité et la force de frappe de l’ALM Evreux vendredi soir (72-83). Cinquième avec Antibes et Fos-sur-Mer, les Portelois tenteront de décrocher un précieux succès face aux Antibois afin d’éviter la 8ème place synonyme de quart face à Pau-Orthez.

Evreux reste donc la bête noire de l’ESSM avec six victoires en autant de déplacements à Damrémont. Tout avait pourtant bien commencé pour les Stellistes. Malgré les rebonds offensifs de Reed (4 en première mi-temps), l’adresse extérieure de Mangin et N’Diaye a permis de faire la course en tête en premier quart. La suite a vu une belle montée en puissance défensive malgré quelques coups de sifflets intempestifs qui ont sanctionné très vite Wilson. Avec 10 points encaissés en second quart temps et 32 à la pause, l’ESSM était sur le terrain qui lui convient, là où elle voulait amener cette équipe d’Evreux.

Un 15-0 à la reprise !

Et puis plus rien. Face à des Ebroïciens remontés comme des pendules, les Stellistes ont subi un terrible 15-0 d’entrée de seconde période. « On fait un troisième quart temps calamiteux » confirme coach Fred Munch. « Ce n’est tout simplement pas possible d’avoir un trou d’air pareil face au second du championnat. La suite est anecdotique. Nous ne sommes pas satisfaits de la prestation de l’équipe et de certaines individualités. Quand on compare les évaluations des trois US des deux équipes cela va du simple au double (27 pour Gay, Wilson et Taylor contre 52 pour Reed, Hannah et Hunter). Hannah a clairement gagné son duel face à Taylor. On s’appuie beaucoup sur notre trio US mais quand deux sur trois sont absents, ce n’est pas possible. »

« Je n’ai pas d’explication rationnelle quant à ce trou d’air qui nous arrive souvent en troisième quart temps » explique l’ailier Armand Charles. « Ils sont revenus avec beaucoup d’agressivité et derrière ils ont repris confiance ce qui explique qu’ils mettent ensuite de gros shoots. Si on gomme ça, on tient le match. On doit progresser là-dessus. C’est frustrant car on a travaillé dur pour préparer ce match. »

Côté Ebroïcien, coach Valin était satisfait, Evreux étant toujours en course pour la première place même si le rapport attaque – défense, décisif en cas d’égalité, est toujours nettement favorable aux Palois. « Après une première période qui m’a rappelé nos deux dernières défaites à l’extérieur, on a retrouvé notre jeu avec une grosse intensité défensive et un meilleur partage du ballon en attaque. Après le match, j’ai répété aux joueurs que même s’il semble invraisemblable que nous terminions premiers, on se doit d’y croire jusqu’au bout. »

Source La Voix du Nord

LES ECHOS VENUS D’AILLEURS

Rémy Valin : « Il va falloir changer certaines choses. Se préoccuper un peu plus du maillot »

Source Catch & Shoot.com

Battu à Denain vendredi soir, Évreux a sans doute laisser passer sa chance tandis que l’Élan Béarnais, le leader, n’a fait qu’une bouchée de Rouen. L’ALM, laisse ainsi filer le club palois vers la montée directe en Pro A, alors qu’il ne reste que trois journées avant la fin de la saison régulière (et que Pau a un quotient favorable). Une véritable déception pour Rémy Valin, le coach d’Évreux. Qui n’a guère apprécié le comportement de ses troupes.

« Dans un match comme celui-là, qui s’annonce comme un combat plus que comme un match de basket, on se doit d’arriver le couteau entre les dents », regrette-t-il dans Paris Normandie. « On connaissait le bilan de Denain depuis le changement d’entraîneur, on savait le caractère dont ces joueurs ont fait preuve dans les moments difficiles, comme on savait qu’ils pouvaient assurer leur maintien en cas de victoire. Bref, on était prévenus. Et une nouvelle fois, on s’est fait agresser. On ne s’est pas du tout mis au niveau. On a fait preuve d’une grosse immaturité face à leur pression défensive, et devant notre panier, on n’était pas dans le coup. (…) Ce qui est dommage, c’est qu’on joue la 1ère place, et que je sois obligé de péter un plomb dans le vestiaire pour qu’ils commencent à défendre. »

L’entraîneur de l’ALM regrette surtout l’entrée en matière de ses joueurs, obligés de courir après la score.

« On est en réaction… Comme à Lille (63-75, le 29/03), on n’a pas senti une équipe unie. À domicile, on fait le taf. Mais à l’extérieur, même si encore une fois, il nous manquait Wood, on constate qu’on est moins dans le coup au niveau de la cohésion. J’avais déjà vu des choses auparavant. Mais là, ça m’interpelle de plus en plus. Des choses qui m’exaspèrent. Je vais faire le point avec certains. (…) On se doit de conforter notre 2e place. Je vois mal… (il se reprend) Pau a flanché la semaine dernière à Antibes (71-82), mais dès le match suivant, ils remettent les pendules à l’heure contre Rouen (100-62). Là, ils vont aller à Bordeaux qui est quasi-condamné. Honnêtement, sur ce que les Palois avaient montré dans le combat chez nous… (75-74, le 22 mars) Le tout alors que de notre côté, on n’est pas dedans à l’extérieur en ce moment. Il va falloir changer certaines choses. Se préoccuper un peu plus du maillot à chaque match. »

LES ECHOS VENUS D’AILLEURS

Denain se paie le leader Evreux et gagne son maintien

Sur leur lancée (4 victoires lors des 5 matchs précédents), les Denaisiens ont renversé Evreux sur leur passage ce vendredi soir, dans une salle Jean-Degros survoltée. Le maintien en Pro B est assuré !

Fabrice Courcier en rêvait, ses joueurs l’ont fait ! Joli coup double puisqu’en battant l’un des coleaders de la Pro B (avec Pau-Lacq-Orthez), ils ont assuré leur maintien, Bordeaux battu chez lui par Hyères-Toulon (64-86) étant désormais dans l’incapacité de revenir.

Fin de match irrespirable

Devant d’un bout à l’autre (25-13, 12ème ; 54-42, 30ème), Voltaire se crut trop vite à l’abri (60-46, 31ème), l’ALM Evreux Basket revint sur ses talons plus vite que l’éclair (60-54, 32ème ; 62-61, 37ème). La fin de match fut proprement irrespirable, mais Denain réussit à garder ses nerfs, et la joie de ses supporters n’en fut que plus intense.

Source la Voix du Nord

LES ECHOS VENUS D’AILLEURS

Tenir tête à Évreux, solide 2ème de Pro B et candidat à la montée directe en Pro A. Passer à deux doigts de la victoire pour finalement s’incliner dans les toutes dernières secondes de la partie… et retomber dans la zone rouge en raison de la victoire de Denain au Portel (84-63). Quoi de plus difficile à avaler pour les JSA Bordeaux ?

À la fin de la rencontre, Alexandre Palfroy et son assistant Francis Dandine sont restés assis quelques minutes sur le banc de touche, le regard dans le vide, alors que les joueurs avaient déjà regagné le vestiaire. Grosse déception. Mais les deux techniciens se sont vite relevés. Le championnat n’est pas fini. « On a fait une belle prestation malgré le résultat, déclarait après coup le coach girondin. Le match se joue sur deux actions… » Quant à la faute sifflée à Nigel Wyatte dans le « money-time » qui a valu aux deux arbitres d’être raccompagnés vers la sortie par deux adjoints de la sécurité sous la bronca du public : « no comment », répondait Alexandre Palfroy, la gorge serrée.

Wood, le poison

« Il y avait la place », pestait l’arrière bordelais Mathieu Guichard. Pendant 40 minutes, les JSA ont su élever encore un peu plus leur niveau de jeu pour répondre au défi imposé par les Normands. Si les Girondins s’étaient interrogés durant toute la semaine sur la manière de transpercer la deuxième défense du championnat, il semble qu’ils aient trouvé la réponse, comme en témoignent les 97 points inscrits (2ème record de la saison après le match aller face à Antibes, 98-89). Hier, Carter a enflammé le quatrième quart-temps (23 points au total), Guichard a attaqué le cercle comme à son habitude (17), Humphrey a fait le spectacle (15) et Wyatte a assuré (11).

C’est plutôt la défense qui a posé problème aux Bordelais. « Mais en face, il y avait un joueur (Wood, 29 points, 12 rebonds) qui fait la pluie et le beau temps, observait Alexandre Palfroy. Cette équipe d’Évreux use vraiment l’adversaire ». Et à la fin, les Normands n’ont pas tremblé pour faire la différence, sur deux lancers francs de… Wood, bien sûr. Même s’ils n’ont pas à rougir de leur match face à une aussi grosse opposition, les JSA Bordeaux étaient loin de s’en satisfaire. « Quand on perd, ce n’est jamais une belle performance, surtout en encaissant 102 points ! », appuyait Mathieu Guichard, très déçu de voir la belle série de cinq victoires en six matchs prendre fin. « Il va falloir se remettre en question, continuer à travailler… Mais il ne faut pas non plus remettre tout ce qu’on a fait en cause », tempérait le coach. Ce matin, les JSA Bordeaux ont désormais une victoire de retard sur Denain, le premier non-relégable, à sept journées de la fin. « On savait que ça allait être difficile jusqu’au bout », répétait Alexandre Palfroy. Difficile, ça le sera sûrement encore samedi prochain à Boulogne, chez l’ancien bordelais Kurt Cunningham. Mais les JSA n’ont que faire du passé : ils doivent écrire leur nouvelle histoire et veulent que celle-ci débute par un maintien. Alors…

Source Journal SUD OUEST

LES ECHOS VENUS D’AILLEURS

LE COEUR N’A PAS SUFFI

Relégués à 31 longueurs dans le troisième quart, les Carolos n’ont jamais baissé les bras. Ils ont même réussi à faire paniquer Evreux. En vain…

Menés de 31 points dans le milieu du troisième quart, les Carolomacériens ont entamé une impossible remontée qui les a rapprochés à dix longueurs de leurs hôtes (70-80) à deux minutes de la fin. Mais, ils n’ont pu aller plus loin, quittant la salle Bayard avec des regrets.

WOOD TOUJOURS (20-24)

L’entame a de quoi inquiéter. Les stars ébroïciennes sont de sortie : Wood délimite son territoire, Reed et Hannah dégainent derrière la ligne de bonus. A l’Etoile, seul Toney trouve des solutions (4-10, 3ème). Pridotkas vient au soutien de son pivot et, tout de suite, la marque s’en ressent et se resserre (9-11, 4ème). Mais, les Carolos ne peuvent tenir ni le rythme ni la comparaison. En s’appuyant sur son secteur intérieur, Wood toujours et Ho You Fat, La Madeleine creuse un nouvel écart (11-19, 6ème). C’en est trop pour les propriétaires des lieux qui accélèrent en fin de quart grâce à Calvez (à trois points) et Hudson, qui drive par deux fois puis enfin par Benkloua juste avant le buzzer (20-24).

MUETS PENDANT TROIS MINUTES (9-19)

Francis Charneux met à profit le mini-repos pour donner des idées à sa troupe. Bourdillon, derrière la ligne des 6,75 m, et Guillarme font mouche et, ô surprise, prennent les commandes (25-24, 13ème). L’euphorie ne dure pas. Les tauliers normands prennent les choses en main : Hannah depuis la ligne de bonification, Ho You Fat dans la peinture. Evreux est à nouveau aux commandes grâce à un 8-0 qui repousse les Ardennais (27-36, 17èe). Les deux attaques éprouvent le besoin de souffler et restent muettes pendant près de trois minutes. Mais, ce sont les hommes de Valin qui finissent le mieux (29-43), Hannah inscrivant son troisième bonus de la soirée (sur trois tentatives).

REACTION D’ORGUEIL (27-22)

La domination aérienne des Normands ne laisse guère d’espoirs aux Carolos (25 rebonds à 8 à mi-parcours). Heureusement, Calvez et ses coéquipiers se montrent bons gestionnaires (6 ballons perdus seulement). Mais, cela ne suffit pas face à des Ebroïciens bien décidés à s’offrir une soirée confortable. Un nouveau 8-0 oblige Charneux à demander un temps mort dès la 23ème. Mais, il y a longtemps que les carottes sont cuites. La barre des 20 pts est dépassée à la 22ème (29-49). Et cela ne s’arrange pas ! Une contre-attaque d’Hannah porte le score à 35-66 ! Une réaction d’orgueil permet aux Carolos de signer un 16-4 et de repasser sous les… 20 points d’écart (51-70).

LA DYNAMIQUE CHANGE DE CAMP (23-17)

Pistre et Bourdillon continuent de donner l’exemple. Ils ne baissent pas les bras et maintiennent leurs couleurs à distance respectable (58-72, 33ème). La dynamique a clairement changé de camp. Et quand Hudson ramène l’Etoile à 12 longueurs (60-72), Rémy Valin n’a d’autre solution que de demander un temps mort. Il en profite pour demander à ses hommes de chercher (et trouver) Wood dans la raquette. Option payante qui redonne de l’air aux Normands. Suffisamment pour terminer en roue libre et pour signer une logique victoire (74-87).

Yves DOGUÉ – Journal L’UNION

LES ECHOS VENUS D’AILLEURS

TOUJOURS EN VIE APRES LA VICTOIRE CONTRE EVREUX 

Châlons-Reims a gagné le match qu’il ne fallait pas perdre. La rage, la ténacité et la fierté ont eu raison de la bonne série ébroïcienne. Score final : 81-74.

En stoppant la série de six victoires de La Madeleine d’Evreux, et malgré une entame une nouvelle fois hésitante, Châlons-Reims s’est évité une fin de saison morose. Son succès d’hier soir, acquis à l’envie, lui permet de conserver sa troisième place, à égalité avec Antibes et Le Portel. Dommage que le point-average, un moment en vue (71-58, 36ème) ait échappé à Kévin Corre et à ses camarades !

Le fait
Ecart précoce mal venu, temps mort bienvenu… Ces banalités du basket ont été vérifiées hier soir. C’est d’abord Evreux qui s’est échappé en surfant sur une réussite périphérique presque indécente. Costentin, comme souvent face au CCRB, a réussi ses deux premiers shoots primés. Hannah en rajoutait une couche derrière la ligne des 6,75 m. Bilan : un trou de 10 points (5-15, 5ème) qui obligeait Nikola Antic à actionner ce deuxième levier qu’est le temps mort. « Il n’était pas question de tactique, de technique », commente-t-il. « C’était un temps mort psychologique visant à montrer qu’on était un groupe. Je les ai encouragés à ce moment-là. » Le deuxième match pouvait commencer. Et celui-là, le CCRB l’a largement gagné (76-59).

Le tournant
Au prix d’un gros effort au début du quatrième quart, le CCRB s’est constitué un petit pécule de 6 points (64-58). Mais, cet avantage reste bien fragile. Mullins, peu utilisé pendant les trois premiers quarts, laisse exploser toute son envie. On le voit haranguer la foule (!) mais c’est sur le parquet qu’il va déclencher un mouvement de foule. Il vole un ballon à Hannah au milieu du terrain et s’échappe vers le cercle. Le meneur normand commet l’irréparable et est sanctionné d’une faute antisportive. Evreux va le payer cher puisque sur cette séquence, les Ccrbistes inscrivent 5 points (deux lancers et un bonus de Mels pour un 69-58). Ils insistent et ajoutent deux unités à leur pécule grâce à Johnson. C’en est trop pour le dauphin de Pau.

L’homme du match
En bon capitaine, Kévin Corre a donné l’exemple. Avec 16 points, il termine meilleur marqueur de son équipe. Sa ligne statistique révèle encore qu’il a confisqué six rebonds et délivré trois passes au cours des 28 minutes passées sur le parquet. Il ne faut pas oublier non plus l’énorme contre qu’il a asséné à Ho You Fat alors que le score était de 51 à 50.
 

La stat : 30
C’est la barre (en minutes) qu’aucun Ccrbiste n’a dépassée. Neuf joueurs ont participé activement à cette importante victoire. Le moins utilisé a été Pape Beye (10’45 mais 4 points, 3 rebonds et 6 d’évaluation. Le plus sollicité a été… Kévin Joss-Rauze (29’45) qui, en plus de son activité défensive, a été entreprenant balle en main (7 pts à 100 %, 2 interceptions, 2 passes).

Paroles de coaches
Nikola ANTIC (entraîneur du CCRB) : « On a retrouvé un peu de cohésion ce soir. On a perdu moins de ballons. On a pensé à un moment au point average. On est vite redescendu sur terre avec les deux paniers à trois points d’Hannah. »
Rémy VALIN (entraîneur d’Evreux) : « Après Rouen, on s’est vu trop beau. On a joué comme des seigneurs. Ce soir, cela s’est joué à l’envie. On a été battu par des morts de faim. J’espère que l’on retiendra la leçon. »
 

Yves DOGUÉ – Journal L’UNION

LES ECHOS VENUS D’AILLEURS

L’excellent site « Catch & Shoot » a confirmé que le meneur de l’ALM Evreux Basket Clevin HANNAH avait été élu MVP de Pro B pour le mois de Janvier 2013. A lire sans modération :

C’est un véritable plébiscite qu’a connu Clevin Hannah. Brillant en janvier avec 20,3 points à 69% aux tirs, 4 rebonds et 4,7 passes pour 24,3 d’évaluation, le meneur d’Évreux a été élu MVP du mois avec une majorité absolue de 54% des voix (685 votes). Le détenteur de la meilleure performance mensuelle (avec son fameux 41 d’évaluation contre Boulogne-sur-Mer) devance Wilbert Brown (297 votes) et Moses Sonko (293 votes), tous deux au coude à coude avec chacun 23% des voix.

Clevin Hannah nous a confié ses impressions sur ce trophée honorifique :

« Eh bien, je souhaiterais premièrement remercier tous ceux qui m’ont élu meilleur joueur du mois. Je suis très honoré d’être ainsi reconnu, je vois que mon gros travail paye. J’espère que mes électeurs continueront à me suivre toute la saison et je vais essayer de faire de mon mieux pour vous donner le meilleur basket que je peux. Encore merci à ceux qui m’ont élu ! »

LES ECHOS VENUS D’AILLEURS

SQBB et la psychose de la prolongation

Poussés par Evreux à leur quatrième prolongation de la semaine, les Saint-Quentinois ont encore été incapables d’enlever la mise (84-87). Inquiétant ?

Après deux défaites en prolongation, il s’agissait pour les Saint-Quentinois de retrouver le goût de la finition… Raté ! Alors qu’Olivier Romain avait orchestré la révolte axonaise dans le quatrième quart-temps et donné l’élan nécessaire, Jimmal Ball est revenu pour échouer dans une décevante gestion de fin de match. Les rôles ont-ils besoin d’être redistribués ?

Fluidité

La partie s’élance avec une fluidité étonnante. Lesieu contre Wood sur la première possession et marque sur la seconde, le SQBB débute mieux. Saaka, Ball et Williams se relayent à 3 points pour punir les largesses défensives ébroïciennes (13-8, 6ème).

Mais Wood (8 points en 10′) revient au combat, arrachant quelques rebonds offensifs quand il n’est pas servi sur un plateau par Hannah. La première faute du match, après 7’30 de jeu, est l’œuvre du meneur de l’ALM. Une claquette de Simmons permet aux Picards de garder la main à la fin du premier quart (19-15, 10ème).

Evreux bétonne

Evreux resserre les lignes mais oublie juste le « facteur X » du moment, Lavar Simmons, qui écrase le cercle (23-19, 12ème). Les Picards piétinent toutefois en attaque et Lamine Sambe offre aux Ebroïciens leur tout premier avantage du match (23-24, 14ème).

La rencontre s’équilibre. L’ALM sort les Saint-Quentinois de leurs automatismes et amène ses athlètes au plus près du cercle pour mener la course d’une courte tête. Il faut que le SQBB obtienne ses premiers lancers-francs du match (à 1’24 de la pause) et que Williams place son « move » d’école pour que les deux équipes aillent se reposer au coude à coude (34-34).

La bave aux lèvres

Les Haut-Normands sortent du vestiaire avec la bave aux lèvres et imposent un rythme qui convient parfaitement à leurs qualités athlétiques (40-47, 24ème). C’est compliqué pour les Picards, malmenés par la testostérone adverse (43-54, 26ème).

Sébastien Lambert commande une défense de zone pour casser ce match qui a pris des allures très offensives mais parvient tout juste à rester dans la partie à l’entame du money-time (58-63, 30ème).

Saaka déchaîné

Dans les mêmes circonstances, Saint-Quentin avait alors retourné le match à l’aller mais les hommes de Valin s’en souviennent douloureusement. La bagarre fait rage quand Evreux bute sur les 24″ après trois tentatives consécutives. Saint-Quentin a fermé l’accès à son cercle (63-68, 33ème).

Dans l’euphorie de ses succès défensifs, le SQBB va chercher quelques exploits offensifs qui lui permettent de reprendre les commandes. Saaka est déchaîné et ses petits échecs sont nettoyés par l’omniprésence de Simmons au rebond offensif (72-68, 36ème). Poussé encore et encore au-delà des 24″ de possession, Evreux déchausse un moment mais revient arracher une prolongation (74-74). La quatrième de la semaine pour le SQBB !

Wood plie l’affaire

Tandis que l’épaule de Howell a de nouveau explosé dans une lutte au rebond (aïe), Lambert renvoie Romain aux affaires, mais Evreux prend l’« extra-time » par le bon bout (74-81). Il semble que la psychose de la prolongation se soit installée dans le clan saint-quentinois, soudain sorti de son magnifique 4e quart-temps. Lesieu déchire mais pas Wood. La meilleure évaluation de la saison le balade dans les grandes largeurs pour asseoir la vengeance normande (84-87).

Eric Jonneau – Le Courrier Picard

LES ECHOS VENUS D’AILLEURS

Jérémiah WOOD victime d’une élongation

Ce week-end, Evreux s’est incliné à Bourg sans son meilleur joueur : Jeremiah Wood. L’Américain, auteur d’un début de saison tonitruant (17,8 points, 10,1 rebonds et 4,3 passes de moyenne), a dû assister à la défaite de son équipe, impuissant, depuis le banc de touche. Le pivot était pourtant du voyage en Bresse. Il a même pris part à l’échauffement. Las, victime d’une élongation en début de semaine, Wood a été contraint de déclarer forfait annonce Paris Normandie.

Bourg renverse Evreux

Si Évreux bénéficiait d’une occasion en or de conforter sa place de leader lors de cette 14ème journée de Pro B, les joueurs de l’ALM pourront s’en mordre les doigts tant ils ont tenu cette victoire à Bourg. Au final, c’est la JL qui empoche le gros lot à la suite d’un dernier quart-temps exceptionnel.

Pourtant, ce sont bien les Normands qui prennent un meilleur départ : pendant que Clevin Hannah enchaîne les tirs primés, Steeve Ho You Fat et Gary Florimont dominent dans la raquette pour placer l’ALM sur une voie royale (14-30, 9ème minute). Mais, comme souvent à domicile, la JL n’abdique pas et sonne la révolte, dans le sillage du duo L.D. Williams - Alexis Tanghe. L’ancien pivot de Roanne score 11 points en première mi-temps pour ramener les siens sur les talons du leader à la pause (41-44, mi-temps).

Une belle dynamique que casse Évreux au retour des vestiaires : plus concentrés en défense et moins dispendieux en attaque, les Ebroïciens reprennent leurs aises et enfoncent le clou au buzzer du troisième quart-temps sur un énième tir primé de Clevin Hannah (55-64, 30ème minute). Le match semble plié tant les hommes de Rémy Valin semblent maîtriser leur sujet. A un peu plus de six minutes de la fin, il ne reste plus grand monde pour croire à une victoire burgienne (58-71, 34ème minute). Pourtant, l’impensable se produit : Moses Sonko sort de sa torpeur et enquille les paniers alors que les Normands connaissent un énorme passage à vide. Dans une ambiance exceptionnelle, Bourg passe un 17-0 à l’ALM afin de reprendre les rênes de la rencontre (75-71, 38ème minute), pour ne plus les lâcher. Au terme d’un 30-9 invraisemblable, Moses Sonko conclut la rencontre sur la ligne des lancers-francs (88-80, score final). Auteur de 15 points dans le dernier quart-temps, le Gambien a peut-être bien lancé sa saison. Et toute celle de la JL dans son sillage… Quant à Évreux, cette défaite de l’ALM assure donc au vainqueur du choc Pau – Antibes de prendre seul la tête de la Pro B.

Outre Moses Sonko qui termine avec 20 points, 4 rebonds et 3 passes, L.D. Williams a été extrêmement performant avec 13 points, 8 rebonds et 2 passes, de même que Jérome Sanchez qui pointe à 18 d’évaluation et à +29 pour la JL lorsqu’il était sur le parquet. Seul point noir pour les Burgiens : la blessure de David Monds en toute fin de match. En face, Clevin Hannah a été le meilleur joueur d’Évreux (22 points, 6 passes) tandis que Gary Florimont a su hausser son niveau (20 points) pour palier la blessure de Jeremiah Wood. Une absence qui aura lourdement pesé…

LES ECHOS VENUS D’AILLEURS

L’Elan prend le pouvoir

Les Palois ont remporté le duel des premiers. Mais ils ont bien failli tout perdre dans une fin de match un peu folle. Un lancer de David Denave, à 2 secondes de la fin, a fait leur bonheur .

Il n’y a plus ce matin qu’un seul leader en Pro B, et c’est Pau. Mais cela n’a tenu qu’à un fil, un lancer ici, un rebond là… ou peut-être un coup de sifflet, le dernier de M. Laplace dont pouvaient légitimement se plaindre les Ébroïciens.

Car les Normands ont joué les yeux dans les yeux tout le match avec les Béarnais. Ce fut un vrai choc pour Pau, pas habitué à recevoir autant de pression en attaque. Et pourtant, les deux premières séquences défensives furent Paloises : un contre de Jackson sur le premier shoot de Wood et une interception derrière. Mais la défense, c’est le truc d’Evreux, l’ADN de l’équipe de Rémy Valin. Et Pau allait en faire l’expérience en étant harcelé très haut, repoussé loin du panier pendant trois minutes durant lesquelles il ne marquait pas. Installés en tête par un panier primé de Hannah, puis cinq points consécutifs de Reed (4-10, 6ème), les Ébroïciens imposaient leur rythme (8-16).

Mais Pau trouvait la clé à l’entame du deuxième quart-temps. Moins de dribbles, de bonnes fixations pour compresser la défense jaune et ressortir le ballon vers les shooteurs : Driss deux fois derrière les 6,75m puis Boddicker rapprochaient l’Elan (22-23, 14ème). Un vrai coup de fouet pour les Palois qui gagnaient à leur tour des ballons en défense, passaient devant après un contre mené par Mendy (27-25) et bouclaient un 10-0 après un coup de malice de Driss qui volait une remise en jeu sous le cercle d’Evreux pour un nouveau triple de Mendy (32-25, 17ème). Reed relançait les Normands mais la troisième faute de Wood mettait Valin en colère, d’autant que son autre pivot, Florimont, venait de rejoindre le banc pour la même raison (39-34 au repos).

Rémi Lesca, quel cran !

Fragilisé, Evreux reprenait cependant la tête dès la reprise, Ho You Fat se jouant de Boddicker en passant sous son épaule par des tirs en roulette. Old shool peut-être, mais efficace (41-42 puis 48-49). Wood revenu puis aussitôt sanctionné de sa 4ème faute, c’était au tour de Florimont de prendre le relais (50-54). A Pau aussi les hommes du banc apportaient des solutions, un soufflé d’air frais : Rémi Lesca enrhumait deux fois Hannah et Pau virait en tête au bout du troisième quart-temps (58-57). Et le Landais de l’Elan en remettait une couche, avec un gros shoot à trois points (63-58). Le détonateur d’une série un peu folle, Mendy pressé par le buzzer, puis Morency imitant leur meneur qui était encore à la finition pour créer le break le plus conséquent du match (72-62, 35ème). Evreux ne cédait pas et Reed réduisait l’écart de moitié avec encore 1’50 à jouer (75-70). Pau gâchait deux lancers et Costentin, avec un panier à trois points les lui faisait presque regretter (76-73, 39ème). Presque, car après un contre de Jackson sur Reed, le capitaine palois arrachait un ballon chaud et réussissait ses deux lancers (78-73). Reed, lui, craquait avec un 1 sur 2. Mais en allant chercher son propre lancer il se faisait largement pardonner (78-76 à 40s de la fin).

Pau se tirait alors une balle dans le pied en cafouillant une remise en jeu. L’égalisation d’Hannah climatisait le Palais des sports (78-78). Et le public poussait des cris d’effroi en voyant Mendy manquer son shoot. Mais le rebond était gagné et Denave allait au bout de la possession pour provoquer une faute de Costentin, généreusement sifflée par M. Laplace. Le premier lancer de Denave suffisait au bonheur des Palois.

Source Journal Sud Ouest