EN TETE DE RAQUETTE AVEC CHARLES HENRI BRONCHARD
Interview « cash » de Charles-Henri BRONCHARD après le 1er quart de finale des Playoffs contre LE PORTEL du mardi 14 Mai 2013
MHD : Bonsoir Charles-Henri BRONCHARD. J’en rêvais depuis trois ans … les Playoffs l’ont fait !!! Alors, vous gagnez ce soir mais quand même … pas trop déçu de ne pas avoir pu affronter Jeremiah WOOD en Playoffs ?
Charles-Henri : Oh non ! L’ours brun, il est bien sur le banc là !!! C’est vrai que c’est un grand joueur et qu’il manque à EVREUX. Ils ont pris un Babar avec Brandon HUNTER …
MHD : Justement, comment analyses-tu son match ce soir ?
Charles-Henri : C’est pas à moi de juger ça franchement. J’ai une vision un peu globale du match pour l’instant. À chaud comme ça, je ne peux pas décrire qui a rempli son rôle à EVREUX. Je ne connais pas assez l’équipe.
MHD : Tu aurais eu plus de mal contre Jeremiah !
Charles-Henri : Qui sait … Qui sait …
MHD : J’imagine bien volontiers que vous êtes contents d’avoir gagné. Mais, entre vous et nous, c’est la routine : vous gagnez contre nous les Playoffs tandis que nous gagnons toujours au Portel lors de la saison régulière !
Charles-Henri : Ouais. C’est des séries tout ça. C’est bien pour le Journal du Dimanche ! Les séries, ça s’arrête un jour ou l’autre de toute façon. Il n’y a pas de choses qui sont écrites. On verra ce qui va se passer lors du prochain match à CALAIS (match retour ce jeudi 16 mai). On est concentré. On a fait le plus facile parce que, maintenant, on reçoit. Et recevoir, ce n’est pas facile parfois. EVREUX, on l’a vu ce soir, avait un peu la pression. On l’a bien senti.
MHD : Ils avaient beaucoup de pression, ils étaient très crispés et c’est ce qui fait que vous avez pu en profiter très rapidement et que vous avez pu garder pratiquement tout le temps l’avantage. Les fois où ils sont revenus à égalité ou presque, ça n’a pas compté en fait.
Charles-Henri : Exact. Exact. On a eu la mainmise sur le match très vite. On l’a vu, on était déterminé ce soir. On a travaillé dur. On pensait que ça allait être dur. Un match âpre. C’était pas du très beau basket mais c’était intensif.
MHD : Non. Ce n’était pas du très très beau basket mais, en offensif, vous êtes largement meilleurs que nous (rien que les rebonds offensifs : 15 LE PORTEL / 9 EVREUX).
Charles-Henri : C’est vrai que ce soir, on a mis des shoots importants, on s’est appuyé sur nos points forts, on a bien lutté aux rebonds. Maintenant, on se prépare pour le prochain match, mais ça arrive très vite.
MHD : C’est jeudi. Alors, tu as mal quelque part ?
Charles-Henri : Non. Non. Pas de souci.
MHD : Et tu t’étais dopé ou pas ? Hahaha !!! (Référence au contrôle « pipi » d’après-match …)
Charles-Henri : Non. Non. J’attends justement les résultats du contrôle anti-dopage avec un grand plaisir !
MHD : Pas de difficulté à faire au moins ?!!!
Charles-Henri : Bah si justement ! Ça fait une heure et quart que j’ai des gros soucis psycho-physiques !!!
MHD : Hihihi ! Après avoir transpiré comme ça, c’est un petit peu compliqué !
Charles-Henri : On sue comme un bœuf pendant le match et c’est vrai qu’il faut boire encore plus pour aller aux toilettes. Mais bon …
MHD : Mais bon, on a vu que cette équipe d’Evreux, même sans Jeremiah WOOD, pouvait rester très compétitrice.
Charles-Henri : Elle a montré qu’elle a tenu son rang sans Jeremiah WOOD. Ils avaient un collectif déjà bien huilé et ils ont un très gros joueur avec HANNAH à la mène.
MHD : Ce soir encore, il a une grosse éval. C’est le seul à avoir vraiment joué.
Charles-Henri : Tu sais les Stats …
MHD : Oui. Je sais !
Charles-Henri : Ça fait parler certains mais il faut voir l’emprise du match. Il a fait jouer son équipe, etc. On verra au prochain match mais c’est vrai qu’il y a d’autres joueurs qui sont très forts dans l’équipe et qui sont capables de prendre le relais. Ils l’ont déjà fait en championnat. Donc, on s’attend à un grand match à Calais.
MHD : Psychologiquement, qu’est-ce qui a vous a permis de gagner ce soir ? C’est le fait que vous ayez eu l’emprise sur les joueurs ébroïciens dès le début du match parce que vous avez senti qu’ils étaient fébriles ?
Charles-Henri : On s’attendait à un match dur. On est déterminé. Psychologiquement, on était là. On a vu qu’on avait du répondant physique. Et après, dans le jeu, il n’y a pas que le mental. Le mental est une partie intégrante du sport mais physiquement, on était prêt. Après, on n’a pas craqué mentalement. Le moment clé du match pour moi est le 3ème quart temps où on ne craque pas malgré l’orage HANNAH où il enfile les paniers. On reste au taquet et là, je pense vraiment qu’ils ont mis toutes leurs forces au 3ème quart temps. Et après, on a géré.
MHD : Et au 4ème quart temps, quand Drake Reed ne rattrape pas une passe à 2 mn 20 environ de la fin du match. C’est aussi un tournant.
Charles-Henri : Ouais. Ouais. Ils ont fait quelques petites erreurs un peu bêtes.
MHD : Ça, c’était une grosse erreur. À deux minutes de la fin (et 58 partout …), c’était un peu ballot. Et ça les a déconcentrés. Vous l’avez bien ressenti ?
Charles-Henri : Oui. Ça arrive. Et nous, après, on a fait aussi une mauvaise passe. C’est tellement d’intensité, que parfois, la lucidité n’est plus là. Il est bien votre interview mais il est long !!! (Quand je vous disais qu’il s’agissait d’une interview cash !!!)
MHD : Toujours ! Parce que j’ai de l’espace sur le site internet ! Et je me distingue des journalistes qui sont limités par la place dans les journaux !!! Les joueurs d’Evreux sont habitués maintenant !!! Mais qu’est-ce qui a pu faire la différence ce soir dans ce match pour en revenir à nos histoires ? (Je sais … j’insiste …)
Charles-Henri : On était un bloc défensif et chacun a apporté sa pierre à l’édifice. Les joueurs de banc ont apporté une intensité quand on était un peu fatigué.
MHD : Et quand il y avait aussi des fautes.
Charles-Henri : Oui. Parce qu’on n’a pas été aidé par les arbitres. J’ai eu vite 3 fautes en 2ème mi-temps. Quand je prends la 3ème, je n’ai rien fait. Mais c’est comme ça. On a su jouer avec, sans se prendre la tête, sans s’énerver. On savait qu’il y a des choix quelquefois … on n’a pas tous les paramètres pour voir les fautes sifflées. Mais on a su s’adapter. Avec notre socle défensif, après, ça nous a permis de rester dans le match.
MHD : Est-ce que vous avez commencé le match plus relâchés qu’Evreux ?
Charles-Henri : Non. Franchement, je ne pense pas. Les 2 équipes sont tendues. Ce sont les Playoffs. Il y a un gros enjeu à la fin, un gros bonus avec l’accession en Pro A. Après, ce sont des petits détails mais il y a eu de la fébrilité dans les deux camps. C’est normal. C’est un premier match.
MHD : Mais c’est vous qui l’emportez parce que vous avez mieux su gérer le stress.
Charles-Henri : On va dire ça. Oui. Ça nous a souri. Mais bon, comme je l’ai dit : le plus dur reste à faire.
MHD : C’est clair. Ils ne vont pas se laisser faire comme ça.
Charles-Henri : Et nous non plus. Et on espère faire le nécessaire.
MHD : Tu jouais l’année dernière à Rouen. Est-ce qu’on se sent mieux à Rouen ou au Portel ?
Charles-Henri : Oh là là … que je suis bien mieux au Portel !!!
MHD : C’est vrai !
Charles-Henri : Moi, je suis un gars d’en bas. Je ne suis pas la fausse bourgeoisie de Rouen !!!
MHD : Hihihihi !!!
Charles-Henri : Trêve de plaisanterie. Je suis bien mieux humainement au Portel. Les gens sont vrais, chaleureux, tout niveau social confondu. C’est facile de cracher sur les Ch’tis. On se moque souvent d’eux mais …
MHD : … Mais on les a réhabilités avec un film !
Charles-Henri : Ce sont de bonnes personnes. Vraiment. Ils ont un gros cœur.
MHD : Et l’ambiance est toujours géniale.
Charles-Henri : Oui. Humainement, je me suis régalé cette saison. J’espère que ce n’est pas fini.
MHD : Alors tu rempiles ?
Charles-Henri : J’ai déjà resigné moi. Je suis capitaine de l’équipe et j’ai resigné très tôt dans la saison. Je suis encore pour un an au Portel.
MHD : Avec un grand plaisir donc !
Charles-Henri : Oui. Bien sûr. C’est un vrai plaisir d’être un viking portelois !
MHD : Je suis jeudi à Calais. Alors à jeudi ! Et merci beaucoup.
Charles-Henri : Merci. À jeudi.
MHD
EN TETE DE RAQUETTE AVEC LAHAOU KONATE
Interview de Lahaou KONATE après le match contre NANTES du mardi 30 avril 2013
MHD : Dis donc, t’es vachement beau habillé comme ça. Tu es chic.
Lahaou : Merci. C’est gentil.
MHD : Non. C’est pas que c’est gentil. C’est vrai.
Lahaou : Bah … D’habitude je ne suis pas chic ?!
MHD : Bah … Là, c’est particulièrement joli parce que tu es tout en gris avec l’écharpe assortie. D’habitude, c’est sympa et décontracté mais là, c’est chic.
Lahaou : Ok. Merci.
MHD : Bon eh bien, je suis contente car j’interviewe un joueur de basket chic qui, en plus, est choc ! Alors ce soir, avec Lamine, quand vous commencez à faire les mobylettes, c’est extraordinaire.
Lahaou : C’est sûr, ça fait du bien et c’est un peu notre jeu d’être vif sur le terrain et de ramener du punch.
MHD : Parce que tu as des jambes de feu toi aussi. Pour Lamine, ça se remarque plus vite que pour toi qui te cherches un peu dans des systèmes et des « machins », comme le poste de meneur est toujours un peu compliqué à assumer.
Lahaou : Oui. C’est vrai que le poste de meneur en Pro est plus compliqué pour moi. Après, j’arrive à m’en sortir. Je pense que j’ai assez progressé cette année comme je n’ai bossé que sur ce poste-là et je pense aussi que ça va m’aider dans le futur.
MHD : Je le crois aussi. C’est bien d’être polyvalent. On ne sait pas de quoi l’avenir est fait et, en même temps, être bon juste à un seul poste, c’est trop court. En plus, si tu ne changes pas d’angle de vue dans un match, si tu n’as qu’une seule vision du match, c’est pas possible !
Lahaou : C’est vrai. C’est vrai. Être polyvalent, c’est un plus pour un basketteur. C’est un bon bagage.
MHD : C’est clair. Il faut savoir faire le maximum de choses possibles sur un terrain.
Lahaou : Ça va m’aider dans le futur à pouvoir naviguer entre plusieurs postes. Moi, ça me va très très bien.
MHD : Et ça va t’aider à avoir une vision globale du jeu.
Lahaou : Oui. C’est ça.
MHD : Je ne savais pas que tu pouvais courir aussi vite. Toi tu le savais ?
Lahaou : Oui. Je savais que j’étais un des plus rapides de l’équipe depuis la préparation physique où on a fait le test de course. J’ai fini premier.
MHD : Tu as terminé devant Lamine ???!!! À mon avis, lui, il démarre mieux et toi, tu as plus de finish.
Lahaou : J’ai plus d’endurance je pense. Vous avez l’œil ! Œil de lynx !!!
MHD : Ding Ding ! Et puis, j’ai un ressenti aussi et j’ai trouvé ça intéressant de vous voir aller au bout de vos limites lors de ce match sous les encouragements du coach. C’est en connaissant ses limites et en sachant jusqu’où on peut aller, qu’on progresse à mort.
Lahaou : C’est exactement ça. C’est bien de tutoyer ses limites et de voir le coach qui nous pousse comme ça, même pour le dernier match de la saison régulière. C’est d’autant plus plaisant que ça donne encore plus envie de mouiller le maillot et de vouloir décrocher la première place qu’on aurait pu atteindre si, ce soir, PAU avait perdu contre HYÈRES-TOULON.
MHD : Ils étaient très motivés parce que je me souviens très bien, lorsque je l’ai interviewé, des propos de Mory CORRÉA : « On est premier et on va le rester ». Je me suis dit que s’il me foutait un coup de poing, je resterais KO 2 jours !!!
Lahaou : Oui. C’est sûr. Ils sont super motivés. Ils ont une très bonne équipe. Ils ont aussi le premier budget de Pro B. Ils ont fini premiers. Félicitations à eux.
MHD : Mais l’argent ne fait pas tout. Il faut le talent !!! Et vous l’avez !!!
Lahaou : C’est vrai que ça ne fait pas tout puisqu’on les a chatouillés pendant plusieurs mois et qu’on a même failli passer devant eux.
MHD : Pire que chatouiller : gratouiller !!!
Lahaou : On les a gratouillés jusqu’aux os et on a failli décrocher la première place. On a fait quelques faux pas qu’on ne regrette pas aujourd’hui parce que c’est le destin. C’est comme ça. Voilà. On finit deuxième et on est super content. On est fier de nous et fier de représenter le club.
MHD : Oui. C’est bien. Et les deux derniers matches (LE PORTEL et NANTES) où le coach vous a poussés dans vos derniers retranchements, c’est quand même très intéressant pour la confiance. Maintenant, vous savez que vous pouvez.
Lahaou : C’est sûr. C’est super intéressant et super bon pour nous dans la confiance. Pouvoir s’élargir sur le collectif et se reposer sur plusieurs joueurs, ça fait plaisir.
MHD : Oui. Tout le monde avait très peur sans Wood. Après Wood, on a eu un autre « grand corps malade » avec Gary. Ça faisait deux « grands corps malades » et c’est du pivot qui disparaît … Et malgré tout, vous compensez très bien.
Lahaou : Oui. Et du grand pivot en plus parce qu’il faut le dire, Wood a fait une grosse saison et il mérite d’être MVP. Derrière ça, je pense que Gary fait un taf dans l’ombre incroyable et je pense que c’est notamment grâce à lui que Wood a pu aussi progresser parce qu’à l’entraînement, il se donnait et défendait. Gary a ainsi pu prouver lors des matches qu’il avait sa place en tant que gros pivot dans la division.
MHD : Et toi, tu as encore plein de choses à prouver mais tu es en train de le faire. Donc, tu achèves le travail en playoffs.
Lahaou : Oui. Voilà. On va tout faire pour …
MHD : … Non. Non. Non. Pas tout faire pour … Là, je t’intime un ordre : tu vas faire en playoffs ! C’est un ordre ! Non ! Ce n’est même pas un ordre ! C’est une évidence !!!
Lahaou : Franchement, je suis plutôt du genre à avoir les pieds sur terre et je vais faire mon maximum pour amener cette équipe en finale.
MHD : Moi aussi, j’ai les pieds sur terre !
Lahaou : C’est juste que me donner un ordre sur ça … Je ne peux pas prédire l’avenir !!!
MHD : C’était juste une façon de parler !!! Avec Guillaume, j’ai évoqué le fait que vous n’arrivez pas à vous mettre dans le bain tout de suite lors d’un match. Et je pense que c’est parce que l’équipe ou quelques membres de l’équipe sont crispés. Et alors, ça grippe !
Lahaou : C’est sûr.
MHD : Soyez décontractés dans votre smoking de second et vous serez encore plus beaux et plus performants !
Lahaou : C’est effectivement mieux d’aborder le match avec confiance et tranquillité et de se dire qu’il faut se donner à fond plutôt que d’être crispé. C’est mieux pour nous et pour tout le monde.
MHD : Crispé, c’est foiré ! Ça signifie qu’il n’y a pas d’huile qui passe dans votre mécanique de groupe ! Et ça coince ! Mais là, pause !
Lahaou : Oui. Je pars pendant les 5 jours de repos me ressourcer tranquillement en famille avant de revenir à bloc pour les playoffs.
MHD : Je vais me régaler. Ça va être génial ! Merci pour cette interview. À bientôt.
Lahaou : À bientôt.
MHD
EN TETE DE RAQUETTE AVEC GUILLAUME COSTENTIN
Interview « fin de saison régulière » de capitaine Guillaume après le match contre NANTES du mardi 30 Avril 2013
MHD : Bonsoir Guillaume. J’avais beaucoup aimé le match ROUEN-EVREUX à la Kindarena en début de saison. Je l’avais trouvé fantastique. Mais honnêtement, ce soir, cette 33ème minute du quatrième quart temps où vous vous enflammez pendant deux minutes, où le monde vous appartient, j’ai adoré.
Guillaume : Ouais …
MHD : … Là, vous avez repoussé vos limites.
Guillaume : De toutes façons, même si on a les playoffs derrière, on savait que ce soir, il fallait tout donner. Déjà, on a une petite coupure derrière ce match et on savait donc qu’on aurait le temps de récupérer. Ensuite, si on voulait se donner la possibilité, si on voulait attraper la toute petite chance de finir premier – en espérant évidemment que PAU perde – il fallait tout donner pour essayer de marquer le plus de points possible et en encaisser le moins possible. Après, peut-être que ce petit coup de folie est venu un petit peu tôt parce que derrière …
MHD : … Il y a le petit coup de barre.
Guillaume : Oui. Derrière, il y a le contrecoup. Moi le premier, j’ai un petit coup de barre et je manque de lucidité sur deux – trois trucs. Derrière, eux, ils marquent une contre-attaque. Ça met un peu le frein. En l’occurrence, on savait que PAU reprenait les choses en main à TOULON. Il y a donc moindre mal. Mais bon, c’est quand même une belle fête.
MHD : C’est génial. Et surtout, je pense qu’on devient encore plus performant après avoir atteint ses limites parce qu’alors, on sait réellement de quoi on est capable. Là, vous avez tellement été au bout du bout que maintenant, vous savez tout sur vous.
Guillaume : Là, de toute façon, je le répète, Rémy a construit un puzzle depuis deux ans et chaque joueur est une pièce de ce puzzle. Et si on veut que le puzzle soit réussi, il faut que chacun soit utilisé et mis à la bonne place. Je trouve que la métaphore est vraiment cohérente et significative puisqu’on l’a vu, surtout ces derniers temps, on n’a pas fait un match complet, on a toujours joué par réaction. La première mi-temps, dernièrement, n’est jamais très bonne et on réagit vraiment en deuxième. Mais du coup, quand on réagit, chacun fait ce qu’il a à faire et c’est là qu’on est le meilleur.
MHD : Vous avez quand même des premières mi-temps qui sont moins mauvaises qu’avant. Quand vous avez deux ou trois points à remonter, ou encore, quand vous menez de quelques trois ou quatre points (le 5 avril, contre BOURG-EN-BRESSE, ça donne même un petit + 22 !!!), c’est évidemment plus facile d’entamer le troisième quart temps que lorsque vous êtes menés de quinze points ou plus. On en avait déjà parlé d’ailleurs.
Guillaume : Oui. Bien sûr.
MHD : Et je trouve que c’était mieux ce soir … C’est pas encore … Mais vous êtes devenus un jeune diesel !!!
Guillaume : Héhéhé. Un jeune diesel … Oui peut-être !!! Après, il va falloir rectifier ça pour les playoffs parce que ça va vraiment être autre chose.
MHD : Ça va pas être possible en effet parce que vous allez affronter des équipes qui attaquent bille en tête. Et elles ne vous laisseront pas remonter.
Guillaume : À commencer par LE PORTEL qui, chez elle, nous a fait une première mi-temps … Ce match où on n’a pas joué notre jeu en première mi-temps … (LE PORTEL mène de 8 points à la mi-temps (40-32) lors de ce match retour du vendredi 26 Avril gagné finalement par l’ALM EVREUX 83 à 72)
MHD : Oui je sais. J’étais là !!! Mais là où vous avez progressé, c’est que votre déficit de points à la mi-temps est moins élevé.
Guillaume : On ne s’affole pas. Maintenant, comme Rémy s’amuse un peu quelquefois à le dire et j’aime bien son expression : « Plutôt que de réagir en deuxième mi-temps, il serait bien, de par notre position, d’agir dès le début ».
MHD : Bah oui !!!
Guillaume : Après, c’est toujours plus facile en théorie.
MHD : Bah oui !!!!!
Guillaume : Mais si on veut se donner la possibilité d’aller au bout de ces playoffs, il faudra bien les préparer pour être prêt.
MHD : Et c’est toujours ma question. Pourquoi ça ne marche pas au début ? Et celle-là, on n’arrive pas à la résoudre.
Guillaume : C’est un sport fait d’incertitude.
MHD : Oui. Mais tu as quand même des équipes, qui, dès le départ, assomment et qui restent en tête ou, du moins, qui maintiennent un score plus serré durant le match.
Guillaume : Mais il ne faut pas oublier que là – on va dire sur le dernier mois – on rencontre des équipes qui n’ont quasiment plus rien à jouer et qui évoluent donc libérées. En plus, elles affrontent le deuxième et qu’est-ce qui peut leur arriver de pire ? Autant qu’elles soient libérées. Et c’est peut-être ça qui fait que …
MHD : C’est ce que je disais à Steeve lors d’une précédente interview : je trouve que votre jeu « grince » quand vous n’êtes pas relâchés. Et je pense que c’est ça le problème. Comme il y a enjeu, vous êtes un peu en train de « grincer » … Et quand le jeu « grince », malgré toutes les capacités physiques et mentales de cette équipe, ça « grince » au score !!! Une fois que vous avez remis un petit peu d’huile, en deuxième mi-temps, ça fonctionne à nouveau !!! Je pense que c’est par jets d’huile que ça arrive pendant la mi-temps, ça pourrait même être très bouillant comme au Moyen-Âge d’ailleurs …
Guillaume : Tant mieux alors si ça marche comme ça !!!
MHD : Certes. Mais tu le disais toi-même il y a un instant : en playoffs ce ne sera pas forcément pareil.
Guillaume : Ce sera différent. Mais peut-être que ce sera comme ça et que ça nous réussira. Après …
MHD : Mais je te dis ce que j’ai dit à Steeve : on peut jouer à la fois concentré et relâché. Tant que vous n’êtes pas relâchés, le jeu coince et vous ne menez pas. Quand vous commencez à vous concentrer en vous disant : putain, si on n’y va pas à fond, on n’y arrivera pas, ça fonctionne parce que vous vous lâchez … Je crois que c’est ça l’explication. Est-ce qu’on l’aurait enfin trouvée ?!!!!
Guillaume : Peut-être !!!
MHD : Enfin, en tous cas, bravo à toi et à toute l’équipe pour cette saison merveilleuse. Il y a, bien évidemment, des matches qu’on gagne au ras … mais on les gagne !!!
Guillaume : … On en a besoin de ces petits matches pour faire quelque chose.
MHD : Et on a vu votre progression absolument invraisemblable au cours de cette année. Vous avez des sosies ?
Guillaume : Non !!! Ça s’appelle le travail !!!
MHD : Bravo capitaine. On se retrouve aux playoffs. Merci beaucoup.
Guillaume : Merci. À bientôt.
MHD
EN TETE DE RAQUETTE AVEC BRANDON HUNTER
Interview expresse de Brandon HUNTER après le match contre LE PORTEL du vendredi 26 Avril 2013
MHD : Merci Brandon pour cette interview. Les premières 20 minutes ont été un peu compliquées pour vous tous.
Brandon : Oui. Ils étaient plus agressifs que nous. Mais nous sommes arrivés à poser notre jeu. Et même si ça été difficile, on était en bonne voie de l’emporter et finalement, ça l’a fait.
MHD : Est-ce que tu commences à te sentir plus à l’aise dans cette équipe ? En tout cas, en seconde mi-temps, tu as été plus performant.
Brandon : Ça prend du temps. Je découvre mes co-équipiers, leur façon de jouer, je fais connaissance avec le coach mais aussi avec les autres équipes. Arriver à jouer mon jeu dans ces conditions et avec tous ces gars va prendre un peu de temps. La chose la plus importante est de jouer en défense. Et en attaque, cela suivra.
MHD : En effet, j’imagine que tu as certainement des automatismes de jeu que tu dois casser pour arriver à t’intégrer dans les systèmes de cette équipe.
Brandon : Oui. Comme tu le dis, il y a de nouvelles choses à apprendre. Pour cela, il faut que je reste concentré.
MHD : Es-tu heureux de jouer dans cette équipe ?
Brandon : Oui. On a gagné ce soir. Tout le monde est axé sur le fait de gagner, le coach en veut. Ce comportement est très porteur. J’ai juste besoin d’apprendre pour prendre du plaisir à jouer !
MHD : Et tu as vu les supporters ici. C’est spécial.
Brandon : C’est super. Ils nous accompagnent pendant tout le match.
MHD : Je n’avais pas saisi à quel point c’est important pour les joueurs d’être encouragés par les supporters. Et ils le font en s’adressant nommément aux joueurs. Allez Brandon !!!
Brandon : Oui. Quelquefois, tu es fatigué. Physiquement, moralement, tu es fatigué et c’est précieux d’avoir quelqu’un qui te soutient.
MHD : Merci beaucoup.
Brandon : Merci.
MHD
EN TETE DE RAQUETTE AVEC DRAKE REED
Interview de Drake REED après le match contre SAINT-VALLIER du vendredi 19 Avril 2013
MHD : Bonsoir Drake. Un des matches qui vont compter dans ta carrière ?
Drake : Un match de référence pour cette saison. Dans ma carrière en Pro B, pas vraiment le plus représentatif …
MHD : Ce serait lequel alors ton match de référence ?
Drake : C’est difficile de choisir. J’ai déjà fait de gros matches à plus de 30 points et des matches à plus de 30 d’éval.
MHD : C’est une saison qui va rester dans les mémoires puisque, d’ores et déjà, la seconde place est acquise. Est-ce que c’est ta saison la plus belle depuis que tu es professionnel ?
Drake : Oui. C’est une super saison pour toute la ville d’EVREUX. Le basket est de retour ! Les supporters ont été super. Et pour une jeune équipe, nous gérons très bien nos adversaires. C’est incroyable de faire une année aussi bonne avec un jeune coach et de jeunes joueurs.
MHD : Je partage ton point de vue. Qu’est-ce qu’il te reste à améliorer personnellement et avec tes coéquipiers pour atteindre les étoiles de la première place ? Écrivaine poétique !
Drake : Nous devons absolument éviter d’être négatifs et nous responsabiliser. Nous sommes en plein championnat et il nous faut saisir notre chance. Et comme ce n’est pas si courant dans la vie d’avoir une équipe capable de gagner un championnat, on ne prend rien pour acquis. Mais on doit être intimement persuadé que gagner la Pro B est possible et que ce n’est pas quelque chose dont on ne fait que parler. On a le talent et le coaching pour.
MHD : Oh oui. Cette équipe est si talentueuse. Aimerais-tu jouer encore en France l’année prochaine ? Peut-être même à Evreux ?
Drake : Oui. Nous avons du talent. Pour l’instant, je suis concentré sur la fin de saison avant de discuter de la saison prochaine. Mais oui, Evreux et la France restent des options super pour jouer.
MHD : As-tu prévu d’organiser ton camp de basket – « The Drake Reed Basketball Camp » – comme l’été dernier ?
Drake : Oui. Le second « Drake Reed Basketball Camp » aura lieu du 23 au 25 juillet.
MHD : Merci Drake. À bientôt.
Drake : Pas de souci.
MHD
EN TETE DE RAQUETTE AVEC STEEVE HO YOU FAT
Interview de Steeve HO YOU FAT après le match contre SAINT-VALLIER du vendredi 19 Avril 2013
MHD : Bonsoir Steeve. On a failli avoir encore très peur !
Steeve : Oui. Oui. C’est une mauvaise habitude mais bon … on est passé … c’est l’essentiel.
MHD : Parce que le 3ème quart temps, ça a été le pire !!!
Steeve : À la mi-temps, on a toujours un peu de difficulté à revenir … Mais bon, après …
MHD : Vous faites plein de fautes (6 fautes contre 2 pour l’adversaire), il y a plein de lancers-francs contre vous … Et vous ne jouez même pas bien !!!
Steeve : C’est vrai. On a laissé passer beaucoup de choses. Je ne sais pas … on a peut-être baissé la tête à un moment mais …
MHD : … Mais vous vous êtes rattrapés dans le dernier quart, et particulièrement dans les cinq dernières minutes. Ça a été un jeu de rêve. C’était du jeu de fous !!!
Steeve : Je crois que je n’ai jamais vu le coach aussi heureux et on va dire « conquérant » parce qu’il nous a vraiment poussés, criés dessus. Même moi, personnellement, je regardais le score et je me disais : bah, on est à plus 15 (à la 37ème), ça va aller, c’est bon, on peut peut-être relâcher un peu. J’ai croisé son regard et il m’a donné une énergie … Je me suis dit alors qu’il fallait tout aller chercher jusqu’à la fin. Et on a vraiment tout donné à la fin. On a poussé, on a mis la pression et voilà, on a creusé un peu plus l’écart (Hé oui, dans les 3 dernières minutes, évolution du score : + 18 / + 20 / + 18/ + 20 / + 21 / + 23 / + 25 = + 25 au final, soit 87 – 62 !!!). Franchement, le coach nous a beaucoup aidés à la fin. On n’a rien lâché.
MHD : Il a raison Rémy de vouloir engranger des points supplémentaires. Et en plus, vous êtes super excellents. Il faut arrêter de vous la raconter. Je viens de dire à Gary que ça lui prenait trop de temps pour se sentir en confiance (Gary … si tu me lis …) parce que, dès qu’il est en confiance, c’est génial. Alors pourquoi attendre !!! Tout ça pour dire que vous vous mettez parfois des barrières psychologiques qui, à mon avis, ne devraient pas exister compte tenu de vos talents respectifs.
Steeve : C’est vrai. Mais c’est compliqué quand même pour Gary de rentrer et d’avoir, entre guillemets, « le rôle de WOOD ». En fait, il se met la pression d’une façon positive. Après, et au fur et à mesure du match, il se relâche un peu.
MHD : Et quand vous jouez relâchés et concentrés, vous jouez mieux que lorsque vous êtes à cran. Je ne crois pas que ce soit antinomique d’être à la fois relâché, concentré, tout en donnant le meilleur de soi … Ça veut dire y aller à fond au lieu de faire grincer son jeu et se bloquer … Le match a été grinçant pendant les trois premiers quarts temps : vous étiez bien puis moins opérationnels puis ça revenait … Et franchement, avec vos qualités physiques extraordinaires, les deux dernières minutes de jeu où vous lâchez tout … Lahaou, on a l’impression qu’il est motorisé tellement il turbine, toi, tu décolles que je me suis demandée si tu allais redescendre parmi nous. Je pense donc que vous avez la possibilité d’aller encore beaucoup plus loin dans le « relâchement concentré », voire le « relâchement express » !!!
Steeve : Oui. C’est vrai. On peut faire beaucoup de choses en plus.
MHD : Mais relâché ne signifie pas décontracté. C’est pas le lièvre et la tortue. Lui, il fait même rien du tout !!!
Steeve : C’est juste décompresser et se concentrer sur les bonnes choses plutôt que se dire : ouais il faut faire, il faut faire, il faut faire …
MHD : Et je crois que lorsque vous êtes « brouillon », c’est parce que vous êtes trop sous pression.
Steeve : Quand on essaie de faire les choses vite et bien, cela ne nous réussit pas forcément. Mais c’est vrai que lorsqu’on se relâche un peu plus, on est plus appliqué, plus dans les détails. Et c’est beaucoup mieux quand on est appliqué. Mais ce n’est pas si facile parce que ce genre de truc, ça arrive quand on reste soudé tout le match. Mais, tu vois, les mecs qui viennent du banc, eux, ils arrivent stressés. Alors, on les encourage … Regarde Lahaou, il rate un lay- up (à la fin du 3ème quart). Il se prend la tête. Donc, je vais le voir et je lui dis : « Oublie. C’est pas grave. L’action est passée. Oublie. Ça ne sert à rien. » À la limite, j’ai envie de lui dire, on t’en veut pas !!! Après, je ne sais pas si c’est ça qui l’a aidé, mais quand il a vu qu’on le soutenait derrière, il s’est relâché. Drake, pareil, un peu moins présent en début de match, et on l’a emmené dans le truc quoi.
MHD : Drake a fait un match génial.
Steeve : Après, c’est vrai que ce serait bien de l’avoir dès le début du match. Mais c’est très très dur d’arriver dans un match et d’avoir cette mentalité dès le début. Mais il faut aussi tenir compte du fait qu’il y a 5 joueurs sur le terrain.
MHD : Mais c’est juste la capacité à se concentrer en une fraction de seconde et à se dire : là, je suis prêt. Je suis prêt tous ensemble !!! Mais j’arrête cette psycho de cuisine pour en revenir à cette extraordinaire saison que tu fais là. Tu es content ?
Steeve : Je me débrouille mieux que l’année dernière.
MHD : C’est même pas mieux, c’est carrément différent.
Steeve : Je suis relâché !!!
MHD : Concentré, dans le rythme, avec une bonne vision du jeu !!!
Steeve : C’est du travail. Je travaille tous les jours. Et depuis l’année dernière, dès qu’on a commencé à jouer les playoffs, je me suis mis en tête de m’améliorer pour la saison suivante et également pour l’année d’après … pour ma carrière quoi !
MHD : Tu confirmes. Tu es très régulier dans le très bon. C’est clair.
Steeve : J’essaie.
MHD : Non. Tu n’essaies pas. Tu réussis.
Steeve : Oui. Mais après, j’essaie juste de ne pas faire quelque chose de négatif sur le terrain. Et ça donne de bons matches.
MHD : Ça donne des matches où tu peux relancer tout le monde avec un rebond, avec un dunk, avec un truc bien vu … Redonner du peps, comme Drake l’a fait aussi ce soir. Et quand on pense positif, le résultat est … positif. Merci. À bientôt.
Steeve : À bientôt. Merci.
MHD
EN TETE DE RAQUETTE AVEC MICHEL CHAMPREDON
Monsieur Le maire d’EVREUX Michel CHAMPREDON après le match contre BOURG-EN-BRESSE du vendredi 5 Avril 2013
Michel CHAMPREDON : Vous allez me poser des questions vaches !!!
MHD : Bah … Je ne sais pas !!! Quelles sont les questions vaches !!!? Monsieur Le Maire commence très fort …
Michel CHAMPREDON : Hahaha …
MHD : D’abord merci. Hihihi !!! Je vais bien trouver quelques questions vaches. Mais on fait une interview où je vais essayer de ne pas trop faire de politique. Vous allez arriver à ne pas me répondre de façon politique ?
Michel CHAMPREDON : Évidemment. Évidemment.
MHD : Vous êtes sûr hein ?!
Michel CHAMPREDON : Oui. D’ailleurs, je ne fais pas de politique moi. Je m’investis pour EVREUX. Ce n’est pas pareil !
MHD : Ahhh ouiii ! Mais c’est vrai qu’en général, les maires font une politique bien spéciale, en fait.
Michel CHAMPREDON : Ils sont moins dans la politique politicienne. Moins ou pas du tout parce que, d’abord, quand on gère une ville, on doit travailler avec tout le monde – les chefs d’entreprise, les commerçants, les responsables associatifs, les responsables des autres institutions. Il faut donc savoir conjuguer tout ce beau monde pour créer des dynamiques locales et faire que des gens différents qui votent des choses différentes puissent quand même travailler pour l’intérêt de la ville, en l’occurrence d’EVREUX et de l’Agglomération.
MHD : Alors quand on travaille avec l’ALM EVREUX, ça fait quoi ? En particulier cette année ?
Michel CHAMPREDON : Pour cette saison, ça fait beaucoup de bonheur. Un bonheur renouvelé de semaine en semaine, de match en match. Je dois dire qu’on a quand même une saison excellente avec un vrai jeu d’équipe, avec une osmose entre les joueurs et l’entraîneur, avec un public qui est vraiment au rendez-vous et qui supporte l’équipe avec beaucoup d’enthousiasme. Je pense que cela rejaillit sur le moral des joueurs. Et franchement, ce soir encore, avec plus de 30 points d’écart entre BOURG-EN-BRESSE et EVREUX, on est comblé par ces résultats. Vraiment, du fond du cœur, bravo à tous.
MHD : Mais vous êtes très investi. On vous y voit à chaque fois. Vous aimez ça le sport ?
Michel CHAMPREDON : Oui. Et je pratique un petit peu. Pas du basket. Mais je fais un peu d’activité sportive à titre personnel.
MHD : Je vous ai déjà vu faire du footing avec « Stéphane l’arbitre ».
Michel CHAMPREDON : Je cours et je fais un peu de squash. Parfois, je vais aussi en salle de sport. Je me diversifie.
MHD : Vous faites de la musculation ?! C’est vrai qu’il vaut mieux être un petit peu musclé pour faire de la politique !!!
Michel CHAMPREDON : Hahaha ! Ça peut être utile, en tout cas, pour rester en forme. Même si je suis quelqu’un qui bouge pas mal, et qui est souvent en dehors du bureau, néanmoins, j’ai quand même une vie où je vais de bâtiment en bâtiment, de réunion en réunion. Il est donc important de se dépenser un peu physiquement. Et puis c’est aussi, à travers le sport, des rencontres avec d’autres personnes et c’est tout à fait intéressant. Quant au basket, cela fait longtemps que je me suis laissé prendre au jeu. Je suis un supporter comme des milliers d’Ébroïciens. J’y viens avec plaisir. Et puis, j’ai plaisir à rencontrer les joueurs après le match et les entreprises qui sponsorisent. Je vais également au volley féminin (EVB) parce que c’est aussi une équipe professionnelle soutenue par la ville d’EVREUX, l’Agglomération, le Conseil Général, la Région, les partenaires économiques. Je pense que c’est aussi la place du Maire que d’être présent lors des matches des joueurs et joueuses professionnels.
MHD : Cela fait un petit moment que l’ALM EVREUX ronronne en Pro B maintenant (depuis la saison 2001-2002). Alors THE BIG QUESTION IS : si on passe en Pro A quoi que ça fait et quoi qui se passe ?
Michel CHAMPREDON : Ça fait d’abord beaucoup de plaisir parce que cela fait une dizaine d’années que l’on n’a pas été en Pro A. Ce serait donc une ascension absolument remarquable. Je pense que toute la population d’EVREUX – y compris la partie qui n’aime pas le basket – serait enchantée. Maintenant, et simultanément, cela veut dire un défi. Je pense au défi financier. Accéder en Pro A, c’est vraisemblablement au moins 500.000 euros de plus à trouver de façon à pouvoir recruter en conséquence. En fait, ce sont les salaires qui sont la première dépense d’une équipe de basket. 500.000 euros, cela suppose que les institutions regardent ce qu’elles peuvent mettre, la région Haute-Normandie, le Département de l’Eure, l’Agglomération du Grand Evreux, la ville d’EVREUX. Si nous accédons en pro A, je me retournerai d’abord vers ces institutions en organisant un tour de table pour voir ce que chacun peut mettre. Et puis ensuite, l’autre partie du partenariat, ce sont évidemment les entreprises privées. Et là, avec le Président de l’ALM EVREUX BASKET, André ROSTOL, j’organiserai aussi un tour de table des entreprises privées, de façon à pouvoir densifier les soutiens financiers. Au total, on ferait l’addition de l’argent public et de l’argent privé. Si on est au niveau financier attendu et nécessaire, on ira en Pro A. Si par contre, on est en-dessous, il faudra en tirer des conclusions. Mais ce serait beaucoup d’enthousiasme. La consécration de tout un travail sportif tout au long de la saison et même issu de la saison précédente et, en même temps, un vrai défi financier. Le contexte actuel est compliqué pour les collectivités locales, comme pour tout le monde d’ailleurs. Tout le monde cherche de l’argent : les familles, les entreprises, les collectivités locales. L’Etat c’est pareil. L’Europe. Bon. Bref. Il faut donc maintenant se mettre en ordre de bataille pour essayer de chercher les moyens nécessaires et puis, ensuite, tirer les conclusions positives ou négatives
MHD : L’ALM EVREUX BASKET est une SEM (Société d’Économie Mixte). Cela signifie que c’est moitié public, moitié privé. Vous collaborez au sein de cette société avec le président ROSTOL. Comment se passe cette collaboration ? Qui a le dernier mot ? Ce sera ma question vache de la soirée !!!
Michel CHAMPREDON : La collaboration se passe de façon excellente et intelligente. En fait, le Président ROSTOL préside le Directoire, c’est-à-dire l’organe qui gère l’équipe de basket, qui prend les décisions de gestion et moi, je préside le Conseil de Surveillance, qui surveille la gestion du Directoire. Chacun est dans son rôle. On se réunit tous les 2 mois à peu près. On a 5 réunions par an. On travaille intelligemment. Globalement, ça va. Il n’y a pas de difficultés particulières. On s’entend bien. Ce qui est bien. On se respecte. Le Président ROSTOL est conscient des difficultés des collectivités locales et moi, je lui fais confiance dans la gestion de l’équipe et de la SEM.
MHD : Vous avez déjà évoqué le passage en Pro A avec lui ? Cette prise de tête …
Michel CHAMPREDON : Oui. On en a parlé. Si tel est le résultat, je ne veux pas m’y prendre à la dernière minute.
MHD : Oui. Ce qu’on appelle se retrouver en culotte courte.
Michel CHAMPREDON : Oui c’est ça.
MHD : Compte tenu de la longueur de nos hivers, ça peut être préjudiciable à la santé …
Michel CHAMPREDON : Je préfère qu’on anticipe un peu. J’ai donc déjà commencé par en parler un tout petit peu. Je préfère commencer à en parler et si on n’est pas en Pro A, on remerciera les gens pour leur générosité et leur dire que ce sera pour une prochaine fois. Mais si on accède à la Pro A, on aura que quelques semaines pour dire à Ligue Nationale de Basket si on accepte ou pas. Et il va falloir travailler d’arrache-pied pour décrocher les subventions.
MHD : Bon. Qu’est-ce qu’il faut souhaiter ? Qu’ils aillent en Pro A ou restent en Pro B ?!!!…. C’est difficile s’ils vont en Pro A mais tout le monde le souhaite.
Michel CHAMPREDON : On leur souhaite la Pro A. En plus, quand on est dans une logique sportive, le souhait c’est de gagner et d’accéder à l’échelon supérieur. Ou alors, on ne fait pas de sport, on fait autre chose. Et puis même pour la notoriété de la ville, ça permettrait d’avoir le nom d’EVREUX avec encore plus de rayonnement dans les médias. Et franchement, ce serait une bonne chose.
MHD : Ce serait génial. Je vous remercie. Je ne vous retarde pas plus longtemps. Merci beaucoup.
Michel CHAMPREDON : Merci. À bientôt.
MHD
EN TETE DE RAQUETTE AVEC LAMINE SAMBE
Interview de Lamine SAMBE après le match contre BOURG-EN-BRESSE du vendredi 5 Avril 2013
MHD : Bonsoir Lamine. T’as vu ton éval ?
Lamine : Non.
MHD : T’as pas vu ton éval ?!!!!!! C’est carrément top !!!
Tandis que Lamine regarde son éval, je comble le vide : 15 points à 6/9 dont 3/5 aux 3 points, 3 rebonds et 16 d’éval.
MHD : Alors … heureux ?!
Lamine : Ouais. Super content.
MHD : T’as vu … quand tu prends les tirs et que tu ne doutes pas, ça marche tout seul.
Lamine : C’est sûr. Mais bon, après, c’est surtout un travail d’équipe. Je pense que l’équipe a fait en sorte qu’on soit tous en confiance.
MHD : Avec de belles éval d’équipe !
Lamine : Ça fait vraiment plaisir.
MHD : Vous avez tous des super éval. Et toi, en particulier, tu as super bien joué. Et on t’a vu moins hésitant que d’habitude. Ce qui m’agace. Tu le sais, je te l’ai dit.
Lamine : C’est vrai. C’est vrai. Les évaluations reflètent le match. On a eu un très bon passing game, on a eu une très forte défense. Donc, tout le monde s’est entraidé. Les évaluations confirment bien le travail qui a été fait par tous ce soir.
MHD : Ça veut dire que même si Jeremiah est un immense joueur, vous pouvez gagner sans Jeremiah.
Lamine : Exactement. On sait tous quelle importance Jeremiah a dans l’équipe, ça, on ne va pas lui enlever. Après, on a toujours nos armes et on a « favorisé » entre guillemets le collectif ce soir pour pouvoir combler ce manque.
MHD : Et ça marche très bien. Cela veut dire que vous êtes tous des joueurs à fort potentiel. Le tout, c’est de le savoir et de le laisser éclater au grand jour. Et là, tu es en bonne voie.
Lamine : Oui. J’espère que ça va continuer. Déjà mentalement, je suis un peu plus relâché et un peu plus confiant. Après, ça suit. Mais il faut souligner une fois encore que c’est toute l’équipe qui créé cette confiance permettant aux tirs de venir à toi sans que tu aies forcément besoin d’aller les chercher.
MHD : Oui mais enfin, c’est quand même toi qui les marques ! Certes, tu es bien placé. C’est ça le truc !!! Quand tout le monde joue bien, tout le monde est bien placé et donc, tout rentre.
Lamine : Oui. C’est exactement ça.
MHD : Mais quand même, tu as mesuré l’étendue de ton potentiel ? Tu es plutôt impressionnant.
Lamine : Bah … mesuré …
MHD : À mon avis, là, tu n’es même pas à la moitié de ce que tu peux faire.
Lamine : Oui. Je pense. Maintenant, il faut que ça devienne régulier, constant et que ça arrive le plus souvent possible.
MHD : Et encore mieux. Là, c’est très bien mais tu peux faire encore mieux. Parce que c’est le match qu’on attendait et que tu attendais aussi. Tes bobos, c’est derrière. Et maintenant, c’est à fond la caisse.
Lamine : Oui. On laisse le passé derrière pour se concentrer sur le présent et le futur.
MHD : Bon. T’es content.
Lamine : Oui. Je suis content.
MHD : Donc, ça va te redonner deux fois plus confiance pour le prochain match (à DENAIN, le 12 avril).
Lamine : J’espère. Déjà mentalement, je sais que je vais être là. Et après, on va suivre et on va travailler cette semaine comme on a travaillé la semaine dernière pour pouvoir reproduire le même match, voire mieux.
MHD : C’est ce que j’ai dit à Gary : c’est de la faute de personne si Jeremiah est absent mais, en même temps, révélez-vous ! C’est le moment.
Lamine : C’est sûr. C’est sûr.
MHD : À fond.
Lamine : À fond.
MHD : Merci. À bientôt.
Lamine : De rien. À bientôt.
MHD
EN TETE DE RAQUETTE AVEC GARY FLORIMONT
Interview de Gary FLORIMONT après le match contre BOURG-EN-BRESSE du vendredi 5 Avril 2013
MHD : Bonsoir Gary et merci. Ton rôle n’était pas facile ce soir. C’est vrai ?! Remplacer Jeremiah … C’est ça le truc !
Gary : Les gens ne se rendent pas compte. Je suis en rotation avec les deux meilleurs intérieurs du championnat (Jeremiah WOOD et Steeve Ho You Fat). Alors forcément, quand on rentre, on a un petit peu de pression car on sait qu’on ne joue pas forcément 30 minutes à tous les matches. Et quand je rentre en début de match, je suis un petit peu mal parce que tout le monde ne peut pas faire du Jeremiah WOOD. Voilà. Quand je rentre au début, je fais un peu des bêtises. Le coach me sort. Et ensuite, lorsque je rentre à nouveau, je me dis que ce n’est pas grave.
MHD : Non. Ce n’est pas grave. Et surtout, ce qui est génial c’est que ça fait 19 points, 11 rebonds et 17 d’éval. On va dire que c’est une première ! En fait, ce soir, tu es le second rôle qui monte sur la scène.
Gary : C’est la deuxième fois de l’année que je joue plus de trente minutes. La première fois, c’était déjà contre BOURG.
MHD : Et déjà, vous auriez pu gagner, même sans Jeremiah.
Gary : C’est vrai qu’on aurait pu gagner mais on a été rattrapé par notre manque d’expérience sur la fin du match. Les 5 dernières minutes, on déjoue un peu et on l’a payé. Mais ce soir, tout le monde a mis la main à la pâte, surtout défensivement. C’était les consignes du coach.
MHD : C’était génial. Ils n’y sont jamais arrivés … Ce que je voulais te dire c’est que, de temps en temps, il y a des gens qui ont remplacé au pied levé la vedette et qui ont saisi l’opportunité pour devenir, eux-mêmes, d’immenses vedettes ! Donc, de temps en temps, le malheur des uns fait le bonheur des autres. Là, tu es en pleine bourre. En conséquence de quoi … joue ta chance à fond ! Et tu as montré que tu pouvais ce soir. C’est ça qui est très important.
Gary : On ne va pas dire que je vais tenter ma chance mais je vais tout faire pour essayer de remplacer Jeremiah au sein de l’équipe afin que l’équipe tourne le mieux possible sachant qu’on a des échéances sur la fin de saison. Mais la question n’est pas d’être la vedette ou pas. Aujourd’hui, on a un parcours de fous et on le doit en partie à Jeremiah. C’est dommage qu’il soit blessé. Je ne sais pas trop où il en est. J’espère que ce n’est pas trop grave et qu’il pourra revenir rapidement.
MHD : En tout cas, il ne pose pas la jambe droite ce soir.
Gary : Ça fait toujours – si je peux me permettre – chier de perdre un copain sur une blessure. Moi-même, l’année dernière à cette période, je m’étais blessé au genou. Je sais donc un peu ce que c’est. Surtout, on connaît l’amour qu’a Jeremiah pour le jeu. Je pense qu’il devait se languir sur le banc de nous voir jouer sans pouvoir mettre la main à la pâte.
MHD : Il était certainement heureux de voir que vous ne gâchez pas l’excellent travail que tout le monde a accompli, je dirai, sous sa férule, depuis le début de la saison. En fait, le plus bel hommage que vous puissiez lui rendre, c’est de gagner les derniers matches !
Gary : C’est certain que lorsqu’on a un copain sur le côté, on a envie qu’il soit fier de nous. On veut lui montrer qu’on ne baisse pas la tête et qu’au contraire, on garde la tête haute pour lui. On sait qu’en ce moment, même si c’est quelqu’un qui ne le montre pas, ça ne doit pas être facile pour lui. Je sais ce que c’est qu’une blessure au genou. On se pose beaucoup de questions, surtout quand on est un joueur intérieur. J’espère, on espère tous, que ce n’est pas très grave. On attend son retour avec impatience.
MHD : Oui mais je redis ce que j’avais dit à Lahaou quand je l’avais interviewé lors du match à domicile qui a suivi la défaite à BOURG : vous pouvez gagner sans Jeremiah. Je ne minimise pas le rôle de Jeremiah – je l’ai bien sûr parfaitement compris. Et ce soir, vous faites la preuve que vous pouvez gagner sans Jeremiah. Et en plus, vous gagnez en menant dès le début. Pour tout t’avouer, ça m’énerve ces matches où vous vous dépouillez comme des malades pour revenir au score. D’abord, c’est super fatigant et ça ébranle aussi la confiance.
Gary : Oui mais on le fait pour mettre un peu de suspense et pour que les gens travaillent un peu leur cœur dans la salle !!!
MHD : Moi quand je veux du suspense, je regarde Hercule POIROT !!! Ça va !!! Hahaha !!!
Gary : C’est sûr qu’on a pris le match par le bon bout. On s’est dit que comme il manquait un joueur, il fallait compenser par de l’intensité. On va faire des bêtises, c’est vrai, parce qu’il nous manque notre leader, mais on va essayer de mettre un peu plus d’intensité, un peu plus de dialogue sur le terrain, d’être un peu plus solidaire. Et ça a marché. Comme tu le dis, oui, on peut gagner sans Jeremiah parce qu’on est une équipe. Cela fait un an et demi qu’on travaille ensemble. Et voilà. Ce soir, on a gagné et avec la manière. Donc, franchement, c’est super.
MHD : Parce que BOURG a une éval collective de 60 dont 35 pour Jason FORTE. À côté de ça, à l’ALM EVREUX, on a 6 joueurs entre 13 et 18 d’éval. C’est ça qui est très important. Ça veut dire que ce soir, tout le monde a super bien joué sa partition. (Je n’ai pas oublié Steeve et son 25 d’éval mesdames messieurs !).
Gary : C’est vrai. Le coach nous a dit en début de match qu’il fallait que tout le monde donne un peu plus en défense, en attaque, dans les passes décisives. Et c’est ce qu’on a fait ce soir.
MHD : Et ça donne un match équilibré. On ne se dit pas : bon, y’a Jeremiah quoi !!!
Gary : Oui. C’est vrai.
MHD : Donc, c’est une autre approche de match qui fonctionne très bien.
Gary : Oui. On a pris le match différemment parce qu’il manquait un joueur. Je pense que le public a pris du plaisir aussi à nous voir jouer comme ça.
MHD : Ah, c’était un match magnifique. On a vu que vous étiez tous à fond. On a vu aussi que ce qui ne marchait pas était remplacé par quelque chose qui marchait. On a constaté que ceux qui ne peuvent pas forcément tout le temps s’exprimer parce qu’il y a un gros gros leader, ont pu s’exprimer ce soir. C’est ce que je t’ai dit : allez-y à fond. Je pense que, finalement, même si c’est un malheur – parce que c’est un très grand joueur et j’ai un immense respect pour Jeremiah – vous avez une carte à jouer et un jeu à développer et vous allez pouvoir vous éclater. De temps en temps, ça fait de l’air quand le super doué n’est pas là. Et ça oblige à trouver d’autres astuces. Et ça réveille des gens.
Gary : C’est vrai.
MHD : Mais j’en suis sûre !!!
Gary : Et je n’ai rien à rajouter à ce que tu dis là !!! Tu as tout dit !
MHD : Bah oui j’ai tout dit !
Gary : Alors, je conclus : Allez l’ALM !
MHD : Allez l’ALM ! À bientôt. Je suis ravie de t’avoir à nouveau interviewé.
Gary : Merci. C’est gentil.
MHD : À bientôt.
Gary : Bye.
MHD
EN TETE DE RAQUETTE AVEC DRAKE REED
Interview de Drake REED après le match contre PAU du vendredi 22 Mars 2013
MHD : Mon Dieu. C’était violent ! PAU joue vraiment violemment. Ton œil, ça va ? Tu as encore toutes tes dents ?!
Drake : Oui. Tout va bien !!! Il y a des matches très physiques. Et c’en était un. On veut la première place, ils veulent la première place. Donc, il est tout à fait normal que ce match ait eu une telle intensité physique des deux côtés.
MHD : Mory CORREA m’a dit qu’EVREUX avait été plus violent que PAU et je lui ai répondu que je n’étais pas d’accord et que j’avais trouvé PAU bien plus agressif !!! Qu’en penses-tu ?
Drake : Hahaha !!! Je ne sais pas quelle équipe a été la plus agressive. Je suis juste content qu’on ait gagné.
MHD : Tu as bien joué ce soir. Superman le sauveur au service du basket !
Drake : Je ne dirais pas ça mais plutôt que c’était un bon match de la part de toute l’équipe. PAU a très bien su contenir WOOD et, comme ils ont une bonne défense, nous avons tous essayé de rendre le jeu plus facile en faisant les meilleures passes possibles. On voulait aussi ralentir PAU en défendant bien à notre tour parce qu’ils revenaient au score très vite et qu’on ne voulait pas leur laisser l’avantage …
MHD : Et la fin du match est un peu curieuse. Non ? Que s’est-il passé exactement ?
Drake : J’ai commis une faute sur la dernière possession. Sur le moment, je n’ai pas réalisé qu’il fallait qu’on gagne de plus d’un point. Je le savais et j’ai oublié. J’en assume la responsabilité.
MHD : À chaque match ou presque, vous n’arrivez pas à mener de bout en bout. Et lorsque finalement, vous menez de 6 ou 7 points, il est fréquent que l’équipe adverse revienne au score. Comment expliques-tu ce phénomène ? (Mesdames, messieurs, je vous l’avoue humblement : en anglais, ma question fut moins chiadée mais néanmoins comprise !!!)
Drake : C’est très difficile de contrôler un match du début à la fin. Qui peut faire ça ? On aimerait bien mener pendant tout le match et gagner le match ! Mais les équipes adverses sont également des équipes professionnelles et ne laissent pas leur place non plus. Et même si on respecte l’équipe adverse, on saisit toutes les chances pour l’emporter. Dans une équipe, tu as des coaches, 10 gars qui connaissent le métier. Malgré tout, et tu l’as bien vu ce soir, un peu de relâchement, une mauvaise décision et l’équipe adverse revient au score. C’est la même chose pour nous comme pour les autres équipes. Et puis, en PRO B, la différence est ténue entre l’équipe en tête et celle qui est classée dans les 10èmes. Dans chaque équipe, il y a 7 ou 8 joueurs qui jouent vraiment bien. Lors de chaque match, tu dois rester concentré parce que sinon, après avoir perdu 3 ou 4 matches, tu peux te retrouver dans le bas du classement.
MHD : Vous êtes-vous entraînés spécialement pour ce match ?
Drake : Je ne sais pas si on s’est entraîné plus dur pour celui-là que pour les autres. Rémy fait du très bon travail. Les joueurs de PAU défendent tous bien. On a fait du mieux que l’on a pu. Et quand Rémy nous a dit de défendre sur eux, PAU a eu du mal à marquer. Je suis entraîné par Rémy depuis 3 ans et chaque année, il s’améliore de façon significative. Et depuis les 5 ou 6 derniers matches, il est parmi les meilleurs coaches grâce à sa préparation pour les matches. Il a mérité ce qui arrive à EVREUX maintenant.
MHD : Vous voici co-leaders (ou presque …). Comment ça se gère ? Qu’est-ce que tu ressens ? Une certaine pression ? Ça t’effraie un peu ?
Drake : Je ne pense pas que ce soit de la pression. La pression pour moi, ce serait de me casser de la Pro B demain et de ne pas avoir d’argent aujourd’hui. Jouer dans une bonne équipe et dans une ligue de professionnels, c’est vivre un rêve et ce n’est pas vraiment de la pression ! On est encore une équipe très jeune et on joue chaque week-end de mieux en mieux. On est une équipe redoutée pour les 6 matches restant à jouer avant les playoffs.
MHD : Vous connaissez votre valeur mais dans le même temps, vous restez humbles.
Drake : La vie doit être menée de façon humble car un jour, tu es au top et le lendemain tu peux t’écrouler et de la même façon, tu peux être en bas et remonter. On ne gagne pas les matches de 30 points mais seulement de quelques points, 3 points, 4 points, 1 point. Il faut donc rester concentré chaque semaine.
MHD : Vous faites vraiment une superbe saison.
Drake : Ce sera une superbe saison quand elle sera terminée !!!
MHD : Oui. Je sais. Il reste 6 matches à jouer !!!
Drake : Et ce sera une saison réussie si nous finissons fort. Et 6 matches, cela représente encore un bon nombre de matches ! Et on ne parle pas pour l’instant de ce qui pourrait se passer en mai ou en juin. On reste concentré sur le match à venir. On est au jour le jour.
MHD : Je pense que c’est la bonne méthode.
Drake : Oui. Le passé est derrière et l’avenir ne doit pas être envisagé avec trop de précipitations. On va d’abord vivre le moment présent.
MHD : Oui. Je comprends. Donc, je récapitule : la saison est très réussie pour l’instant et elle le sera sans aucun doute dans l’avenir, à commencer par les 6 matches de championnat restant !!!
Drake : On est une équipe très confiante. Et puis, il y a quelque chose qui existe entre nous et qui s’appelle la camaraderie. Quand l’un d’entre nous a une baisse de tonus, il y en a toujours un pour lui remonter le moral. On s’apprécie et c’est important de s’entendre aussi bien et d’ailleurs, cette entente se retrouve en championnat et c’est un plus.
MHD : Thank you Drake.
Drake : Thank you MHD. Au revoir !
MHD









