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3 septembre 2014, 4 h 06 min
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En tête de raquette avec MHD

EN TETE DE RAQUETTE AVEC JEAN-VICTOR TRAORE

Interview de Jean-Victor TRAORÉ après le match contre LE PORTEL du jeudi 15 mai 2014

ALM-Poitiers (4)MHD : Je commencerai par une question désagréable, spécial rétropédalage. Quand on vous voit jouer ce soir et remonter, en y croyant, cet écart de – 11 points qui s’est vite installé, les – 23 encaissés chez eux il y a 2 jours, c’est inconcevable face à une équipe comme ça ! Vous êtes nettement supérieurs. Vous êtes nettement supérieurs ! Vous êtes nettement supérieurs … (Si. Je l’ai dit trois fois ! Faut que ça rentre !!!)

Jean-Victor : Heu … Bah … On est nettement supérieur … Mais à un moment donné, il faut gagner.

MHD : Oui. Mais à un moment, pour gagner, il faut se dire qu’on est nettement supérieur. Ça évite de se laisser un peu martyriser.

Jean-Victor : Ce serait trop facile de se le dire et que ça marche.

MHD : Tu peux toujours essayer et tu verras bien ! (C’est vrai quoi … Si on se dit pas des trucs positifs, qu’est-ce qui va se passer … Hein ?!…)

Jean-Victor : Au début, lors du match aller, on est à 14-12 parce que les deux équipes font n’importe quoi. Sauf qu’à un moment, eux, ils ont de la réussite et nous pas. Au final, ils gagnent la première mi-temps et on gagne la seconde. Et ça se joue à peu. Mais ils sont chez eux, ils ont leur public … Voilà. C’est peut-être un deuxième souffle qu’on n’a pas eu. On est bien revenu quand même.

MHD : Oui. Mais moi, j’ai trouvé – derrière mon ordinateur – vos 2 dernières minutes un peu fébriles avec, on va dire, de la précipitation. Peut-être est-ce parce que vous sentiez le match vous échapper ?

Jean-Victor : Il y a eu un manque de réussite. Ça se joue vraiment à pas grand chose. Il y a la faute et cette perte de balle … Si on marque là, on est devant …

MHD : En tout cas, ce soir, on voit une certaine différence … C’est quand même plus abouti ! Un peu de difficulté à vous mettre en transe, je dirais, et à vous retrouver dans le même état de guerrier qu’eux …

Jean-Victor : C’est parce que le premier match a fait mal mentalement. Je pense qu’il y a des joueurs qui étaient passés au travers au match aller et il fallait donc qu’ils se remettent dedans mentalement. Et au début, c’est eux qui ont commencé le match. Il fallait le temps, on leur a fait confiance et ils sont revenus. Et là, on a retrouvé dix joueurs. C’est ça qui était important.

MHD : Là, vous repartez demain. Faut pas nous le refaire comme mardi !

Jean-Victor : Non. On y va pour gagner de 50 points … Mais bon, ça ne marche pas ! En tout cas, il faut être devant dès le début.

MHD : C’est vrai que démarrer moyen à Jean FOURRÉ, ça vous laisse encore une chance de revenir. Mais à l’extérieur, démarrer moyen, en général, même si on loupe de peu, on loupe quand même.

Jean-Victor : Oui. C’est ça.

MHD : Et puis samedi, c’est comme ce soir : tout ou rien … Mais ils sont carrément à votre portée LE PORTEL !

Jean-Victor : Oui. Je pense qu’on peut les battre. Tu seras là samedi ?

MHD : Oui. Je viens.

Jean-Victor : À samedi alors !

MHD : À samedi !

MHD

EN TETE DE RAQUETTE AVEC GUILLAUME COSTENTIN

Interview de Guillaume COSTENTIN après le match contre BOULOGNE-SUR-MER du mardi 29 Avril 2014

ALM-St_Vallier (8)MHD : Bon alors, tout le monde était tendu, ça marque pas tout de suite, ils se mettent en zone, hihihaha, ça passe moins bien la zone (que la dernière fois à domicile contre SAINT-QUENTIN), même si vous les faites « chier » en défense, ils vous font « chier » aussi… y’a pas de raison, ils ont franchement envie de gagner, vous avez franchement envie de gagner. Mais ce qui se passe souvent avec vous contre BOULOGNE-SUR-MER, c’est que vous paniquez. Oui ou non ? (Peut-être le terme « fébrilité » aurait-il été plus approprié …)

Guillaume : Je ne sais pas si on a vraiment paniqué …

MHD : Moi, c’est ce que je ressens dans les 2 dernières minutes (comme au premier match chez eux en début de saison d’ailleurs où il s’en était encore fallu d’un rien pour l’emporter). Vous avez peur de voir la victoire vous échapper et vous paniquez. C’est ça aussi pour vous ?

Guillaume : Franchement, je ne pense pas. En plus, ce soir, les autres, ils ont une carotte au bout.

MHD : Et si j’ose dire, elle est plus grosse que la vôtre encore !!! (Quand même, je ne me refuse rien juste pour sous-entendre que le titre de Champion de Pro B, c’est carrément top !)

Guillaume : Après, pour laisser l’équipe adverse à 50 points, il faut se dépenser. Plutôt que de la panique, c’est plutôt un manque de lucidité, l’envie de bien faire tout de suite …  

MHD : Et donc, on va trop vite …

Guillaume : … Alors on va un peu vite …

MHD : … Et ça, c’est un manque de maturité dans les grandes occasions ?

Guillaume : C’est possible. 

MHD : C’est ça l’analyse ? Moi, il me faut une bonne analyse, sinon je dors mal.

Guillaume : Alors oui. C’est ça. Ce soir, c’était quand même une très très grosse ambiance. Tout ça mis bout à bout … Ils sont peut-être un petit peu plus expérimentés que nous et peut-être un petit peu plus lucides sur la fin. Je ne sais pas. Ce sont des suppositions. En tout cas, on peut être super fier de ce qu’on a fait ce soir.  

MHD : Oui. C’est bien.

Guillaume : Là, ce soir, c’est un gros gros match quand même. Ce n’est peut-être pas très offensif, très spectaculaire … 

MHD : … On a quand même vu qu’en défense, c’était pas de la tarte.

Guillaume :  Mais la victoire, ils sont allés la chercher quand même. On ne peut pas leur enlever. On a défendu notre terrain le plus possible et chèrement. Après, ils sont en tête depuis le début de la saison. Bravo à eux. Mais nous, si on continue sur ce rythme-là et cette intensité-là, on peut quand même espérer faire quelque chose sur la suite.

MHD : Alors, les passes dans le vide, ça a agacé un peu.

Guillaume : Oui. Ça a agacé. Encore une fois, c’est un manque de lucidité et peut-être un peu de précipitation. Pas à l’aise sur leur zone un peu bizarre …

MHD : Oui. Parce qu’ils vous ont joué toute la gamme. Un coup à deux, puis à trois, puis une individuelle, et re la zone. Ça veut dire que vous ne pouviez vous attendre à rien du tout.

Guillaume : C’est ça. Forcément, on a un peu de regrets comme on a perdu. Encore une fois, sur quatre confrontations avec BOULOGNE-SUR-MER, il y en a trois à 2 points.  

MHD : Mais je sais. J’étais à la première à BOULOGNE et Mehdi CHERIET m’a bien confirmé que ça c’était joué à rien … comme on papote toujours en fin de match tous les deux.

Guillaume : La deuxième, on s’est planté ici mais seulement sur un quart-temps car sur le reste, on fait un bon match. 

MHD : Mais la différence de points est énorme. Ça veut dire qu’ils vous ont occis à un moment donné. Maintenant, explique-moi ce nouveau mystère des statistiques. Quand vous avez 57 d’évaluation collective ce soir et qu’ils vous grillent au poteau, ils culminent à 43 seulement. 

Guillaume : Tu prends par exemple un joueur qui rate plusieurs paniers à 3 points. Ça diminue son évaluation. Mais dès qu’il en marque un, ça augmente le score.   

MHD : Certes … Est-ce que ça veut dire qu’ils ont su saisir leur chance par tous les moyens et au bon moment parce qu’ils sont plus expérimentés ?  

Guillaume : Oui. Peut-être.  

MHD : Moi, ça m’a vraiment semblé sauvage comme match.

Guillaume : Là, honnêtement, c’était un match de Playoffs. C’était du haut niveau.  

MHD : Donc, tu es content.

Guillaume : Oui. Je suis très fier de l’équipe. On a vraiment très bien réagi. On a fait une belle prestation. On ne leur a pas donné leur titre.   

MHD : Il me l’a dit aussi comme ça Mehdi CHERIET.

Guillaume : C’est ça. Je suis très fier de ça. Et honnêtement, on peut avoir la tête haute ce soir parce qu’il y a vraiment des enseignements à tirer de cette défaite pour la suite toute proche mais aussi pour la carrière de chacun.

MHD : Là, il faut vieillir prématurément. Concentration, c’est fait. Et maintenant, maturité express à venir.

Guillaume : Voilà …  

MHD : On va s’amuser aux Playoffs.

Guillaume : Avant, il faut quand même aller gagner à SOUFFELWEYERSHEIM ! 

MHD : Eh bien, allez gagner à SOUFFELWEYERSHEIM !

Guillaume : Donc, on fait le point la semaine prochaine !  

MHD : Ok. On fait le point la semaine prochaine ! Mais allez gagner à SOUFFELWEYERSHEIM comme si c’était un gros match d’entraînement en vue des Playoffs et profitez-en pour vous recentrer. Merci beaucoup pour cette interview.

Guillaume : Merci. 

MHD

EN TETE DE RAQUETTE AVEC JEAN-VICTOR TRAORE

Interview de Jean-Victor TRAORÉ après le match contre SAINT-QUENTIN du vendredi 25 Avril 2014

ALM-Rouen (4)MHD : Oh là là là là là. Je me suis régalée !

Jean-Victor : C’est vrai ? 

MHD : Ah oui ! C’était génial.

Jean-Victor : Oui. Nous aussi. Hahaha !

MHD : Vous vous êtes amusés là !

Jean-Victor : Oui. Oui.

MHD : Vous leur avez défoncé la défense de zone ! Donc, comment attaquer une zone ? En rentrant dans la gueule de l’adversaire !

Jean-Victor : En défendant bien.

MHD : En défendant bien. En jouant très vite de façon à ce qu’ils ne s’installent pas. Et en face, ils sont dans l’impossibilité de construire une défense.

Jean-Victor : C’est exactement ça. Ils ont voulu mettre une zone dès le début pour que nous n’ayons pas de rythme parce qu’en individuelle, ils ne pouvaient pas. La défense a fait qu’on a pu tout de suite avoir des contre-attaques et il n’y a rien de mieux contre une zone.    

MHD : Vous avez joué tellement vite que j’ai eu du mal à prendre correctement des notes !

Jean-Victor : C’est ce qui nous manquait quand on perdait. On n’avait pas assez de rythme. Parfois, on est allé jusqu’au bout de la possession pour ne rien leur donner car ils ont quand même mis des shoots super difficiles. Ce sont des bons joueurs et il ne faut pas leur donner de possession. Mieux vaut arriver au bout du chrono et perdre la balle sur 24 secondes que de leur donner la balle.

MHD : En plus, après votre démarrage fulgurant (9-0) dans les 2 premières minutes, vous ne jouez pas au lièvre et à la tortue ! Vous ne flânez pas en route ! La seule question que je me suis posée était de savoir si vous alliez tenir physiquement. Parce que dis donc, c’était rude.

Jean-Victor : Là, on est KO. Après le match, c’est sûr … Mais il fallait tout donner ce soir car on voulait se qualifier pour les Playoffs sans attendre les autres matches pour y accéder. On n’a pas pensé à notre condition physique pendant le match car l’important était de gagner ce match. Peu importe la fatigue. On a demain pour se reposer.

MHD : En tous cas, vous savez maintenant que ce n’est pas la peine « d’intellectualiser » la zone. Faut y aller. Vous avez suffisamment de maturité collective et suffisamment de métier chacun pour y aller comme ça. 

Jean-Victor : Oui. C’est ça.

MHD : Et en plus, vous avez fait ce qu’il fallait faire, c’est à dire vous concentrer dès le départ. Donc, à un instant T, tout le monde est concentré et tout le monde est à fond. Vous avez vu ce que ça donne quand tout le monde s’y met en même temps. Là, les gars, vous allez faire des miracles en Playoffs. Et il y a le plaisir aussi ce soir. C’est également très important.

Jean-Victor : Tout joueur de basket aime jouer rapidement, avoir des paniers faciles. 

MHD : Tout le monde a donc pris son pied ! Bravo. Et c’est toi le MVP !

Jean-Victor : Ah bon … Je n’ai pas vu les stats.  

MHD : Les voici. Et encore bravo. Et merci pour cette interview !

Jean-Victor : Merci. 

MHD

EN TETE DE RAQUETTE AVEC GUILLAUME COSTENTIN

Interview de Guillaume COSTENTIN après le match contre FOS-SUR-MER du vendredi 11 Avril 2014

ALM-Poitiers (10)MHD : Bon alors forcément, même moi, j’ai vu que ça faisait pas la même chose que la semaine dernière contre LE PORTEL … voire même, là, c’est thèse et antithèse …

Guillaume : C’est exactement ça. Le pourquoi de l’énervement du coach à la fin. Et quand ça se passe bien contre LE PORTEL, on ne sait pas pourquoi on n’arrive pas à reproduire cette prestation. En plus, contre une équipe diminuée qui ne jouait qu’à huit … On perd juste sur des erreurs que l’on avait précisées afin de ne pas les commettre à nouveau. Alors forcément, on est tous déçus, on a des regrets, le coach est énervé et c’est tout à fait normal. Après voilà, comme il nous l’a dit : « ils vous restent cinq matches, à vous de savoir ce que vous voulez faire« . Ce qui tombe très bien, c’est qu’on joue dès mardi à NANTES , un match qui ne va pas encore être facile et ça nous laisse peu de temps pour gamberger et ça nous permet de réagir très vite. (On le sait maintenant : on a gagné 68 – 90)

MHD : Mais gambergez pas. Tapez dans le tas … Parce que là, votre entame un peu molle leur permet de mener très vite et premier temps mort demandé par Rémy après seulement 3 minutes de match, première soufflante pour vous remettre d’équerre. En face, les mecs se mettent en zone et ça a tout plié.  

Guillaume : C’est ça. Et puis ensuite, ils n’ont pas été ennuyés, ils n’ont pas été fatigués alors qu’on aurait pu essayer de les fatiguer puisqu’ils n’étaient que huit. Et puis, on les a laissés s’installer tranquillement dans leur match. On avait l’occasion de faire un sacré pas pour les Playoffs et pour une bonne place dans un premier temps, parce qu’ils étaient à une victoire derrière nous et ça nous donnait la possibilité de les mettre à deux, voire à trois, avec le goal average. Sachant qu’il reste 5 matches, ça nous permettait de rester devant POITIERS selon le résultat de POITIERS. Mais POITIERS a gagné … À nous de savoir ce qu’on veut faire des 5 derniers matches qui restent et de préparer au mieux les Playoffs. Il est quand même inconcevable d’imaginer ne pas les faire. Ce serait un échec de notre part de ne pas nous qualifier. Maintenant, comme nous le dit le coach : « c’est bien d’aller en Playoffs mais pour faire quoi ? ». Autant, après LE PORTEL, on pouvait se dire que si c’était pour jouer à ce niveau là, on pouvait faire quelque chose de très intéressant, autant ce soir, c’est le contraire.

MHD : Mais, c’est quoi la différence entre le match contre LE PORTEL et celui de ce soir ? Qu’est-ce qui fait que vous vous déclenchez ou pas ?

Guillaume : Je ne sais pas. C’est hyper difficile de dire qu’il y a quelque chose. Si on réfléchit bien, ça fait depuis janvier que c’est un peu comme ça. Si on avait vraiment une chose précise ciblée, ce serait facile. Mais là, on n’y arrive pas. Il n’y a pas une explication … Voilà … C’est … je sais pas quoi …

MHD : Vous partez gagnant ou vous partez perdant ? Un problème de concentration ?

Guillaume : Y’a de ça. Après, c’est pas basket car on sait qu’on est capable de très bien jouer au basket. Et c’est juste dommage. À nous de nous remettre, dès dimanche, la tête à l’endroit, pour préparer au mieux le déplacement mardi à NANTES. Et la semaine prochaine, c’est quitte ou double : soit, on fait une bonne semaine et on se lance bien sur les 5 derniers matches puisqu’on fait 2 déplacements (NANTES mardi 15 avril et ORCHIES samedi 19 avril), soit, à cause du match de ce soir, ça peut être très compliqué.

MHD : Y’a pas de « soit ». Il faut faire une bonne semaine, la semaine prochaine. Et puis, il faut se concentrer à un instant T. Et il ne faut pas la perdre cette concentration. Il ne faut pas attendre 3 minutes et la première engueulade pour se concentrer à nouveau parce que là, c’est déjà trop tard.

Guillaume : C’est ça. C’est tout à fait cohérent.

MHD : Ce sera ma conclusion. Allez, bon courage.

Guillaume : Merci.  

MHD

EN TETE DE RAQUETTE AVEC SAMME GIVENS

Interview « piège »de Samme GIVENS après le match contre LE PORTEL du samedi 5 Avril 2014

ALM-Poitiers (24)MHD : Bonsoir Samme. Ma première question sera une question « piège ». Quelle est la différence entre le Samme d’avant LE PORTEL et le Samme d’après ?

Samme : « Me tonight and me before »‘… Je pense que l’équipe a fait un boulot formidable me permettant de bien jouer, d’être plus facile et d’être bien placé pour marquer. Avant, c’était plus compliqué parce que le jeu était plus lent et il fallait que je shoote par-dessus les défenseurs. Ce soir, les transitions étaient rapides, on shootait vite et cela m’a donné confiance. C’est vraiment énorme et grâce à cela, je me sentais bien et dur à jouer.

MHD : Et physiquement, vous n’étiez pas un peu plus frais que les Portelois ?

Samme : La saison est longue avec ses 44 matches et c’est dur pour tout le monde. On a fait du bon boulot. On est resté concentré, on a été rapide. On se gère aussi pour être prêt pour les matches en récupérant physiquement.

MHD : Dis-moi, est-ce que le match de ce soir est un match de référence pour toi ?

Samme : Non. Moi, je veux juste continuer à bien jouer pour être consistant et mettre le maximum de chance de notre côté pour gagner.

MHD : Tu penses que vous êtes déjà prêts pour les Playoffs ?

Samme : Je ne peux pas dire après un match qu’on est prêt. Mais on est dans la bonne direction et en progrès. En attendant, il faut déjà bien finir la saison … 

MHD : Et ma dernière question est également une question piège ! Pourquoi n’arrivez-vous pas à jouer comme ce soir (et donc à gagner) à l’extérieur ?

Samme : Ce n’est pas le même public … tout est différent à l’extérieur …

MHD : Pourtant, c’est le même parquet !

Samme : Et alors …

MHD : Si c’est le même parquet, tout est pareil ! Tu renforces ta concentration pour te focaliser uniquement sur ce qui se passe sur le parquet.

Samme : C’est très différent. Tu vois LE PORTEL, ils ont perdu deux fois ici. Et quand ils jouent chez eux, ils sont différents. Ils sont plus à l’aise, plus agressifs. Ils sont dans leur jeu et sur leur parquet.

MHD : Pas de raison que vous ne puissiez reproduire ses sensations à l’extérieur pour gagner n’importe où. Vous aurez des matches à l’extérieur lors des Playoffs. Et c’est violent en général. Et si vous vous entraîniez comme pour les Playoffs ?

Samme : Comme tu as dû le remarquer, les matches deviennent de plus en plus physiques. Et les équipes du Top ne veulent plus perdre de matches, à l’instar de CHÂLONS-REIMS ou de BOULOGNE-SUR-MER par exemple.   

MHD : Donc, tout le monde est en route pour les Playoffs ! Je suis très heureuse pour toi. Une belle performance ce soir. Merci pour cette interview.

Samme : Thank you.

MHD

EN TETE DE RAQUETTE AVEC LESLY BENGABER

Interview de Lesly BENGABER après le match contre NANTES du vendredi 21 Février 2014

MHD : Bonsoir Lesly. Merci de t’arrêter. C’est notre première ! Et ton premier !

Lesly : Oui. Merci beaucoup de me recevoir. C’était la première officielle ce soir. J’ai commencé mardi dernier avec l’équipe en Coupe de France. Mais ce soir, c’était un match de championnat.

MHD : Tu te débrouilles bien. Tu t’es bien intégré.

Lesly : Oui. Pour l’instant, ça va. Maintenant, il faut que je reprenne mes marques avec les gars, avec l’équipe. Ça vient de plus en plus. Je me sens de mieux en mieux. Je pense que je peux apporter encore plus. Maintenant, l’équipe tourne bien comme ça.

MHD : Je pense que tu t’intègres vite.

Lesly : Je n’ai aucun problème là-dessus.

MHD : Alors, tu t’es fait à leur défense de fous !

Lesly : Il n’y a pas de problème. C’est un truc que j’aime faire. Les gens me connaissent pour ça, parce que je suis un fort défenseur sur l’homme et collectivement aussi. Donc, je n’ai pas eu de problème à m’intégrer aux systèmes de Rémy.

MHD : Ce soir, une défense ébroïcienne en place rapidement mais pas tout à fait opérationnelle en première mi-temps contrairement à la seconde mi-temps.

Lesly : Oui. C’est vrai. On avait des règles à respecter. Le coach nous avait donné des règles et on n’était pas forcément concentré sur les règles. On a joué plutôt un match d’attaque parce qu’on se sentait bien ce soir en attaque. La première mi-temps n’a donc pas été très bien défensivement mais on s’est rattrapé en seconde mi-temps. Ils ont seulement scoré 25 points en seconde mi-temps …(9 points au 3ème quart et 16 points au 4ème quart). Mais il faut qu’on arrive à cadenasser la défense dès le début du match pour plier les matches plus tôt, surtout si on veut aller loin.

MHD : Oui. Parce qu’entre nous, à part Allen DURHAM, y rament un petit peu.

Lesly : Ah ! Ah ! Ah ! Elle est pas mal celle-là ! DURHAM … rament … Ils rament aussi parce qu’on ne les a pas laissés s’installer.

MHD : En première mi-temps, ils ont quand même rentré les tirs extérieurs à 2 points et à 3 points.

Lesly : Ils ont été adroits parce qu’on les a laissés aussi. Mais si on avait été concentré sur l’homme et sur nos règles, ce sont des tirs qu’on n’était pas censé prendre. Donc, on les a laissés s’installer, prendre un peu confiance. Mais dès qu’on a cadenassé la défense, qu’on a respecté les règles et qu’on a verrouillé, ça a marché.

MHD : Une seconde mi-temps magnifique.

Lesly : Tout à fait.

MHD : Mais dis-moi, est-ce que tu arrives déjà à t’éclater ?

Lesly : Siiiiii. Ça commence bien. Je m’éclate déjà mais ça va monter petit à petit.

MHD : As-tu quelque chose à rajouter ?

Lesly : Je voulais remercier les fans et tout le monde de m’avoir si bien accueilli. J’ai vraiment été très bien accueilli dans le club. J’espère qu’on ira le plus loin possible. Pour l’instant, c’est tout ce que je peux dire. Ensuite, on verra, match après match.

MHD : Amuse-toi bien !

Lesly : Merci. C’est vrai que si tu ne prends pas de plaisir, il n’y a pas de résultats.

MHD : Je constate que nous avons la même philosophie. Youpi !

Lesly : À très bientôt.

MHD : À très bientôt et merci.

Lesly : Sans problème. Bonne soirée.

MHD

EN TETE DE RAQUETTE AVEC OLU ASHAOLU

L’Interview « disqualifiante » de Olu ASHAOLU après le match contre ROUEN du vendredi 7 Février 2014

ALM-Souffel (16)MHD : Bon alors, qu’est-ce qui s’est passé  avec Philippe Da Silva ? Qui est en tort ?

Olu : Philippe Da Silva a fait du flopping alors qu’il n’y avait qu’un petit contact. 

Définition du flopping : l’art de tomber après un petit contact.

Synonyme : tricherie – simulation.

MHD : Bref. Philippe Da Silva a fait son cinéma !

Olu : Oui.  

MHD : Et ça t’a énervé. 

Olu : Ce n’est pas ça qui m’a énervé. Ce sont les coups qu’il m’a donnés dès le premier quart-temps.

MHD : Et tu t’es énervé pour tous ces coups reçus auparavant. C’est son côté pernicieux. On le connaît tous pour son côté pernicieux.

Olu : Ah oui ?!

MHD : Bah oui. On le connaît tous sous cet angle. Il fait ça bien en plus. Il a du métier. Là, tu t’es laissé avoir comme un débutant ! Mais je vais peut-être éviter de t’énerver sur ce sujet …

Olu : Mais comme on gagne, ce n’est pas grave.

MHD : Mais tu as quand même perdu ton calme.

Olu : Ça arrive. C’est le basket.   

MHD : Qu’est-ce que tu as fait en attendant la fin du match ? Tu as regardé un concert de Lady Gaga ?

Olu : Héhé ! Je suis rentré aux vestiaires. J’ai pris une douche. Je me suis rhabillé.

MHD : Tu t’es fait chier ! Tu entendais quand même les clameurs, les sifflements répétés dès que Philippe Da Silva touchait le ballon …  

Olu : Oui. Je tendais l’oreille et j’entendais le public et je savais quand on marquait …

MHD : Mais tu sais que ça nous fait toujours plaisir de te voir fouler le parquet jusqu’à la fin des matches …!!!

Olu : Merci.  

MHD : Mais nous, on reste des amis pour toujours … 

Olu : Oui. Pour toujours !

MHD : Ouf ! Merci Olu. Bon courage et à bientôt.

Olu :  Merci. À bientôt.

MHD

EN TETE DE RAQUETTE AVEC PIERRE-ETIENNE DROUAULT

Interview de Pierre-Etienne DROUAULT après le match contre POITIERS du samedi 1er Février 2014

ALM-Poitiers (18)MHD : Bonsoir Pierre-Etienne. Ce soir, ça a été le Festival DROUAULT ! Après 13 minutes de jeu et à l’entame du 4ème quart, tu affiches seulement 2 points au compteur. Mais tu as appliqué ce que tu m’avais dit la dernière fois, après le match contre BOULAZAC du 24 janvier, c’est à dire tenter et encore et toujours. Et ça a marché ! C’est génial.

Pierre-Etienne : J’ai tenté en première mi-temps aussi … sans réussite. Et en deuxième mi-temps, quand je mets mon 3 points, ça m’a débloqué (Mesdames, messieurs, c’est le tir à 3 points réussis à 7 minutes environ de la fin du match). J’ai repris confiance et je me suis mis à retenter. En plus, Lahaou était pénalisé pour ses fautes et je savais qu’il fallait que je tienne la « baraque » entre guillemets jusqu’à ce qu’il revienne. Et ça a souri et c’est moi qui ai fini le match.

MHD : C’est toi qui le gagnes.  

Pierre-Etienne : C’est avant tout un travail d’équipe.

MHD : Je sais qu’on n’a pas le droit de le dire mais comme je me permets pas mal de choses, je le dis que c’est toi et ça n’engage que moi ! C’est donc toi qui gagnes le match.

Pierre-Etienne : C’est gentil. Mais moi, je continue à te dire que c’est toute l’équipe. Quoi qu’il en soit, je me suis dit qu’il fallait que je sois plus agressif. En deuxième mi-temps ça sourit, et c’est tant mieux car c’est un moment où on en avait besoin.

MHD : Faut effectivement tenter pour réussir.

Pierre-Etienne : Oui. Mais même en fin de match, je rate deux tirs. 

MHD : Tu rates mais tu réussis aussi beaucoup ! Mais si tu ne tentes pas, il ne se passe rien du tout.

Pierre-Etienne : C’est exactement ça. Il faut que je réussisse à tenter tout le temps même lorsque j’ai loupé avant. Là, tu vois, si je ne mets pas mon 3 points, je ne suis pas sûr de prendre les tirs que je prends à la fin du match. 

MHD : Oui mais ça aurait été dommage ! Non ?!

Pierre-Etienne : C’est sûr. Après, je pense que je marche à la confiance quand même et que c’est ce fameux tir à 3 points qui me relance.    

MHD : Et après, tu rebondis dans tous les secteurs du jeu mieux qu’une boule de flipper et tu remplis toutes les cases ! Tiens, regarde tes stats ! Tu marques quand même 12 points dans le dernier quart ! (J’allais oublier les 4 rebonds … ) C’est quand même une expérience intéressante si on se souvient de la première mi-temps où on s’est ennuyé à vous voir mal défendre, à vous voir faire des passes sans arrêt … À un moment donné, si vous attaquez, il faut attaquer le panier. En face, ils vous répondent avec une pseudo défense de zone qui s’individualise beaucoup puis qui se rassemble un peu ou un peu plus puis qui se défait à nouveau … C’est du gloubi-boulga ! On y trouve n’importe quoi !!!!  

Pierre-Etienne : C’est vrai que leur défense, c’était une individuelle mais ils flottaient beaucoup. Après, je pense que notre gros problème, quand on n’est pas agressif en défense, c’est qu’on ne prend pas confiance en défense. Et derrière, en attaque, c’est un peu pareil, on n’a pas de confiance et on ne tente pas des choses. 

MHD : Vous vous passez le ballon jusqu’au moment où vous tentez, à 5 secondes de la fin de la possession, un tir à 3 points. C’est vraiment trop risqué ! C’est pas possible !

Pierre-Etienne : Je pense que le fait de défendre sans être en confiance fait qu’en attaque, on n’ose pas jouer. Et on se retrouve à prendre des shoots en fin de possession. En seconde mi-temps, et particulièrement dans le 4ème quart-temps, le fait qu’on monte notre pression défensive, provoque, comme par hasard, une meilleure réussite aux tirs extérieurs comme aux tirs intérieurs. Et là, on commence à développer notre vrai jeu. 

MHD : Comme par hasard … Tu l’as bien dit …

Pierre-Etienne : On connaît notre mal. On fait de mauvaises premières mi-temps.

MHD : Oui parce que vous n’arrivez pas à installer correctement votre défense. On ne peut pas toujours gagner en courant après le score. Là, vous avez de la chance car vous avez eu du finish contrairement à cette équipe Poitevine qui n’ a pas eu un bouclage de match terrible.

Pierre-Etienne : Surtout, je pense qu’on a la chance d’être à domicile, porté par le public. Eux, ils commencent alors à douter un petit peu. C’est le même match que celui qu’on a fait à BOURG-EN-BRESSE la semaine dernière sauf qu’au lieu de perdre de 4 / 5 points, ce soir, on gagne de 4 / 5 points. 

MHD : À BOURG-EN-BRESSE, la semaine dernière, et d’après mes souvenirs d’ordinateur (bloqué parfois …) vous avez été très largement menés et dans les toutes premières minutes. Ils vous l’ont joué « Hé na ! » contrairement à ce soir. 

Pierre-Etienne : C’est un peu ça. Quand on joue à domicile, on arrive à peu près à limiter la casse. En revanche, quand on joue à l’extérieur et contre une des premières équipes du championnat, si on commence mal, on le paie cash.

MHD : Faudrait pas prendre cette vilaine habitude de croire qu’on peut renverser la vapeur dans les 4 dernières minutes. Et puis, ça met sous pression de courir après le score. Et en plus, c’est inutile puisque vous savez défendre ! Vous avez le niveau à vous rendre les choses plus faciles et vous vous les compliquez !

Pierre-Etienne : C’est ce que Rémy nous dit. Il dit que lorsqu’on est dans notre défense et que l’on fait ce que l’on doit faire, sur 5 minutes, un quart-temps ou plus, on met des volées, on revient et on creuse l’écart.  Mais ça ne dure qu’un petit laps de temps. Pour lui, si on arrive à le faire sur 40 minutes, ce sera compliqué pour les équipes adverses de venir nous battre ou alors elles feront un très gros match. Et dans ce cas, bravo à elles. 

MHD : Oui mais là, ce serait mérité qu’elles gagnent par rapport à ce que vous proposez vous-mêmes. Alors que là, si POITIERS avait gagné c’est parce que vous auriez mal joué par rapport à ce que vous pouvez rendre. Ça ne va pas.

Pierre-Etienne : Le gros problème actuel c’est que, même après une victoire, on sort du match en nourrissant des regrets car on se dit qu’on n’a pas été dans ce qu’on voulait faire et on le paie cash à l’extérieur pour l’instant. Même sans parler de fin de saison ou des Playoffs, si on veut juste exister, il faut commencer les matches dès le début. Sinon, on sait que, contre des grosses équipes, ça ne passera pas. 

MHD : Vous ne tiendrez pas. C’est clair. En plus, c’est ballot d’avoir des regrets quand on peut se faire plaisir en jouant son vrai jeu. Les regrets, ça ne sert finalement pas à grand chose sauf à broyer du négatif en se disant qu’on aurait pu être mieux. Alors, si j’ose dire, parce que c’est toujours facile … Y’a qu’à !

Pierre-Etienne : C’est ça ! Y’a qu’à ! On connaît le problème. À nous de le régler.

MHD : C’est un problème de concentration. Vous n’êtes pas concentrés en début de match.

Pierre-Etienne : Je ne sais pas si c’est un manque de concentration.

MHD : Bah, c’est quoi alors ? Faut analyser parce qu’il y a forcément quelque chose qui cloche pour que personne soit dans le timing en début de match. Et arrêtez de vous nourrir de regrets. C’est très négatif. Il faut essayer de faire tout ce qu’il faut pour réussir. Après, tu peux rater des choses mais si tu rates deux paniers et que tu en réussis trois ou quatre, t’es vachement gagnant et tu nourris pas de regrets derrière.

Pierre-Etienne : C’est ce que j’essaie de faire depuis quelques matches. Quoi qu’il arrive, je donne le maximum et ensuite, advienne que pourra. Au moins, quand je sors du match …

MHD : … Tu te dis que tu as fait tout ce que tu pouvais et tu ne nourris pas de regrets.

Pierre-Etienne : Et j’apprends beaucoup en me gérant comme ça. J’apprends des erreurs que je commets en première mi-temps et j’essaie d’éviter de les refaire en s

EN TETE DE RAQUETTE AVEC LAHAOU KONATE

Interview de Lahaou KONATE après le match contre BOULAZAC du vendredi 24 Janvier 2014

MHD : Bonsoir Lahaou. Et d’abord, des nouvelles de ton épaule. C’est rentré dans l’ordre ?

Lahaou : C’est rentré dans l’ordre. Pour l’instant, ça va. Je fais du renforcement, des soins kiné. Aucune douleur. Donc, c’est plutôt rassurant. 

MHD : Qu’est-ce que tu as comme chance d’être jeune parce qu’après, ça rouille là-dedans ! 

Lahaou : Arthrose etc, etc … Bon. C’est comme ça. C’est un métier où on sollicite beaucoup l’épaule. Donc, c’est un peu normal.

MHD : Alors, est-ce que ton titre de MVP du mois de décembre 2013, ça t’a tourné la tête ?

Lahaou : Ça m’a tourné la tête dans quel sens ?!!!

MHD : Est-ce que tu tombes plus facilement les filles ? Tiens, ça faisait longtemps que j’avais pas posé une question à la con !!!

Lahaou : Du tout. Loin de là !!!  

MHD : Menteur !!!

Lahaou : Sérieux. C’est un titre qui me fait super plaisir. Et ça montre le travail effectué depuis 2 ans et demi avec Rémy VALIN et tout le staff. Je prends ça comme une fierté. À côté, ça ne fait rien de plus, rien de moins.

MHD : Moi, je pense que ce titre t’a encore motivé davantage.

Lahaou : Oui. Je suis encore plus motivé. Maintenant, on a tous des objectifs individuels ici aussi. Je bosse pour et j’essaie de redoubler d’efforts pour maintenir ce rythme là.

MHD : Bon. Et le match de ce soir … Un peu compliqué ! Avec une défense un peu poreuse en première mi-temps …

Lahaou : Oui. On a du mal à rentrer dedans. Les joueurs de BOULAZAC sont bien en place. C’est une bonne équipe. Ça joue bien au basket. On savait un peu à quoi s’attendre. Il fallait – comme l’a dit le coach à la mi-temps – leur rentrer dedans. C’est ce qu’on a fait et on a montré un autre visage en seconde mi-temps. Et c’est ce qui nous a permis de resserrer la défense et de repasser devant.

MHD : Et ils gèrent moyen le money time.

Lahaou : Nous aussi. On les a laissé revenir. 

MHD : Vous avez quand même bien résisté !

Lahaou : Oui. On a bien résisté. C’est parce qu’on a bien défendu. C’est ce qui sauve la donne.

MHD : Une défense perdue et retrouvée !

Lahaou : On l’avait perdue depuis la rencontre à POITIERS (le 27 décembre).

MHD : Vous avez envoyé un avis de recherche ? Comment avez-vous fait pour la récupérer ?

Lahaou : C’est le coach qui nous a motivés cette semaine pour que nous retrouvions les bases, c’est à dire notre défense agressive.  

MHD : Le problème, c’est que ça constitue le socle de votre jeu.

Lahaou : C’est le visage de notre équipe. Quand on défend comme ça, les équipes ont un peu peur de nous rencontrer. Ils savent qu’on leur rentre dedans. Si on n’arrive pas à prendre l’ascendant mentalement sur nos adversaires en défense, c’est compliqué de gagner les matches après. Ça s’est vu face à ROUEN la semaine dernière.  

MHD : Oui. On a vu. On a bien regretté. Mais il vous reste le 7 février pour vous venger !

Lahaou : Oui. On va se venger ! Je l’ai encore en travers de la gorge.

MHD : Tu m’étonnes. Parce que cousin COURBY, il était content, lui ! Je peux te l’affirmer pour l’avoir interviewé après le match.

Lahaou : Ça ne m’étonne pas qu’il soit heureux …

MHD : Et ce soir, c’est vous qui stoppez la série de défaites.

Lahaou : C’était jamais deux sans trois. Mais après cette troisième défaite à ROUEN, il fallait se remotiver, et c’est ce qu’on a fait. Et on a retrouvé ce beau visage qu’on aime tant.

MHD : Et vous vous améliorez aussi aux tirs à 3 points (8/18 à 44%).

Lahaou : On a été meilleur aux 3 points parce que les timings de passe sont meilleurs. Et quand les timings de passe sont bons et que la confiance est là, ça rentre automatiquement. 

MHD : Avec ces deux atouts, vous voilà bien repartis.

Lahaou : Exactement. 

MHD : Je te laisse finir de regarder tes messages ! À bientôt ! Merci.

Lahaou : À bientôt.

MHD

EN TETE DE RAQUETTE AVEC PIERRE-ETIENNE DROUAULT

Interview de Pierre-Etienne DROUAULT après le match contre BOULAZAC du vendredi 24 Janvier 2014

MHD : Bonsoir Pierre-Etienne. Te voilà pour la deuxième fois de l’année MVP ! (La première fois, souvenez-vous, c’était lors du match contre ORCHIES à domicile) 

Pierre-Etienne : Je n’ai pas aimé le match que j’ai fait la semaine dernière à ROUEN et je me suis dit qu’il fallait faire mieux. Rémy m’a parlé un petit peu durant la semaine et il m’a dit qu’il fallait que je sois plus agressif que ce soit en attaque ou en défense, que je laisse moins de choses faciles. C’est ce que j’ai essayé de faire ce soir.

MHD : Avec succès …

Pierre-Etienne : … Oui. Mais outre les points et tout ça … ce qui est intéressant c’est que j’ai été plus dans l’énergie, dans l’engagement qu’au match précédent. Et c’est déjà une bonne chose. Après, la réussite vient souvent avec.   

MHD : En même temps, quand on tente des choses compliquées, quelquefois, on les rate de peu – parce que c’est au millimètre – mais cela permet d’apprendre comment les réussir pour une prochaine fois …

Pierre-Etienne : C’est ça. Et sur ce match-là, je peux me dire que j’ai apporté quelque chose même si j’ai raté autre chose. Au moins, je peux analyser le match en me disant que j’ai réussi cela, que je dois encore améliorer ceci alors que durant le match contre ROUEN, j’ai été un peu transparent. C’est surtout ça qui est embêtant. À moi maintenant de réussir à mettre dedans plus souvent qu’avant.

MHD : Mais il ne faut pas que votre défense se relâche. Si elle est moins percutante, comme en première mi-temps, les mecs peuvent cartonner à l’intérieur (à la mi-temps, 13/17 à 76% aux 2 points Int.). Si vous resserrez et qu’ils ne sont pas adroits à trois points – ce qui a été le cas à 4/17 (24%) – on a une petite chance de ne pas se planter.

Pierre-Etienne : Le basket, ce n’est pas seulement une question d’adresse mais aussi de rythme. Et quand on n’est pas vraiment dans notre défense à agresser les joueurs, derrière en attaque, on n’a pas de rythme, on ne met pas nos tirs, on perd des balles bêtes et eux sont en confiance dès qu’ils mettent des points et donc, défendent plus fort.  Si on arrive à inverser comme en seconde mi-temps, où nous avons défendu beaucoup plus fort, eux commencent à rater leurs shoots, nous, on reprend confiance et forcément, en attaque on est en rythme et les tirs commencent à rentrer. C’est ça qu’il faut réussir à faire tout le temps, avoir le même engagement qu’on avait en première partie de saison. On s’est retrouvé un petit peu aujourd’hui. C’est ce qu’on avait oublié sur les deux derniers matches contre AIX-MAURIENNE et ROUEN.

MHD : Mais le basket est un sport à rebondissements (…) parce que si vous perdez sec le premier quart (13-21), vous gagnez les 3 autres (18-16 / 25-14 / 21-17). Le plus gros écart en votre faveur sera dans le troisième quart où pourtant, c’était vraiment mal barré (en début de 3ème, ils mèneront de 10 points 33 à 43). Vous vous reprenez malgré tout avant d’attaquer le 4ème quart avec 5 points d’avance (56-51). C’est dans ce 3ème quart que vous marquerez le plus de points. Si j’osais, je dirais que c’est là que vous gagnez le match !

Pierre-Etienne : C’était un petit peu porte ouverte au début du match. Et Rémy nous a demandé à la mi-temps de durcir la défense. Après, on sait que notre grosse force, c’est la défense. Si on ne défend pas bien, tout notre jeu est mis en l’air. Au troisième quart temps, on a mieux défendu, on a mis plus de points, on a repris de la confiance. Et ensuite, dans le quatrième quart, on a vraiment réussi à bien serrer la défense. Eux, ils n’y arrivaient plus et nous, on était un peu euphorique. Et voilà.

MHD : Et en plus, à partir de la 39ème minute, Jason SIGGERS rate tout ce qu’il tente, et, notamment, un trois points qui auraient pu les ramener à un écart de 5 au lieu de 8 (72-64). Sans compter ses 3 fautes dans le dernier quart.

Pierre-Etienne : En première mi-temps, quand on le laisse jouer, c’est un bon joueur. Il va vite, il est adroit, il peut tout faire. Mais dès qu’on le bouscule un petit peu, je pense que c’est comme la majorité des joueurs, il n’aime pas ça et il commence à rater des tirs, il s’énerve et fait des fautes. Et c’est une grosse pièce offensive dans leur jeu. Donc, quand lui n’est pas bon, l’équipe a plus de mal aussi. Maintenant, il faut réussir à l’arrêter. En première mi-temps, on a vraiment eu du mal. Et en deuxième temps, on y est arrivé. Et comme par hasard, on a une défense qui est collective et quand on est à cinq sur le terrain à être durs en défense et concernés … je ne dis pas qu’il n’y a pas d’équipe qui peut nous dominer … mais on peut embêter toutes les équipes du championnat. 

MHD : Bravo. Parce que depuis le match à POITIERS avant la trêve, ça devenait un peu angoissant ces trois défaites consécutives en championnat.  

Pierre-Etienne : C’est ça. Mais je pense que le gros point positif – outre la victoire qui est vraiment très importante – c’est qu’on s’est retrouvé. On a retrouvé notre esprit d’équipe. Maintenant, à nous de le conserver jusqu’à la fin de la saison. Et si on continue à tous travailler dans le même sens, il n’y a pas de raison qu’on le perde.  

MHD : Bravo. Bravo. Bravo. Et merci.

Pierre-Etienne : À bientôt. Merci.

MHD