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26 mai 2013, 5 h 44 min
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En tête de raquette avec MHD

EN TETE DE RAQUETTE AVEC LAMINE SAMBE

Interview de Lamine SAMBE après le match contre BOURG-EN-BRESSE du vendredi 5 Avril 2013

MHD : Bonsoir Lamine. T’as vu ton éval ?   

Lamine : Non.

MHD : T’as pas vu ton éval ?!!!!!! C’est carrément top !!!

Tandis que Lamine regarde son éval, je comble le vide : 15 points à 6/9 dont 3/5 aux 3 points, 3 rebonds et 16 d’éval.

MHD : Alors … heureux ?!  

Lamine : Ouais. Super content.

MHD : T’as vu … quand tu prends les tirs et que tu ne doutes pas, ça marche tout seul.

Lamine : C’est sûr. Mais bon, après, c’est surtout un travail d’équipe. Je pense que l’équipe a fait en sorte qu’on soit tous en confiance.

MHD : Avec de belles éval d’équipe !    

Lamine : Ça fait vraiment plaisir.   

MHD : Vous avez tous des super éval. Et toi, en particulier, tu as super bien joué. Et on t’a vu moins hésitant que d’habitude. Ce qui m’agace. Tu le sais, je te l’ai dit.

Lamine : C’est vrai. C’est vrai. Les évaluations reflètent le match. On a eu un très bon passing game, on a eu une très forte défense. Donc, tout le monde s’est entraidé. Les évaluations confirment bien le travail qui a été fait par tous ce soir.

MHD : Ça veut dire que même si Jeremiah est un immense joueur, vous pouvez gagner sans Jeremiah.

Lamine : Exactement. On sait tous quelle importance Jeremiah a dans l’équipe, ça, on ne va pas lui enlever. Après, on a toujours nos armes et on a « favorisé » entre guillemets le collectif ce soir pour pouvoir combler ce manque.  

MHD : Et ça marche très bien. Cela veut dire que vous êtes tous des joueurs à fort potentiel. Le tout, c’est de le savoir et de le laisser éclater au grand jour. Et là, tu es en bonne voie.

Lamine : Oui. J’espère que ça va continuer. Déjà mentalement, je suis un peu plus relâché et un peu plus confiant. Après, ça suit. Mais il faut souligner une fois encore que c’est toute l’équipe qui créé cette confiance permettant aux tirs de venir à toi sans que tu aies forcément besoin d’aller les chercher. 

MHD : Oui mais enfin, c’est quand même toi qui les marques ! Certes, tu es bien placé. C’est ça le truc !!! Quand tout le monde joue bien, tout le monde est bien placé et donc, tout rentre.   

Lamine : Oui. C’est exactement ça.

MHD : Mais quand même, tu as mesuré l’étendue de ton potentiel ? Tu es plutôt impressionnant.

Lamine : Bah … mesuré …

MHD : À mon avis, là, tu n’es même pas à la moitié de ce que tu peux faire.

Lamine : Oui. Je pense. Maintenant, il faut que ça devienne régulier, constant et que ça arrive le plus souvent possible.

MHD : Et encore mieux. Là, c’est très bien mais tu peux faire encore mieux. Parce que c’est le match qu’on attendait et que tu attendais aussi. Tes bobos, c’est derrière. Et maintenant, c’est à fond la caisse.

Lamine : Oui. On laisse le passé derrière pour se concentrer sur le présent et le futur.

MHD : Bon. T’es content.

Lamine : Oui. Je suis content.

MHD : Donc, ça va te redonner deux fois plus confiance pour le prochain match (à DENAIN, le 12 avril).

Lamine : J’espère. Déjà mentalement, je sais que je vais être là. Et après, on va suivre et on va travailler cette semaine comme on a travaillé la semaine dernière pour pouvoir reproduire le même match, voire mieux.

MHD : C’est ce que j’ai dit à Gary : c’est de la faute de personne si Jeremiah est absent mais, en même temps, révélez-vous ! C’est le moment.

Lamine : C’est sûr. C’est sûr.

MHD : À fond.

Lamine : À fond.

MHD : Merci. À bientôt.

Lamine : De rien. À bientôt.

MHD

EN TETE DE RAQUETTE AVEC GARY FLORIMONT

Interview de Gary FLORIMONT après le match contre BOURG-EN-BRESSE du vendredi 5 Avril 2013

MHD : Bonsoir Gary et merci. Ton rôle n’était pas facile ce soir. C’est vrai ?! Remplacer Jeremiah … C’est ça le truc !

Gary : Les gens ne se rendent pas compte. Je suis en rotation avec les deux meilleurs intérieurs du championnat (Jeremiah WOOD et Steeve Ho You Fat). Alors forcément, quand on rentre, on a un petit peu de pression car on sait qu’on ne joue pas forcément 30 minutes à tous les matches. Et quand je rentre en début de match, je suis un petit peu mal parce que tout le monde ne peut pas faire du Jeremiah WOOD. Voilà. Quand je rentre au début, je fais un peu des bêtises. Le coach me sort. Et ensuite, lorsque je rentre à nouveau, je me dis que ce n’est pas grave.

MHD : Non. Ce n’est pas grave. Et surtout, ce qui est génial c’est que ça fait 19 points, 11 rebonds et 17 d’éval. On va dire que c’est une première ! En fait, ce soir, tu es le second rôle qui monte sur la scène.

Gary : C’est la deuxième fois de l’année que je joue plus de trente minutes. La première fois, c’était déjà contre BOURG. 

MHD : Et déjà, vous auriez pu gagner, même sans Jeremiah.

Gary : C’est vrai qu’on aurait pu gagner mais on a été rattrapé par notre manque d’expérience sur la fin du match. Les 5 dernières minutes, on déjoue un peu et on l’a payé. Mais ce soir, tout le monde a mis la main à la pâte, surtout défensivement. C’était les consignes du coach.

MHD : C’était génial. Ils n’y sont jamais arrivés … Ce que je voulais te dire c’est que, de temps en temps, il y a des gens qui ont remplacé au pied levé la vedette et qui ont saisi l’opportunité pour devenir, eux-mêmes, d’immenses vedettes ! Donc, de temps en temps, le malheur des uns fait le bonheur des autres. Là, tu es en pleine bourre. En conséquence de quoi … joue ta chance à fond ! Et tu as montré que tu pouvais ce soir. C’est ça qui est très important.

Gary : On ne va pas dire que je vais tenter ma chance mais je vais tout faire pour essayer de remplacer Jeremiah au sein de l’équipe afin que l’équipe tourne le mieux possible sachant qu’on a des échéances sur la fin de saison. Mais la question n’est pas d’être la vedette ou pas. Aujourd’hui, on a un parcours de fous et on le doit en partie à Jeremiah. C’est dommage qu’il soit blessé. Je ne sais pas trop où il en est. J’espère que ce n’est pas trop grave et qu’il pourra revenir rapidement.

MHD : En tout cas, il ne pose pas la jambe droite ce soir.

Gary : Ça fait toujours – si je peux me permettre – chier de perdre un copain sur une blessure. Moi-même, l’année dernière à cette période, je m’étais blessé au genou. Je sais donc un peu ce que c’est. Surtout, on connaît l’amour qu’a Jeremiah pour le jeu. Je pense qu’il devait se languir sur le banc de nous voir jouer sans pouvoir mettre la main à la pâte. 

MHD : Il était certainement heureux de voir que vous ne gâchez pas l’excellent travail que tout le monde a accompli, je dirai, sous sa férule, depuis le début de la saison. En fait, le plus bel hommage que vous puissiez lui rendre, c’est de gagner les derniers matches !

Gary : C’est certain que lorsqu’on a un copain sur le côté, on a envie qu’il soit fier de nous. On veut lui montrer qu’on ne baisse pas la tête et qu’au contraire, on garde la tête haute pour lui. On sait qu’en ce moment, même si c’est quelqu’un qui ne le montre pas, ça ne doit pas être facile pour lui. Je sais ce que c’est qu’une blessure au genou. On se pose beaucoup de questions, surtout quand on est un joueur intérieur. J’espère, on espère tous, que ce n’est pas très grave. On attend son retour avec impatience.  

MHD : Oui mais je redis ce que j’avais dit à Lahaou quand je l’avais interviewé lors du match à domicile qui a suivi la défaite à BOURG : vous pouvez gagner sans Jeremiah. Je ne minimise pas le rôle de Jeremiah – je l’ai bien sûr parfaitement compris. Et ce soir, vous faites la preuve que vous pouvez gagner sans Jeremiah. Et en plus, vous gagnez en menant dès le début. Pour tout t’avouer, ça m’énerve ces matches où vous vous dépouillez comme des malades pour revenir au score. D’abord, c’est super fatigant et ça ébranle aussi la confiance.

Gary : Oui mais on le fait pour mettre un peu de suspense et pour que les gens travaillent un peu leur cœur dans la salle !!! 

MHD : Moi quand je veux du suspense, je regarde Hercule POIROT !!! Ça va !!! Hahaha !!!  

Gary : C’est sûr qu’on a pris le match par le bon bout. On s’est dit que comme il manquait un joueur, il fallait compenser par de l’intensité. On va faire des bêtises, c’est vrai, parce qu’il nous manque notre leader, mais on va essayer de mettre un peu plus d’intensité, un peu plus de dialogue sur le terrain, d’être un peu plus solidaire. Et ça a marché. Comme tu le dis, oui, on peut gagner sans Jeremiah parce qu’on est une équipe. Cela fait un an et demi qu’on travaille ensemble. Et voilà. Ce soir, on a gagné et avec la manière. Donc, franchement, c’est super.

MHD : Parce que BOURG a une éval collective de 60 dont 35 pour Jason FORTE. À côté de ça, à l’ALM EVREUX, on a 6 joueurs entre 13 et 18 d’éval. C’est ça qui est très important. Ça veut dire que ce soir, tout le monde a super bien joué sa partition. (Je n’ai pas oublié Steeve et son 25 d’éval mesdames messieurs !).

Gary : C’est vrai. Le coach nous a dit en début de match qu’il fallait que tout le monde donne un peu plus en défense, en attaque, dans les passes décisives. Et c’est ce qu’on a fait ce soir. 

MHD : Et ça donne un match équilibré. On ne se dit pas : bon, y’a Jeremiah quoi !!!

Gary : Oui. C’est vrai. 

MHD : Donc, c’est une autre approche de match qui fonctionne très bien.

Gary : Oui. On a pris le match différemment parce qu’il manquait un joueur. Je pense que le public a pris du plaisir aussi à nous voir jouer comme ça.

MHD : Ah, c’était un match magnifique. On a vu que vous étiez tous à fond. On a vu aussi que ce qui ne marchait pas était remplacé par quelque chose qui marchait. On a constaté que ceux qui ne peuvent pas forcément tout le temps s’exprimer parce qu’il y a un gros gros leader, ont pu s’exprimer ce soir. C’est ce que je t’ai dit : allez-y à fond. Je pense que, finalement, même si c’est un malheur – parce que c’est un très grand joueur et j’ai un immense respect pour Jeremiah – vous avez une carte à jouer et un jeu à développer et vous allez pouvoir vous éclater. De temps en temps, ça fait de l’air quand le super doué n’est pas là. Et ça oblige à trouver d’autres astuces. Et ça réveille des gens.

Gary : C’est vrai.

MHD : Mais j’en suis sûre !!!

Gary : Et  je n’ai rien à rajouter à ce que tu dis là !!! Tu as tout dit !

MHD : Bah oui j’ai tout dit !

Gary : Alors, je conclus : Allez l’ALM !

MHD : Allez l’ALM ! À bientôt. Je suis ravie de t’avoir à nouveau interviewé.

Gary : Merci. C’est gentil.

MHD : À bientôt.

Gary : Bye.  

MHD

EN TETE DE RAQUETTE AVEC DRAKE REED

Interview de Drake REED après le match contre PAU du vendredi 22 Mars 2013

MHD : Mon Dieu. C’était violent ! PAU joue vraiment violemment. Ton œil, ça va ? Tu as encore toutes tes dents ?!

Drake : Oui. Tout va bien !!! Il y a des matches très physiques. Et c’en était un. On veut la première place, ils veulent la première place. Donc, il est tout à fait normal que ce match ait eu une telle intensité physique des deux côtés.

MHD : Mory CORREA m’a dit qu’EVREUX avait été plus violent que PAU et je lui ai répondu que je n’étais pas d’accord et que j’avais trouvé PAU bien plus agressif !!! Qu’en penses-tu ?

Drake : Hahaha !!! Je ne sais pas quelle équipe a été la plus agressive. Je suis juste content qu’on ait gagné. 

MHD : Tu as bien joué ce soir. Superman le sauveur au service du basket !

Drake : Je ne dirais pas ça mais plutôt que c’était un bon match de la part de toute l’équipe. PAU a très bien su contenir WOOD et, comme ils ont une bonne défense, nous avons tous essayé de rendre le jeu plus facile en faisant les meilleures passes possibles. On voulait aussi ralentir PAU en défendant bien à notre tour parce qu’ils revenaient au score très vite et qu’on ne voulait pas leur laisser l’avantage …

MHD : Et la fin du match est un peu curieuse. Non ? Que s’est-il passé exactement ? 

Drake : J’ai commis une faute sur la dernière possession. Sur le moment, je n’ai pas réalisé qu’il fallait qu’on gagne de plus d’un point. Je le savais et j’ai oublié. J’en assume la responsabilité.

MHD : À chaque match ou presque, vous n’arrivez pas à mener de bout en bout. Et lorsque finalement, vous menez de 6 ou 7 points, il est fréquent que l’équipe adverse revienne au score. Comment expliques-tu ce phénomène ? (Mesdames, messieurs, je vous l’avoue humblement : en anglais, ma question fut moins chiadée mais néanmoins comprise !!!)

Drake : C’est très difficile de contrôler un match du début à la fin. Qui peut faire ça ? On aimerait bien mener pendant tout le match et gagner le match ! Mais les équipes adverses sont également des équipes professionnelles et ne laissent pas leur place non plus. Et même si on respecte l’équipe adverse, on saisit toutes les chances pour l’emporter. Dans une équipe, tu as des coaches, 10 gars qui connaissent le métier. Malgré tout, et tu l’as bien vu ce soir, un peu de relâchement, une mauvaise décision et l’équipe adverse revient au score. C’est la même chose pour nous comme pour les autres équipes. Et puis, en PRO B, la différence est ténue entre l’équipe en tête et celle qui est classée dans les 10èmes. Dans chaque équipe, il y a 7 ou 8 joueurs qui jouent vraiment bien. Lors de chaque match, tu dois rester concentré parce que sinon, après avoir perdu 3 ou 4 matches, tu peux te retrouver dans le bas du classement.     

MHD : Vous êtes-vous entraînés spécialement pour ce match ?

Drake : Je ne sais pas si on s’est entraîné plus dur pour celui-là que pour les autres. Rémy fait du très bon travail. Les joueurs de PAU défendent tous bien. On a fait du mieux que l’on a pu. Et quand Rémy nous a dit de défendre sur eux, PAU  a eu du mal à marquer. Je suis entraîné par Rémy depuis 3 ans et chaque année, il s’améliore de façon significative. Et depuis les 5 ou 6 derniers matches, il est parmi les meilleurs coaches grâce à sa préparation pour les matches. Il a mérité ce qui arrive à EVREUX maintenant.  

MHD : Vous voici co-leaders (ou presque …). Comment ça se gère ? Qu’est-ce que tu ressens ? Une certaine pression ? Ça t’effraie un peu ?

Drake : Je ne pense pas que ce soit de la pression. La pression pour moi, ce serait de me casser de la Pro B demain et de ne pas avoir d’argent aujourd’hui. Jouer dans une bonne équipe et dans une ligue de professionnels, c’est vivre un rêve et ce n’est pas vraiment de la pression ! On est encore une équipe très jeune et on joue chaque week-end de mieux en mieux. On est une équipe redoutée pour les 6 matches restant à jouer avant les playoffs. 

MHD : Vous connaissez votre valeur mais dans le même temps, vous restez humbles.

Drake : La vie doit être menée de façon humble car un jour, tu es au top et le lendemain tu peux t’écrouler et de la même façon, tu peux être en bas et remonter. On ne gagne pas les matches de 30 points mais seulement de quelques points, 3 points, 4 points, 1 point. Il faut donc rester concentré chaque semaine.   

MHD : Vous faites vraiment une superbe saison.

Drake : Ce sera une superbe saison quand elle sera terminée !!!

MHD : Oui. Je sais. Il reste 6 matches à jouer !!!

Drake : Et ce sera une saison réussie si nous finissons fort. Et 6 matches, cela représente encore un bon nombre de matches ! Et on ne parle pas pour l’instant de ce qui pourrait se passer en mai ou en juin. On reste concentré sur le match à venir. On est au jour le jour.

MHD : Je pense que c’est la bonne méthode.

Drake : Oui. Le passé est derrière et l’avenir ne doit pas être envisagé avec trop de précipitations. On va d’abord vivre le moment présent.

MHD : Oui. Je comprends. Donc, je récapitule : la saison est très réussie pour l’instant et elle le sera sans aucun doute dans l’avenir, à commencer par les 6 matches de championnat restant !!!

Drake : On est une équipe très confiante. Et puis, il y a quelque chose qui existe entre nous et qui s’appelle la camaraderie. Quand l’un d’entre nous a une baisse de tonus, il y en a toujours un pour lui remonter le moral. On s’apprécie et c’est important de s’entendre aussi bien et d’ailleurs, cette entente se retrouve en championnat et c’est un plus.    

MHD : Thank you Drake.

Drake : Thank you MHD. Au revoir !

MHD

EN TETE DE RAQUETTE AVEC MORY CORREA

Interview « vieux pote sympa » : Mory CORREA après le match contre PAU-LACQ-ORTHEZ du vendredi 22 Mars 2013

MHD : Bonsoir Mory. D’abord, je te demande comment tu vas ?!   

Mory : Écoute, ça va très bien. C’est juste un peu frustrant de perdre ce match là. Sinon, à part ça … ça va. 

MHD : Vous jouez très en force. C’est très violent …    

Mory :

MHD : Oh si. Vous êtes quand même assez violents … 

Mory : L’équipe d’EVREUX est pareil. Ils sont encore plus violents que nous !

MHD : Tu as trouvé ?! Moi, j’ai trouvé que c’était le contraire !  

Mory : Non. Franchement, ça a été un combat d’hommes. C’est normal d’être violent dans ce genre de match. Tout le monde veut gagner. C’est clair qu’aujourd’hui, l’intensité était au rendez-vous et ça a donné un bon match. Je sais que le public a savouré ce match là.

MHD : En tout cas, ça veut dire que la place de premier, c’est jamais acquis ?!

Mory : C’est clair vu que lors du premier match, on a gagné d’un point et là, ils  ont gagné d’un point. Donc, je ne sais pas comment ils vont faire leurs comptes pour donner la première place. Mais bon, on a encore des matches durs. La semaine prochaine, on joue contre CHÂLONS-REIMS. On va plus se focaliser là-dessus que sur la première place et puis voilà. On va continuer notre petit bout de chemin.

MHD : Parce que, pour des premiers, vous vous faites quand même ramasser. Par exemple, BOULOGNE-SUR-MER vous a bien atomisés (BOULOGNE a gagné 86 à 70 à domicile le 9 mars dernier).

Mory : Ils nous ont atomisés parce qu’on n’a pas été au rendez-vous de ce match là. On n’a pas été intense comme on est habituellement. C’est donc pour ça qu’on a pris l’eau là-bas. Après, quand tu joues la première place, il y a parfois des moments de relâchement. Contre BOULOGNE, on s’est relâché. Contre AIX-MAURIENNE, on s’est relâché (AIX gagne à domicile 76-75 le 12 février dernier). Il y a donc eu quelques remises en question. Mais maintenant, il nous reste 6 matches et il n’y aura pas de place pour les relâchements. Il faudra donc tout donner.

MHD : Ce n’est pas sûr que vous finissiez en tête en fait ! Héhé ! Tout reste à faire !!!

Mory : On a été en tête pendant toute la saison et on va le rester pendant toute la saison.   

MHD : Bah non !!! Hahaha !!!  

Mory : Ah si.

MHD : Alors … comment analyses-tu cette équipe d’EVREUX ? Un axe 1 – 5 génial. Force physique assez top. Parce que dis donc, ils ont tenu !  

Mory : Oui. Ils ont tenu. Ils ont toujours eu une très très bonne défense. Après, quand il s’agit de gagner des matches, je pense que c’est HANNAH qui fait la différence. Steeve et WOOD font le boulot mais quand il s’agit de gagner les matches, c’est HANNAH. Franchement, on n’a pas eu de réponse en défense sur lui.   

MHD : Il passe partout Clevin !!! Et puis, il est rapide et top. Mais parlons de toi. Ça va mieux ton mollet ?   

Mory : Ça va mieux. J’ai eu du mal à revenir.   

MHD : Tu as souvent des pépins en début de saison. Il y a 3 ans, c’était le pied.  

Mory : Oui. Le mollet, c’était chiant aussi. Mais maintenant, ça va, je suis en forme.

MHD : Alors, qu’est-ce que ça fait de passer de LIEVIN (N1) à PAU ? Grand écart facial ! Aïe !!! Mes adducteurs !!! 

Mory : Ce sont effectivement les extrêmes ! Et c’est juste un mal pour un bien ! Je suis content d’avoir retrouvé la Pro B. Une équipe comme PAU, tu vois, c’est de la chance. J’ai saisi l’opportunité.

MHD : Et qu’est-ce que ça t’a apporté d’intégrer une telle équipe ?

Mory : Écoute, ça m’a apporté beaucoup de confiance en moi. Et surtout, j’ai réalisé que rien n’était jamais perdu. Il faut donc toujours continuer à travailler et un jour ça finit par payer.

MHD : Bon, globalement, tu es content de la saison que tu fais.

Mory : LIEVIN a déposé le bilan. C’est triste. Moi, j’ai bien rebondi. Tout ça, c’est de l’histoire ancienne maintenant.

MHD : Et en plus, à PAU, tu es beaucoup employé !!!

Mory : J’ai un très très bon rôle, tu vois, qui est basé sur la défense. Mais ce soir, tu sais, je suis vraiment dégoûté parce que j’ai été pénalisé sur des actions … bon … voilà … Sur des matches comme celui-là, tu ne siffles pas ça. Et je suis déçu d’avoir été sifflé comme ça. C’est tout. Sinon, j’ai mis de l’intensité et ils me sifflent des fautes sur des psuuu … 

MHD : Et après, ça casse ton rythme et tu fais gaffe pour ne pas sortir avec 3 fautes dans la gueule au bout de 5 minutes quoi.

Mory : Exactement. Après, je ne suis pas déçu de la façon dont j’ai défendu ce soir. J’ai tout donné. Mais des trucs comme ça, ça joue sur ton mental …   

MHD : Il te reste 6 matches pour gommer cette déception. On te fait confiance.

Mory : Je pense que ça va aller. Je pense que le visage qu’on a montré ce soir, à savoir qu’on s’est battu jusqu’à la dernière minute,  démontre que si on joue comme ça le reste de la saison, ça va être seulement du positif pour nous.

MHD : On vous le souhaite. Et que le meilleur gagne ! Ce soir, c’était nous. Allez, je triomphe un peu !!! Excuse-moi.

Mory : Non. Ne t’excuse pas. C’est une bonne victoire pour EVREUX.

MHD : Un point à l’aller. Un point au retour. Et tac. Et pif. Et toc. Et pouf. Merci beaucoup Mory. Tu es toujours aussi sympa. J’adore.

 Mory : De rien. Merci MHD.

MHD

EN TETE DE RAQUETTE AVEC MEREDIS HOUMOUNOU

Interview « MHD passe à l’ennemi » : Mérédis HOUMOUNOU après le match contre AIX-MAURIENNE du vendredi 8 mars 2013

MHD : Bonsoir Mérédis et merci de venir à mon micro. Un plaisir de te retrouver.   

Mérédis : C’est un plaisir d’être ici aussi, de revenir à EVREUX.   

MHD : L’ambiance est toujours folle ! Hein ?!      

Mérédis : Ouais. Il y a toujours une bonne ambiance, on voit les gens. C’est sympathique.   

MHD : Alors dis-moi, ce match, il n’est pas terrible en fait. Ça pouvait être vous ou nous … qui allions gagner.

Mérédis : Nous, on est bien rentré dedans tandis qu’EVREUX est en difficulté. C’est rare de les voir comme ça. C’est rare que nous, nous soyons aussi organisés. C’était un match serré, difficile. On savait que ça allait se jouer à la fin. Après, les joueurs d’EVREUX, ils ont la confiance avec eux et les fins de matches … ils connaissent. Nous, on a perdu pas mal de matches à la fin. Voilà. Encore un de plus à rajouter. C’est tout.

MHD : En plus, vous avez une adresse un peu déficiente. Je ne parle pas de toi qui as été un des meilleurs scoreurs ce soir (12 points).  

Mérédis : Mais c’est vrai que l’on a toujours ce problème d’adresse que l’on compense par une défense assez agressive.  

MHD : Mais ce soir, on va finir par être meilleur que vous …   

Mérédis : Oui. Finalement, c’est vraiment deux ou trois erreurs d’inattention et de concentration qui font qu’on se retrouve derrière.

MHD : Il y a le tir à 3 points de Clevin HANNAH, l’interception de Drake REED, le tir à 3 points de Guillaume COSTENTIN et pour finir, les 2 lancers-francs réussis de Clevin HANNAH. Et ça résume les 2 dernières minutes du match.    

Mérédis : Ça résume effectivement la fin du match. Il faudrait qu’à la dernière minute, on garde la tête froide et qu’on arrive à jouer avec lucidité pour faire moins d’erreurs. Et on n’y est pas arrivé. EVREUX en a donc profité parce que c’est une bonne équipe, une équipe en confiance et portée par le public.    

MHD : À ton avis, quels sont les points forts d’EVREUX quand tu analyses le match de ce soir ?

Mérédis : Les points forts d’EVREUX, c’est un peu partout ! Ils ont un très bon axe 1 – 5. Ils ont des joueurs complets. Ils sont super agressifs. Et quand ils se passent le ballon, c’est difficile de les jouer. Tout simplement.     

MHD : Vous avez pourtant une défense hard dans la raquette.  

Mérédis : Oui. On a une défense hard.

MHD : Et vous êtes arrivés à nous déstabiliser.  

Mérédis : C’était le but ! Maintenant, ils s’en sont bien sortis vu qu’ils ont la victoire au bout.

MHD : Vous, c’est le manque d’adresse et de réussite à la fin dû à un manque de confiance.  

Mérédis : C’est ça. Le manque d’adresse et des pertes de balle à des moments clés. C’est la gestion de fin de match …

MHD : Toi, tu as bien progressé. Te voilà à 10,6 d’évaluation pour ta deuxième saison à AIX. C’est pas mal. On suit les anciens … faut pas croire !!!

Mérédis : Non. Ça va. C’est pas mal. Je suis assez satisfait et j’espère que je vais continuer à progresser.

MHD : Et dis-moi, en plus, tu t’es bien éclaté aux championnats du monde 3 X 3 cet été ! (médaille d’or mixte et médaille d’argent homme)

Mérédis : Oui. C’était une expérience géniale avec un groupe extraordinaire. On a vécu des moments forts et intenses parce que c’était tout nouveau. C’est vraiment une grande expérience avec des médailles à la clé.   

MHD : Et pour la saison prochaine, tu te vois toujours dans cette équipe d’AIX ?

Mérédis : Je n’en ai aucune idée. Franchement, pour le moment, je n’ai pas du tout pensé à l’année prochaine. Il reste des matches pour essayer de se qualifier pour les playoffs et c’est ce qui m’importe. Après, l’année prochaine, pour moi, c’est encore loin. J’y penserai à ce moment-là.

MHD : Moi, je suis toujours époustouflée par tes qualités physiques. Tu es vif, tu décolles, tu es coordonné …

Mérédis : Je décolle un peu moins qu’avant !

MHD : Je pense que tu décolles moins parce que tu es plus dans le match. Tu n’es pas à prendre un grand élan pour décoller un max et arriver à prendre un ballon au-dessus du panier. Ton jeu est plus construit. 

Mérédis : Oui. Je suis plus posé dans mon jeu. C’est ce que j’essaie de faire.

MHD : Je te remercie Mérédis. Et que le meilleur gagne pour la prochaine fois !!! À bientôt. Au revoir.

Mérédis : Merci. Au revoir.  

MHD

EN TETE DE RAQUETTE AVEC GUILLAUME COSTENTIN

Interview « triturante » de capitaine Guillaume après le match contre AIX-MAURIENNE du vendredi 8 mars 2013

MHD : Bonsoir Guillaume. C’est ce que je me disais après ce match, je pense que je vais aller faire un check-up avant la fin de la saison. Et si ma mutuelle me rembourse pas tout, je vous demanderai de contribuer à mes frais médicaux !!!  

Guillaume : En fait, nous, on participe au bon entretien des cœurs ! Le cœur est un muscle et il faut le faire beaucoup travailler pour éviter justement …   

MHD : … Oh, il a beaucoup travaillé ce soir !!!     

Guillaume : Comme ça, tout le monde va passer une bonne nuit et tout le monde va profiter du week-end !  

MHD : On va profiter du week-end d’autant que vous avez gagné. Mais franchement, c’était un peu pourri …

Guillaume : Disons qu’il y a eu deux matches en un et deux visages de l’ALM EVREUX. La première mi-temps, on est passé au travers.

MHD : Le second quart temps a été très très dur …  

Guillaume : On est passé un peu au travers sur les deux côtés du terrain. On était en dehors des consignes.  

MHD : Mais surtout, il n’y avait pas de rythme. On avait l’impression que c’était un non rythme.  

Guillaume : Ouais. Peut-être …

MHD : … Ça jouait lentement. Ça jouait bizarre. C’est comme si l’équipe adverse vous avait imprimé un faux rythme. Je me disais mais qu’est-ce qu’ils font ? Ils jouent au ralenti comme les autres ! Et les joueurs d’AIX, ils étaient plantés dans la raquette et ils attendaient.   

Guillaume : Le plus important, c’est qu’on ait réussi à gagner.   

MHD : Ça se joue quand même dans les deux dernières minutes, la victoire. Il faut vraiment que vous soyez une équipe fantastique mais il faut aussi avoir un bol incroyable … Clevin plante un tir à 3 points et vous revenez à – 1 au score (55-56). Tu marques toi aussi à 3 points et on mène de 2 points (58-56). Drake réussit une superbe interception et Clevin réussit ses 2 lancers-francs. On gagne donc 60 à 56.

Guillaume : On est parti de très loin.  

MHD : Vous avez été menés jusqu’à – 14 d’écart (25-39). C’est de la folie ! Ça veut dire que vous avez quand même …

Guillaume : … De la ressource ! Et puis, ça confirme que lorsqu’on est appliqué et qu’on a vraiment envie de s’investir sur les deux côtés du terrain, de s’investir en défense et d’appliquer juste ce qu’on a demandé en attaque, ça marche. Alors que quand on s’entête ou lorsque l’on est hors rythme, c’est plus difficile parce qu’on redevient une équipe …  

MHD : … Où il n’y a rien qui rentre. C’est toujours le même problème.

Guillaume : C’est bien, il y a l’euphorie de la victoire. On est content. Mais il ne faut tout de même pas oublier qu’on a fait un énorme chemin pour revenir dans le match. Et il ne faut pas oublier non plus les causes de cette difficulté.

MHD : J’ai eu un peu l’impression que vous en reveniez à ces matches de début de saison que vous avez gagnés dans la dernière minute après avoir cravaché comme des bêtes pour remonter. Je vous ai vus à BOULOGNE, je vous ai vus à ROUEN … 

Guillaume : Ça ressemble plus au match à BOULOGNE.

MHD : À ROUEN, j’ai trouvé que c’était terrible … Ils vous en ont mis plein la gueule pendant presque tout le match dans leur Kindarena …

Guillaume : C’est là qu’on montre que peut-être on a du caractère et que ça ne nous correspond pas quand on est largué comme ça et qu’on a vraiment envie de faire quelque chose cette saison. On aurait pu complètement s’effondrer à la mi-temps et prendre une grosse valise alors que, pour nous, pour notre orgueil, pour les fans, on avait à cœur de montrer un autre visage en deuxième mi-temps.

MHD : Ça, c’est le côté positif et je suis d’accord. Mais, pour éviter ce genre de matches – parce que ça marche un certain temps puis, à un moment, ça foire – qu’est-ce qu’on fait pour revenir à un état où, dès le départ on est concentré et où on applique les consignes de jeu ? C’est pas moi qui le dis, c’est toi qui m’avoues que vous n’appliquez pas les consignes. Comment on fait pour pas les appliquer ? Et comment on fait pour les appliquer ?

Guillaume : C’est provoqué par l’équipe adverse et on manque de lucidité parce qu’on n’est peut-être pas prêt, comme là ce soir c’était un combat physique, on a été pris à la gorge d’entrée. Ça nous a perturbés. 

MHD : Le truc, c’est peut-être de faire déjouer rapidement l’adversaire. Vous avez suffisamment de systèmes de jeu et de niaque pour cela. Là, vous avez déjoué cette équipe sur la confiance mais in extremis quand même.

Guillaume : Mais tout ce qui est théorique, c’est beau, c’est sur le papier mais on a beau avoir tous les systèmes et tous les plans de jeu, si déjà, dans un  premier temps, on ne répond pas physiquement, on se met dans la difficulté. Et c’est exactement ce qui s’est passé. On les a laissés imposer leur rythme, on les a laissés prendre des rebonds offensifs en première mi-temps et on n’a pas réussi à mettre la balle là où il fallait pour contrer leur défense agressive. On en a parlé à la mi-temps et on a rectifié le tir. Et puis après, on a fait les choses petit à petit. On a mis du temps mais …

MHD : … Ça a fini par payer. Et puis, ils n’ont pas été particulièrement adroits …

Guillaume : Ils ne mettent que 16 points en seconde mi-temps et c’est une bonne performance de notre part (33 points de l’ALM EVREUX en seconde mi-temps).

MHD : Je suis d’accord mais le même genre d’équipe avec une adresse folle et … 

Guillaume : … C’est pas possible !!!

MHD : Oui. Vous auriez été faits !!! Bon. Chouette. Ils n’ont pas été adroits !!! Ça fait aussi partie du jeu !!!

Guillaume : Tout à fait.

MHD : Bref. Vous avez gagné et on est super heureux. Mais moi, j’aime bien triturer et en plus, j’ai le capitaine … alors, je m’en donne à cœur joie. Merci beaucoup à toi.

Guillaume : Ça marche ! Bonne soirée.

MHD : Bonne soirée.

MHD

EN TETE DE RAQUETTE AVEC STEEVE HO YOU FAT

Interview pique-nique de Steeve Ho You FAT après le 1/8 de finale de la Coupe de France contre NANTERRE du mardi 26 Février 2013

MHD : Bon appétit Steeve. (Steeve est devant une assiette pleine de bonnes choses et moi je sirote …).

Steeve : Merci !!!

MHD : Forcément, je vais t’obliger à dîner au ralenti !!! Car … on n’a pas le droit de parler la bouche pleine. Tu as appris ça quand tu étais petit ?!!!

Steeve : Oui. Oui. Je suis d’accord. Je vais ralentir un peu !!!

MHD : Mais ça va ? Tu ne vas pas mourir de faim pendant qu’on fait l’interview ? Je te laisse avaler cette dernière bouchée que tu ne vas pas pouvoir retenir longtemps et on y va !!! Bon … ce match … si vous mettez 3 fois 3 points, vous le gagnez ! (Je récapitule : score final : 71 – 79, soit un écart de – 8 / ALM EVREUX 0/12 aux tirs à 3 points / Si 3 tirs à 3 points réussis, ça fait 9 points supplémentaires, soit un score final qui aurait été de 80 – 79 …)     

Steeve : Il y a beaucoup de si tout au long du match, mais c’est vrai que si on met 3 fois 3 points, on gagne. Après, on a fait une belle prestation. Maintenant, ce sont des petits détails … Et puis c’était quand même la pro A en face. Je pense qu’on n’a pas été ridicule. Il y a de l’espoir. Il y a beaucoup de choses qui font plaisir quand même.    

MHD : C’était un match franchement sympa.

Lahaou vient chercher Steeve.

MHD : Ah ! Il y a des amateurs de restoroute ?! Tu veux une tranche de pâté jeune KONATÉ ? En plus, on est pris en photo. Mesdames, messieurs, c’est du direct !

MHD : Bon. Qu’est-ce que je disais déjà ? Ah oui ! Match sympa mais dommage quand même cette absence totale de réussite à 3 points. C’est un peu le point faible de cette équipe actuellement. Est-ce que ça ne cache pas un timing un peu plus lent qui fait que vous n’êtes jamais bien placés pour les réussir ces tirs à 3 points ? C’est toujours mon souci du placement tu sais. Mais n’empêche, si tu n’es pas dans un certain rythme, il n’y a rien qui fonctionne.    

Steeve : C’est exact. C’est exact. Et puis, il faut savoir aussi bien exécuter. Et les joueurs de NANTERRE, et c’est la Pro A qui veut ça, exécute très bien leurs systèmes en allant jusqu’au bout. Et voilà, ça ne triche pas. Les mecs se retrouvent au bon endroit, et pour le shoot, c’est au bon moment et ils mettent dedans. Après, si nous on était arrivé à faire ça offensivement, on aurait pu mieux s’en sortir. Et si défensivement aussi, on avait bien fait les choses, on aurait pu stopper quelques paniers quand même.

MHD : C’est clair. Et ils ont une énorme défense.   

Steeve : Oui, ça défend bien. Mais c’est surtout que ça attaque bien, que ça shoote bien …

MHD : … Et ils jouent vite …

Steeve : … Ça va très vite. Si on n’est pas assez vite sur le mec qui shoote, il met le panier, c’est sûr et certain. C’est comme ça en pro A. Il faut donc éviter de faire ce genre d’erreurs. Et comme il y a aussi de bons shooters dans le championnat de Pro B, il faut qu’on prenne exemple sur ce match là et qu’on corrige nos petites erreurs pour la suite.

MHD : Et de temps en temps, je trouve que vous perdez un peu votre collectif. Vous êtes un peu éparpillés partout et on ne sait pas ce que vous allez faire et j’imagine que parfois, vous non plus ?!!!

Steeve : Ouais c’est ça. C’est vrai que lorsqu’on se retrouve devant une grosse défense, on a tendance à faire un peu n’importe quoi, à partir avec la tête baissée dans le tas. Mais on va travailler ça. Le coach nous l’a dit, il a essayé de nous recadrer un peu pendant le match mais ces temps-ci, ça se remarque beaucoup. C’est vrai que ça fait plusieurs fois que le coach nous le dit. On va donc travailler sur ça et faire ce que l’on faisait en début d’année : appliquer, rester concentré. C’est comme ça que ça marchait, donc on va essayer de retrouver ça.  

MHD : Je vous comparerais bien à une belle voiture de course qui a des petits problèmes de réglages. Si ça bafouille un peu à l’allumage, vous ne montez pas en 4 secondes à 100 à l’heure. Là, vous ressemblez plus à un gros 4 X 4 qui fonce dedans plutôt que d’appliquer un régime Ferrari bien subtil et qui peut passer tout le monde en rythme pour finir par marquer un panier.

Steeve : Oui. On est beau à regarder. Ça donne envie. Ça fait plaisir. Mais il faut qu’il y ait un truc sous le capot. Il faut que ça tienne la route. Et chaque pièce est importante. Donc, il faut qu’on reste soudé. Mais on va rester soudé. Je crois en cette équipe. J’ai confiance en l’équipe. On va tous fonctionner au même rythme et puis ça va aller. Mais il faut qu’on le fasse. Il faut vraiment qu’on travaille dessus pour bien finir la saison. C’est plein de petits détails qui font le résultat et le timing est très très important, aussi bien défensif qu’offensif. Ça marche dans les 2 sens. On l’avait au début et ça fonctionnait très bien. C’est juste qu’on s’est un peu relâché avec la folie et le rêve de la Pro A. Néanmoins, je pense que ce n’est pas si inquiétant que ça parce que l’on a de l’ambition. Mais voilà, on essaie de vivre un peu la chose et on se laisse aller un peu sur le coup. On va se ressaisir et on va retourner au travail. 

MHD : Avec les bases collectives et le métier que vous avez, ça ne devrait pas vous prendre non plus un temps infini pour corriger ça.

Steeve : Et puis les gars sont vraiment déterminés, concentrés et ils se donnent vraiment. Avec une équipe comme ça, ça ne peut qu’aller mieux.   

MHD : Une équipe qui joue bien et qui, de surcroît, a envie de bien faire.

Steeve : Et d’aller loin. C’est surtout ça. À partir du moment où on a cet état d’esprit là, c’est plus facile pour travailler collectivement et réussir à atteindre les objectifs fixés.

 MHD : Et toi aujourd’hui, tu es vraiment devenu un joueur majeur.

Steeve : Maintenant, je suis dans un état d’esprit où chaque semaine, je dois prouver que je peux tenir ma place. Je me remets en question chaque semaine et chaque jour. Pour moi, cette place n’est pas définitivement acquise et je n’ai surtout pas envie de me reposer, à ce moment-là de la saison, après tout ce qu’on a fait et vu la place qu’on a. Je me mets la pression tous les jours pour aller plus haut.

MHD : C’est la bonne attitude. Bonne fin de repas. Merci et à bientôt.

Steeve : Hihihi ! Merci. À bientôt.

MHD

EN TETE DE RAQUETTE AVEC GUILLAUME COSTENTIN

Interview de Guillaume COSTENTIN après le match contre FOS SUR MER du vendredi 22 Février 2013

MHD : Bonsoir Guillaume. Alors ce soir, c’était à celui qui aurait la plus grosse … défense …

Guillaume : Oui. C’était un match défensif et on s’y attendait. FOS restait sur 10 victoires en 12 matches avec une moyenne de 69 points encaissés. C’est le meilleur bilan actuellement de la division. On savait que ce serait un match de combat avant tout. Bon. Voilà. On est en plein dedans. Le résultat de 75 – 77 montre qu’on a mis plus de points que leur moyenne de points encaissés mais ils en ont mis un petit peu trop encore …  

MHD : Et en plus, à 3 points, ils vous ont complètement asphyxiés.     

Guillaume : Oui. 11 tirs à 3 points sur 24 pour eux.

MHD : Et vous en réussissez 5 sur 11.

Guillaume : Oui. C’est ça. Bon. Malheureusement …

MHD : … Malheureusement, pour pénétrer leur raquette, bonjour !…  

Guillaume : Voilà. C’est une équipe qui défend dur avec des joueurs expérimentés. 

MHD : En plus, ils sont tous costauds et très grands.  

Guillaume : Ils ont bien cadenassé la raquette et ça nous a mis en difficulté. Mais bon, on a eu des occasions, on avait des paniers plus ou moins faciles qu’on n’est pas arrivé à concrétiser. On a fait des erreurs défensives qui leur ont permis, à eux, d’avoir des paniers plus ou moins faciles. Donc, tout mis bout à bout, et malgré tout cela, on aurait quand même dû gagner ce match.

MHD : Vous avez une meilleure évaluation collective (87 contre 83 …). En fait, ce qui fait la différence, ce sont les 3 points.  

Guillaume : Bah ouais. Comme quoi, le plus important, c’est le score final.

MHD : Bah oui. C’est clair ! Mais moi aussi, j’apprends !!!  

Guillaume : Et malheureusement, on est derrière à la fin et c’est une piqûre de rappel sur le fait que la saison va encore être très longue et qu’il y a encore beaucoup de matches à jouer avant de se dire qu’on est monté ou qu’on va monter. C’est bien, parce que ça va peut-être nous permettre d’oublier cette montée un petit peu et de nous remettre au travail, notamment avec le match de mardi (mardi 26 février 1/8ème de finale Coupe de France : l’ALM EVREUX BASKET reçoit NANTERRE) pour ensuite, aller faire une bonne prestation à CHARLEVILLE (vendredi 1er mars).   

MHD : Ce serait bien. Est-ce que, quand on perd deux matches de suite, un peu sèchement on va dire, on se remet un peu en cause et est-ce que la dynamique reste là même ou bien il y a un pouhhh ?

Guillaume : C’est là qu’on va voir si, justement, on est une équipe avec du mental parce qu’on n’avait jamais été confronté à ça cette saison. À nous de nous remettre tout de suite au travail, de relever la tête et de retrouver nos basiques pour se donner les meilleures chances de faire des résultats maintenant. Là, on est sur deux défaites de suite … À nous de rectifier le tir.

MHD : Il ne faut pas non plus devenir fébrile parce qu’on est deuxième et qu’on se met à avoir peur de gagner.

Guillaume : Non. Non. Du tout. Il ne faut pas qu’on tombe dans une spirale non plus. C’est pour ça, et Rémy nous l’a dit tout de suite dans le vestiaire, il faut plus ou moins oublier – même si on ne peut pas oublier complètement – ce match et se focaliser sur le travail à accomplir la semaine prochaine à CHARLEVILLE et remettre la machine en marche avant. Il faut se tourner vers les 10 matches qui nous restent pour atteindre les objectifs qu’on s’était fixé, c’est-à-dire  finir dans le haut du tableau.

MHD : Dans les dernières minutes du match, je vous trouve un peu occis physiquement … Juste une impression ?

Guillaume : Peut-être !…

MHD : Tu n’as pas ressenti ça ?

Guillaume : Non. Je n’ai pas ressenti ça.

MHD : J’ai eu l’impression que la dernière accélération, celle qui vous a permis de gagner des matches, vous ne l’aviez pas.

Guillaume : Malgré tout, on a peut-être la possibilité de gagner ou d’arracher la prolongation sur la fin. On s’en donne les moyens. On vient finir à 2 points. On est tombé sur une équipe de FOS avec des joueurs plus expérimentés, qui est sur une très grosse dynamique. C’était un équilibre à trouver. Peut-être qu’on est un peu fatigué sur la fin mais, malgré tout, on était quand même là. Donc, il n’y a pas péril en la demeure.

MHD : Et puis aussi, vous étiez impuissants … c’est agaçant et à la fin … ça panique son équipe !

Guillaume : Quand on voit que le temps défile et qu’on est tout prêt et qu’on n’arrive pas à passer devant, c’est vrai que …

MHD : Vous avez laissé passer votre chance de revenir au 3ème quart et dans la première moitié du 4ème. Il faut dire qu’à chaque fois que vous revenez au score, ils vous plantent un 3 points et reprennent l’avantage. Vraiment un truc de fous !

Guillaume : On savait que contre FOS, ce serait un match de 40 minutes et qu’il ne fallait pas croire que c’était gagné ou perdu jusqu’à la fin. C’est dommage. Ça n’a pas tourné en notre faveur ce soir.

MHD : Le tout, c’est de retrouver une dynamique sympa.

Guillaume : Exactement. Et comme je le disais, de remettre la machine en marche avant, de se reprendre, de retrouver ce qui faisait notre force en début de saison – enfin, toute la grosse partie qui a déjà été faite – et de s’appuyer sur notre force collective défensive et offensive. Et puis, il n’y a pas de souci, ça va repartir.

MHD : Mais bien sûr que ça va repartir. Vous avez les qualités pour.

Guillaume : Oui. Tout à fait.

MHD : Je connais personnellement le phénomène quand je patouille sur un dossier 20 minutes parce que je n’ai pas vraiment envie de m’y remettre … Sauf que j’ai juste perdu 20 minutes quoi … Et qu’il va, en plus, falloir que je m’y remettre vraiment à fond …

Guillaume : Voilà. On va dire qu’on a perdu 2 occasions … 

MHD : Et on passe à la suite ! Merci beaucoup et à mardi.

Guillaume : Merci. À mardi.    

MHD

EN TETE DE RAQUETTE AVEC JEREMIAH WOOD

Interview de Jeremiah WOOD après le match contre ROUEN du vendredi 8 Février 2013

MHD : Bonsoir Jeremiah. Evaluation 41 ce soir. C’est la seconde fois après Clevin. Comment expliques-tu la réussite de cette équipe ?

Jeremiah : Tout commence avec le coaching et puis il faut avoir de bons joueurs qui seront également de bons co-équipiers. On est ensemble et on joue un bon basket. Le coach nous donne les consignes à suivre et chacun les applique. Et à chaque match, nous jouons de mieux en mieux. 

MHD : C’est ce que je constate. Je pensais que c’était magique. 

Jeremiah : Non. Pas magique. Seulement du travail.  

MHD : Je suis déçue !!! Je pensais que vous aviez un secret !!!  

Jeremiah : Le succès sourit à ceux qui ont décidé d’en payer le prix.

MHD : Tu contribues de façon majeure à ce succès. Tu ne crois pas ?    

Jeremiah : Je fais partie de l’équipe. Mais chacun est important dans une équipe. Moi, je prends des rebonds, je marque à l’intérieur, je fais des passes. Tu as Clevin qui joue bien et qui marque à 3 points. Guillaume, lui, est le capitaine qui conduit cette équipe. Chacun est absolument indispensable. Et lorsque nous gagnons un match, nous le gagnons tous ensemble. Et tout le monde a un rôle à jouer, du coach jusqu’au dernier joueur du banc. 

MHD : N’est-ce pas difficile d’être en tête – ou presque … car la pression qui s’exerce sur l’équipe est différente ? Cette équipe est devenue un défi pour les autres qui veulent vous battre absolument.  

Jeremiah : Bien sûr, quand vous êtes en haut du classement, tout le monde est derrière et veut vous battre. Mais, c’est une bonne chose et c’est même un avantage de se dire que l’on doit être les meilleurs et le prouver à chaque match.

MHD : C’est donc une pression et un stress positifs. Et vous allez finir par toucher les étoiles !!! Cela signifie que cette équipe est vraiment dans une spirale où tout lui réussit. Chacun a une attitude positive et ça fonctionne.

Jeremiah : Oui. Cette équipe est composée de mecs sympas et il y a une excellente alchimie entre nous. Chacun est heureux et travaille dur. Et on a des gros matches qui arrivent. Là, on va à CHÂLONS et c’est un gros match. Mais chaque match est important.  

MHD : Comment procéder pour maintenir cette alchimie positive entre vous ? C’est jour après jour quand vous travaillez que vous mettez ça au point ?

Jeremiah : C’est comme tout. Il faut y travailler et ce n’est pas facile de garder cette attitude résolument positive et les gars doivent faire des efforts et essayer et essayer encore. Et c’est comme cela que ça s’améliore.

MHD : Oui. C’est important de ne pas se laisser décourager par quoi que ce soit.

Jeremiah : S’il y en a un parmi nous qui est découragé, il y a toujours un co-équipier qui l’aide à se reprendre.  

MHD : Et évidemment, quand la mentalité est positive, on joue à 200 % !!!

Jeremiah : Oui. Je suis d’accord. Quand tu te sens mieux, tu fais les choses mieux. 

MHD : On l’a bien vu avec Lahaou ce soir qui a vraiment passé un cap et élevé son niveau de jeu.

Jeremiah : Oui. C’est un jeune gars qui s’améliore de jour en jour. Il apprend encore et il a un bon niveau.  

MHD : J’adore cette équipe. Merci. 

Jeremiah : Merci. Bye-bye.

MHD

EN TETE DE RAQUETTE AVEC PHILIPPE DA SILVA

Interview de Philippe Da SILVA après le match contre ROUEN du vendredi 8 Février 2013

MHD : Bonsoir Philippe. Un plaisir de te retrouver à mon micro. On n’oublie pas si facilement les bons clients !

Philippe : Moi aussi, j’ai plaisir à donner une interview pour le site et pour toi.

MHD : Oh merci. C’est gentil.

Philippe : J’ai toujours à cœur de revenir ici.

MHD : Ça fait bizarre. Non ?

Philippe : Oui. Effectivement. C’est vrai que ça fait un peu bizarre de revenir ici dans une salle où tu as vécu des moments inoubliables. Mais voilà le sport et la profession veulent qu’on soit à droite, à gauche. Et ce soir, j’ai porté le maillot de ROUEN mais j’ai vraiment eu plaisir à retrouver cette ambiance de Jean Fourré.

MHD : Ce soir, en plus, c’était une ambiance de folie. Alors, raconte-nous ta vie à ROUEN. Ça se passe comment au poste de meneur à ROUEN ? Vous avez eu un peu de mal à vous caler mais ça va mieux !!!

Philippe : Oui. Ça va mieux. Et c’est vrai que depuis les matches de Noël, on est sur une très bonne note positive. On doit être à 7 sur 10. Donc, sur les 10 derniers matches, on a 7 victoires. Maintenant, on est encore en jeu pour les Playoffs, sachant qu’on reçoit à domicile LE PORTEL, AIX-MAURIENNE, SAINT-QUENTIN, BOULOGNE. À nous de montrer, sur ces matches-là, qu’on a envie d’aller en Playoffs.

MHD : Mais ce soir …

Philippe : Mais ce soir, il n’y a pas photo. On a trouvé une équipe d’EVREUX bien en place, avec beaucoup de contrôle. Nous, on progresse. On a bien vu qu’avec cette ambiance et la façon dont ils jouent, on n’a pas volé en éclats. Dans une ambiance comme ça, beaucoup d’équipes repartent avec 30 points d’écart. Et on s’est battu jusqu’à la dernière seconde. Et on fait jouer les jeunes aussi. Dans les trois dernières minutes, et comme on a un match mardi prochain (ROUEN – SAINT-QUENTIN), Laurent a ouvert le banc et on voit bien que les jeunes n’ont pas baissé les bras non plus. Et ça, c’est notre vertu depuis le début et j’espère que ça va continuer vu les matches très importants à venir. Il faut qu’on soit solidaire et qu’on les gagne.

MHD : C’est exact. À partir du 3ème quart notamment, vous les contenez sous les 20 points même si, à un moment, l’écart est de 20 points, ça n’ira jamais au-delà. Mais ça oscille pas mal, y compris dans le 4ème quart, de 12 à 19 d’écart pour finir 102 à 86. 

Philippe : Il y a même un moment où on revient à 4 points.

MHD : Il y a même un moment où vous revenez à 2 points !

Philippe : Oui. Mais ils ne s’affolent pas et ils retrouvent des vertus collectives, des solutions. Ils savent alterner jeu intérieur et extérieur. Et en plus, ils durcissent leur défense. 

MHD : Question vérité. En fait, non, c’est carrément une question à la con. Tu es parti à ROUEN parce que le projet te plaisait. C’est toujours le cas ou pas ?

Philippe : Je suis parti à ROUEN pour une question de timing. Tu sais que Rémy VALIN prépare très tôt son recrutement dans la saison. Et quand il m’appelle pour me demander s’il était possible de me libérer de mon contrat de PARIS-LEVALLOIS, il était pour moi, impossible de quitter le club de PARIS puisque j’étais encore sous contrat. Et c’est vraiment sur la dernière journée de championnat en Pro A qu’ils me disent qu’il faudrait peut-être trouver un accord à l’amiable. Et là, Rémy avait déjà recruté Clevin. Et c’est vrai qu’après, sachant que Laurent SCIARRA allait prendre le projet du SPO ROUEN et sachant que ma femme allait venir travailler à EVREUX et qu’on voulait vraiment se poser quelque part (en l’occurrence, la famille Da SILVA a posé ses valises dans une maison à EVREUX), la signature à ROUEN, ça s’est fait tout naturellement.

MHD : Et jouer à la KINDARENA, c’est pas pareil qu’à Jean Fourré. C’est plus froid quand même. Non ?

Philippe : Tu sais, il faut laisser du temps au temps. Dans une salle de 6.000 places, tu ne gagnes pas le public comme ça. Maintenant, très honnêtement, le public, on commence à le fidéliser un petit peu. La salle n’est pas pleine mais c’est sûr que tu ne peux pas passer de la salle des Cotonniers à 1.500 places à 6.000 d’un coup. Mais on a 3.000 personnes en moyenne qui assistent aux matches. Sur le dernier match, on a eu un peu plus car les étudiants étaient venus nombreux et ils ont mis une ambiance de feu. C’est sûr que ce n’est pas le chaudron d’EVREUX mais ici, il y a une culture derrière tout ça. Mais les Rouennais viennent de plus en plus et nous, on essaie de donner un beau spectacle pour les fidéliser.

MHD : Alors, on vous souhaite bonne chance. On est sport ici !

Philippe : Je sais. Et je voulais encore remercier les gens parce que j’ai été super bien accueilli et j’ai toujours plaisir à revenir ici.

MHD : On a toujours plaisir à te voir, et en l’occurrence, à t’interviewer. Merci pour ta disponibilité.

Philippe : Merci. À très bientôt.

MHD