Sondage

EVREUX - CHALONS/REIMS : QUI VA SE QUALIFIER POUR LA FINALE ?

Résultats

Loading ... Loading ...

Météo

Evreux
23 mai 2013, 17 h 03 min
Nuageux
Nuageux
11°C
Température ressentie: 7°C
Vents : 8 m/s ONO
Prévisions 23 mai 2013
jour
Averses
Averses
12°C
Vents : 5 m/s NO
nuit
Partiellement nuageux avec averses
Partiellement nuageux avec averses
4°C
Prévisions 24 mai 2013
jour
Pluie
Pluie
12°C
Vents : 5 m/s OSO
nuit
Averses
Averses
6°C
Prévisions 25 mai 2013
jour
Pluie
Pluie
14°C
Vents : 2 m/s N
nuit
Nuageux avec des orages
Nuageux avec des orages
2°C
 

articles

catégorie virtuelle regroupant toutes les catégories des articles

EN TETE DE RAQUETTE AVEC ANGELO TSAGARAKIS

Interview d’Angelo Tsagarakis après la première demi-finale des Playoffs contre CHÂLONS-REIMS du mardi 21 mai 2013

MHD : Angelo Tsagarakis, tout d’abord merci pour cette interview et puis bravo pour ce match.  

Angelo : Je n’ai pas vraiment envie de relever ma performance individuelle ce soir.

MHD : Bah … T’es pourtant pas mal !    

Angelo : Moi, la seule chose que je retiens, c’est la performance collective. On aurait pu craquer à 5 minutes de la fin quand on était dans la pénalité concernant les fautes alors qu’il n’y en n’avait qu’une seule en leur défaveur. Il restait 5 minutes, ils sont repassés devant. On aurait très bien pu craquer. C’est la seule chose que je retiens, c’est la force mentale qu’on a eue pour rester dans le match et finir en tête, et gagner ce match qui a vraiment été très difficile et très physique.

MHD : Ils se sont effondrés dans les 2 dernières minutes. C’était catastrophique.

Angelo : Je pense que nous les avons mis en difficulté parce que, justement, ils s’attendaient à ce qu’on puisse lâcher. Ils avaient repris un peu de moral en repassant devant alors qu’on avait fait la course en tête, la majorité du match. Je pense aussi qu’on avait bien préparé ce match. Défensivement, on a tenu bon.

MHD : C’est le moins qu’on puisse dire. Vous avez une défense du tonnerre !

Angelo : On a une bonne défense mais ils sont très très physiques dans la raquette en face. Et ils mettent toute équipe contre laquelle ils jouent dans la difficulté. Je me méfie particulièrement de jeudi (match retour à Châlons-Reims) car je m’attends à une réaction de leur part comme ils ont pu le faire au Portel (match retour quart de finale gagné par l’ALM Evreux 81 à 80).

MHD : Oui. C’est sûr qu’il va y avoir une réaction. On peut compter sur eux.  

Angelo : C’est certain. De toute façon, c’est une équipe qui a beaucoup de caractère, beaucoup de cœur. Donc, on n’a absolument rien accompli. C’est positif pour nous parce que c’est toujours mieux de se retrouver dans la situation de pouvoir finir à la maison.   

MHD : Ça met moins de pression. Mais n’est-ce pas plus dangereux d’avoir moins de pression ?

Angelo : C’est peut-être plus dangereux en fait ! C’est clair !

MHD : Finalement !

Angelo : Finalement ! Je pense qu’il faut qu’on reparte dans le même état d’esprit qu’à FOS (Châlons-Reims a gagné les deux premiers matches de quart de de finale). On s’est mis dans le même état d’esprit que si on avait perdu le premier match.  

MHD : Oui. C’est ça. C’est exactement ça !!! C’est de cette façon qu’on conserve la hargne.

Angelo : C’est pour ça que je ne veux pas relever ma performance individuelle.   

MHD : Mais tu vois, déjà à la fin du 2ème quart, vous prenez une sérieuse mais discrète option parce que, mine de rien, vous mettez 7 points de plus qu’Evreux par rapport au premier quart. C’est amusant parce que vous allez d’ailleurs gagner avec un écart quasi équivalent de 8 points (82 à 74). Mais cette fin de première période que vous ne gérez pas si mal (Châlons-Reims mène 40 à 38), va vous servir pour le reste du match, d’autant que vous repartez bille en tête à l’entame de la seconde période. Et là, vous avez un avantage psychologique parce qu’en face, ils ont été un peu désorganisés.

Angelo : Je pense que ce qui nous avait fait un peu de tort au cours de la saison régulière, c’est que, généralement, on commençait assez plat en début de troisième quart temps. On ressortait du vestiaire, en général, mou. Et depuis un mois, on arrive à se remobiliser et à bien commencer les troisièmes quarts temps alors que c’est généralement là qu’on se mettait en difficulté auparavant. Et ce soir, ça a été très positif pour nous parce que, de toutes manières, on s’attendait à ce qu’ils reviennent grâce au soutien de leur public ou simplement par la qualité de l’effectif. C’était donc très important pour nous de ne pas nous laisser distancer en début de deuxième mi-temps.

MHD : Et puis, en plus, régulièrement tu assaisonnes à 3 points (5/7). À la fin, on se dit, mais merde, il va finir par en louper un ou quoi !!! Mais à chaque fois qu’on te voit sur la ligne, on se dit : ah, ça y est, on s’en prend 3 !!!  

Angelo : Ouais … Mais je rate les lancers-francs après.

MHD : Oui. C’est vrai. À la fin. C’est pas terrible (3/6). Mais tes rafales à 3 points peuvent finir par saper le moral de l’adversaire. Dès qu’il revient au score, il ne peut pas en profiter longtemps !

Angelo : C’est vrai. C’était une bonne soirée. Je pense que je n’ai pas été le seul à mettre des paniers importants ce soir. Justin BURRELL, quand Evreux pouvait faire le break, a pris des rebonds très importants nous permettant de rester dans la course à égalité ou même de repasser devant d’un petit point. Plusieurs fois, il l’a fait. Et on a été plusieurs ce soir, je pense même que toute l’équipe, dans sa globalité, a vraiment apporté sa pierre à l’édifice. 

MHD : Et quand vous voyez Evreux commencer à dribbler un peu, vous vous dites que vous les avez mis dans l’embarras et que ça y est, vous pouvez y aller ?

Angelo : Ils ont toujours la qualité individuelle pour pouvoir faire un exploit donc il ne faut pas non plus se relâcher. On essaie de faire de notre mieux pour les mettre en difficulté. C’est un peu aussi notre travail de ne pas les laisser développer leur jeu de passes, de transferts de balle. Quant à eux, ils arrivent à bien couper les lignes de passe, à mettre leurs adversaires dans la difficulté. Donc, en ce moment, c’est vraiment une guerre de tranchées.

MHD : Bon. C’est vous qui gagnez la première partie de la guerre ! Mais la guerre n’est pas finie !

Angelo : Elle est très longue surtout.

MHD : Ça pourrait même faire 3 matches ! Vous n’avez pas encore fait ça !!!

Angelo : Personnellement, et dans l’absolu, j’aimerais éviter le troisième match. Et surtout, de revenir ici pour une belle, ce ne serait pas à notre avantage. C’est certain. On en a chopé un. C’est magnifique. Mais la bête blessée est particulièrement dangereuse. À nous de ne pas nous relâcher.  

MHD : Et que le meilleur gagne ! Merci beaucoup.

Angelo : Merci.   

MHD

CHÂLONS-REIMS ARTILLE, EVREUX VACILLE

Ce mardi soir, tout était de nouveau remis en cause et l’ouvrage à remettre sur le métier. Une fois encore, l’ALM Evreux va être contrainte d’aller chercher son salut à l’extérieur, avant d’espérer s’en sortir lors de la belle à la maison. Plus que jamais, l’ALM Evreux ne peut et ne doit compter que sur elle-même, car Pau-Orthez a également chuté à domicile contre Antibes et quand on connaît ses difficultés à s’imposer à l’extérieur… Il y a une semaine, après la défaite à domicile contre Le Portel (62-68), nous avions titré : le pire scénario qui soit !

C’est encore plus vrai ce soir, car le 3ème de la saison régulière, au complet et sans le moindre blessé, plus reposé qui plus est, a pris un avantage indéniable dans la série sur le 2ème. Reste que cette défaite s’explique aisément, par plusieurs facteurs. Ce n’était que le premier match de reprise de MVP Jérémiah Wood et ça s’est vu, le rythme de la compétition ne se retrouve pas comme ça. Contre toute attente, alors qu’elle était prévenue, l’équipe s’est laissée berner par les extérieurs adverses, souvent libres de leurs mouvements à l’instar d’Angelo Tsagarakis souvent isolé sur son aille et qui a fait mal, très mal. Les normands ont manqué d’agressivité avec trois misérables interceptions contre dix à leurs adversaires. Dès la mi-temps les ratios Passes Décisives / Balles Perdues et Interceptions / Balles Perdues étaient nettement à l’avantage des champenois, ce qui ne présageait rien de bon.  La fatigue y est peut être aussi pour quelque chose et encore, puisque les matches remplacent les entraînements, le non-respect des consignes du coach, l’absence de tempo dans le jeu, y sont sans doute pour beaucoup également. Mais aussi le match très moyen de Steeve Ho You Fat, loin de ses standards habituels. L’équipe aura t’elle le temps de corriger tous ces défauts entrevus, dont certains récurrents depuis le début de la saison, et de réparer les bobos ? Pas sûr.

Une chose est pourtant certaine : dans deux jours, lors du match retour, elle donnera tout, une fois encore, pour retourner une situation cette fois bien compromise.

1er quart temps : ALM Evreux – Chalons-Reims 25-20

Souvent accusée de ne pas réussir ses débuts de match et d’être en réaction plutôt qu’en action, l’équipe amicaliste est concentrée d’entrée et Steeve Ho You Fat ouvre le compteur de son équipe dés l’entame. Si Rodrigue Mels, à longue distance déjà et Justin Burrell au dunk, lui répondent aussitôt pour bien lui montrer que eux aussi sont fin prêts (2-5), Jérémiah Wood rassure tout son monde en marquant malgré l’opposition serrée qui lui est offerte.

Kevin Corre, lui, se sert de ses coudes pour marquer, à la surprise générale, le panier est accordé, mais Steeve Ho You Fat, sublime, marque encore avec une énorme volonté (6-7). L’équipe est bien dans son match. Mels prend tout son temps pour armer son tir et le rate, … mais si Clevin Hannah réussit le sien, le panier n’est pas accordé. Brian Mullins profite du flottement qui s’ensuit, après une superbe action collective, puis Mels, encore lui, qui réussit son 2ème tir primé de la soirée et Chalons-Reims prend nettement les devants (7-12).

Mais l’équipe est dans son match dés le début on l’a dit et Drake Reed, puis Hannah à mi-distance, de l’aile et enfin Jérémiah Wood qui se défait de Burrell remettent l’ALM devant (13-12). Wood répond à l’anguille Kevin Joss Rauze, puis délivre une superbe passe à Drake Reed, lequel est littéralement brutalisé par Burrell, faute anti-sportive. Reed n’en met qu’un, mais sur la possession suivante, Gary Florimont qui vient d’entrer, lève la tête, aperçoit Clevin Hannah qui allume de l’aile (19-14). L’équipe est bien en mode play offs. Sauf que sur une mauvaise passe de Steeve Ho You Fat, Joss Rauze intercepte et s’en va percuter Guillaume Costentin de plein fouet, qui est … sanctionné. Le panier est accordé, heureusement son bourreau ne le convertit pas. Florimont facile dessous, maintient la pression (21-16). Le public encourage son équipe. Burrel met ses deux lancers dans la foulée mais pas Joss Rauze qui les rate tous les deux. Gary Florimont, entré à la place de Jérémiah Wood, comme une fusée (4 pts et 7 d’évaluation en 3 minutes) et Clevin Hannah … à la sirène rassurent tout le public (25-20).

2ème quart temps : ALM Evreux – Chalons-Reims 13-20

Justin Burrell est bien bloqué d’entrée mais une mauvaise passe de Wood dans le dos de Lamine Sambe permet à Kevin Corre de scorer avec de la réussite, avant qu’une belle action en triangle Sambe-Wood-Florimont n’enflamme le public (27-22). Un long chassé-croisé s’ensuit alors, mais avec une nouvelle donne prévisible qui semble ne pas avoir été prévue. Angelo Tsagarakis, l’ancien de Paris-Levallois, pas vu sur le parquet lors du premier acte (pour mieux se faire oublier ?) marque d’abord à reculons à mi-distance (27-24), puis arme à trois points, comme à la parade (29-29) et enfin met les siens devant en reculant d’un pas (31-32). Au point d’en faire oublier le beau duo Lahaou Konate-Wood qui marque d’un tir rasant dont il a le secret, ou le tir de Clevin Hannah à … la Hannah, les tirs, devrais-je dire, car il récidive dans la foulée et encore la dextérité de Drake Reed sous le panneau d’abord puis à mi-distance (37-32). Nikola Antic demande un temps mort et on le voit clairement sur son ardoise demander à ses joueurs d’écarter le jeu… Tsagarakis, tout seul, de l’aile et qui réclame la balle, la reçoit et arme tranquillement son tir assassin. Sur l’action suivante, il est suivi par Guillaume Costentin qui a compris le danger, mais le diable de bonhomme, décale son meneur Brian Mullins qui allume à son tour. En un tournemain, la situation est inversée, d’autant que Burrel y va en force, dessous cette fois-ci (38-40) La situation n’est clairement plus la même. L’on apprend au même moment que l’équipe de Pau Orthez, invaincue chez elle en 19 matches cette saison, mène dans sa salle face à Antibes mais petitement, de quatre points.

3ème quart temps : ALM Evreux – Chalons-Reims 17-18

Clevin Hannah délivre bien une superbe passe à Drake Reed, mais ça ne rentre pas au contraire de Brian Mullins qui démarque parfaitement Tyren Johnson. Le score passe à 38-43 et l’équipe marnaise semble en prendre la maîtrise… Sur une faute de Tsagarakis sous le panneau, Reed ne met qu’un lancer et Burrell, malgré Wood qui ne peut l’en empêcher, marque avec de la réussite, puis Tsagarakis, encore lui (39-47). Entre temps, le panier de Drake Reed n’a pas été accordé, encore un et les arbitres n’ont pas sifflé de faute au profit de Steeve Ho You Fat, pourtant largement poussé pour ne pas réussir son tir… Clevin Hannah échoue alors dans sa pénétration mais sur l’action suivante il glisse une balle impossible à Guillaume Costentin qui la récupère du bout des doigts avant d’envoyer son missile salvateur qui remet les siens un peu en course (42-47 à la 24ème). Bientôt suivi par Reed, qui s’est ouvert le panneau tout seul puis par Lahaou Konate, martyrisé par Tyren Johson et qui met ses deux lancers. A ce moment du match, cela va déjà mieux (46-49). Mais si les amicalistes sont bien concentrés, les marnais le sont aussi: le danger absolu, Angelo Tsagarakis marque encore, suivi quasiment dans la foulée par Rodrigue Mels qui file au dunk ! Et cela fait de nouveau huit points d’écart (46-54). L’équipe joue bien, très bien même, mais ne parvient pas à mettre en route ces moments de folie qui lui ont fait gagner tant de matches cette saison, la faute sans doute à une adversité grandissante. Pourtant, elle s’y essaie encore. Steeve Ho You Fat, toujours debout y va de son panier plein centre, à mi distance, son autre talent, mais Burrell, avec l’aide du panneau lui répond. Toujours huit points d’avance pour les visiteurs. Poussé à la limite des 24 secondes, Drake Reed, sur un tir casquette ne peut marquer. Pire, Ho You Fat fait faute sur Corre. Heureusement celui-ci rate ses deux lancers, sinon, cela aurait fait moins dix. Clevin Hannah, comme souvent, prend ses responsabilités et remet les siens dans la course de très, très loin, faisant se lever le public (51-56) d’autant que Gary Florimont, après une défense tenaille pour reprendre le ballon, marque d’une claquette, le tir raté de son copain Drake Reed. Tsagarakis, le filou, casse le rythme des locaux en allant pleurnicher auprès de l’arbitre, sous la bronca du public et cela semble faire son effet. Jérémiah Wood s’y reprend à deux fois pour rater deux fois, au contraire de Mels, insolent d’adresse. Heureusement Hannah décale bien Wood sur la dernière action (55-58). N’empêche que les visiteurs continuent de faire la course en tête. Dans une série de ce genre, remporter le premier match à domicile est quand même la situation la plus confortable pour la suite, tout le monde le sait. Y compris les visiteurs, donc ! Et la mauvaise nouvelle tombe à son tour : Pau Orthez est mené dans sa salle de trois points, par une équipe d’Antibes qui les avait étrillés sur les bords de la Méditerranée au cours de la saison régulière.

4ème quart temps : ALM Evreux – Chalons-Reims 19-22

55-58 et bientôt 55-60 par Tsagarakis, qui change de registre, il dribble, dribble puis marque, puis bientôt 57-65 par Brian Mullins qui donne à … Tsagarakis, décidément le bourreau de la soirée. Jérémiah Wood est enserré, Gary Florimont est contraint de tirer à la limite des 24 secondes (un de ses rares tirs ratés), le score ne bouge pas. D’autant que Tsagarakis, gourmand, rate à son tour. Une fois encore, c’est Clevin Hannah qui relance la machine, bien décalé à l’aile par un Gary Florimont clairvoyant (60-65) puis le précieux et tenace Drake Reed, qui s’y reprend à deux fois, tel un funambule. La défense, retrouvée, serre Pierrick Poupet et Drake Reed, énorme guerrier, avec une volonté féroce, ramène les siens tout près (64-66). Nikola Antic demande un temps mort, les caméras s’approchent pour filmer le sorcier: L’ALM Evreux reste sur sa lancée. Ho You Fat, qui ne la voit pas arriver, perd la balle, mais Gary Florimont, encore et toujours lui, la récupère, mais il est bousculé par Burrell. Il convertit la sentence pour permettre à son équipe d’égaliser. Le public chante. Les débats sont intenses. Mullins rate de loin, Burrell perd la balle, mais Ho You Fat, décidément pas dans son assiette ne peut reprendre la passe de Florimont, toujours 66-66. Burrell fait faute sur … Florimont, qui le martyrise et Gary met ses deux lancers. Il y avait longtemps que l’ALM Evreux n’avait pas été devant (68-66). L’on regarde le tableau d’affichage, Chalons-Reims en est à cinq fautes, l’ALM Evreux à une seulement. La victoire commence à s’entrevoir… Le 6ème Homme hausse le ton … Burrell ne parvient pas à se débarrasser de Steeve Ho You Fat, qui fait faute cependant, mais il ne met qu’un seul lancer, l’ALM Evreux est toujours devant, mais pas pour longtemps, car Gary Florimont, pourtant loin de l’action, est sanctionné et c’est Chalons-Reims qui reprend les commandes du match par Burrell qui reprend un tir raté de Mels. (68-69). Ce n’est pas un point de débours à ce moment du match qui va stopper l’élan des locaux, superbe, Florimont, à l’envers, marque encore à la 38ème… (70-69). L’on constate à ce moment que Tsagarakis est sur le banc, tandis que son équipe serre le jeu en défense. Heureusement Burrell rate encore un lancer, chambré par le public sur le premier, avant que Clevin Hannah, pourtant poussé dans le dos, ne parvienne à donner à Gary Florimont, qui arme dans la seconde plein centre (72-70 à la 39ème). L’équipe reste en sursis lorsque Tsagarakis, revenu sur le plancher, ne met qu’un seul lancer (72-71), puis semble s’écrouler sans pouvoir garder la maîtrise lorsque Rodrigue Mels, sur une interception s’en va à toute allure vers l’arceau avant de convertir la faute (inutile) de Drake Reed (72-74). Tout va alors très vite. Tyren Johnson et Justin Burrell enserrent Steeve Ho You Fat, lui chipent la balle et Clevin Hannah est obligé de faire faute pour les arrêter. Burrell met les deux et à 72-76, la messe semble dite. D’autant que sur une nouvelle interception, Clevin Hannah est encore contraint de faire faute sur Tsagarakis. Même si celui-ci n’en met qu’un, il alourdit le score (72-77). Les secondes défilent. Drake Reed met bien ses deux lancers de la dernière chance, mais Chalons-Reims récupère la possession. C’est fini. Pendant ce temps, on apprend que Pau-Orthez a été défait à domicile par Antibes. Nos amicalistes sont dos au mur, une fois de plus, une situation qu’ils connaissent bien. Outre le physique qui leur a fait un peu défaut, d’autres considérations techniques et tactiques expliquent la défaite normande… Une chose est certaine, c’est qu’ils donneront tout dans deux jours (demain) pour tenter, une fois encore, de rétablir la situation en leur faveur.

EBC

EVREUX – CHÂLONS-REIMS : LA FEUILLE DE MATCH

Demi-Finale Aller PlayOffs de Pro B – Mardi 21 Mai 2013

857ème match de l’ALM Evreux Basket en LNB

ALM EVREUX BASKET 74 – 80 C CHÂLONS-REIMS B

(25-20) (13-20) (MT 38-40) (17-18) (19-22)

Salle Jean Fourré – Environ 3000 spectateurs

Arbitrage de  Johann JEANNEAU et Gilles BRETAGNE

Coaches Rémy VALIN (ALM EVREUX BASKET) et Nikola ANTIC (C CHÂLONS-REIMS BASKET)

MVP DU MATCH : Rodrigue MELS (C CHÂLONS-REIMS BASKET)

Joueurs Min Tr/Tt 3Tr/3Tt 1Tr/1Tt Fc Fp Co RbO RbT In Bp Pd Pts Eval
Gary FLORIMONT 22 8/10 0/0 4/4 4 5 1 4 6 1 3 3 20 26
Clevin HANNAH* 35 7/12 3/5 0/0 3 2 0 0 1 1 4 7 17 17
Drake REED* 31 6/13 0/3 4/6 4 4 0 3 5 0 0 2 16 14
Jeremiah WOOD* 26 4/11 0/0 1/2 0 1 1 3 8 0 0 1 9 11
Steeve HO YOU FAT* 32 3/9 0/0 1/2 3 3 2 1 6 0 3 3 7 8
Guillaume COSTENTIN* 35 1/5 1/4 0/0 2 1 0 1 6 1 0 0 3 6
Lahaou KONATE 14 0/1 0/1 2/2 1 2 0 0 1 0 2 1 2 1
Lamine SAMBE 5 0/1 0/0 0/0 2 0 0 0 0 0 1 0 0 - 2
Papis SAMBE 0 0/0 0/0 0/0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 -
Jean VEILLET 0 0/0 0/0 0/0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 -
                             
ALM EVREUX BASKET 200 29/62 4/13 12/16 19 18 4 12 33 3 13 17 74 81

 

Joueurs Min Tr/Tt 3Tr/3Tt 1Tr/1Tt Fc Fp Co RbO RbT In Bp Pd Pts Eval
Rodrigue MELS* 32 7/11 2/4 3/3 0 2 1 0 4 3 1 3 19 25
Justin BURRELL* 27 5/9 0/0 6/8 4 6 1 4 10 0 3 2 16 20
Angelo TSAGARAKIS 27 7/10 5/7 3/6 3 4 0 0 1 1 0 1 22 19
Kevin CORRE 22 2/2 0/0 0/2 3 2 0 2 3 2 0 6 4 13
Tyren JOHNSON* 23 3/9 1/3 0/0 3 1 0 1 7 1 1 3 7 11
Bryan MULLINS* 31 3/9 1/6 0/0 2 1 0 0 2 1 1 2 7 5
Kevin JOSS RAUZE* 16 2/3 0/1 0/3 1 2 0 0 0 1 1 2 4 2
Pape BEYE 13 0/0 0/0 1/2 2 1 0 1 1 0 1 0 1 0
Pierric POUPET 9 0/2 0/1 0/0 0 0 0 0 0 1 1 1 0 - 1
Mari KONATE  0 0/0 0/0 0/0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 -
                             
C CHÂLONS-REIMS B 200 29/55 9/22 13/24 18 19 2 8 28 10 9 20 80 94

PLAYOFFS 2013 – DEMI-FINALES

Les Playoffs : Demi-Finales

Playoffs – 1/2 de Finale Aller – Mardi 21 Mai à 20h00

ELAN PAU LACQ ORTHEZ 78 – 83 O ANTIBES JLPB

ALM EVREUX BASKET 74 – 80 C CHALONS REIMS BASKET

Playoffs – 1/2 de Finale Retour – Jeudi 23 Mai à 20h00

ANTIBES JLPB 00 – 00 ELAN PAU LACQ ORTHEZ

C CHÂLONS-REIMS BASKET 00 – 00 ALM EVREUX BASKET

 

 

ASSURER LA PREMIERE MANCHE FACE A CHÂLONS-REIMS POUR CONTINUER A RÊVER

Pour réussir un grand match et offrir un grand spectacle, il faut plusieurs ingrédients et tous étaient réunis samedi dernier. Il faut deux belles équipes d’abord, qui se sont livré un duel sans merci, sans temps mort et dans le respect mutuel (pas une seule fausse note, pas le moindre geste d’énervement de part et d’autre, malgré l’enjeu, bel exemple de sportifs bien dans leur tête et qui sont des exemples pour la jeunesse). Et qui ont offert à leurs supporters un match acharné, de la première à la dernière minute. Il faut deux beaux publics, ensuite (et la fanfare des Chtimis, venus en force avec rien moins que trois cars remplis, n’a pas été en reste – même si, paroles d’ébroïciens, nous aurions préféré qu’ils ne mettent en route leurs instruments qu’après la présentation par le président Rostol de nos deux MVP de la saison, Rémy Valin, meilleur entraîneur et Jérémiah Wood, meilleur joueur de Pro B, pas pendant – mais, bon, on leur pardonnera). Il faut deux bons arbitres aussi. Comme on le dit souvent, un bon arbitrage, c’est comme une bonne sono, elle n’est impeccable que lorsque l’on ne l’entend pas ! Et on ne les a pas entendus grésiller, les arbitres ! Cerise sur le gâteau, pour nous normands de l’Eure, le match était parrainé par la région Haute Normandie et couvert par «La Chaîne Normande». Enfin cette reconnaissance, tant attendue, de la région ! Il fallait bien entendu du suspense, en prime, comme pour tout spectacle qui se respecte et là encore, on a été servis, puisque jamais l’écart n’a dépassé les dix points au cours de ce match (+9 pour Évreux au maximum et +5 pour Le Portel). Bon, vous l’aurez deviné, puisque cela se passait à Évreux, il en fallait un autre : la victoire, vécue par tout un peuple comme une délivrance absolue… L’allégresse qui s’est emparée de tout le public, lorsqu’il a été autorisé à pénétrer sur le parquet pour pouvoir étreindre ses joueurs, fous de joie eux aussi, avait un côté attendrissant: un peu comme si le public, qui avait eu si peur de ne plus jamais revoir cette équipe à la suite du dernier non-match, à Jean Fourré quatre jours plus tôt, perdu par des joueurs méconnaissables (62-68), avait tenu à les remercier de leur avoir offert cette soirée, qui aurait pu ne jamais avoir lieu, s’ils n’étaient pas allés chercher au tréfonds d’eux-mêmes, leur salut en terre du Nord deux jours auparavant (gagné 81-80). Et leur dire aussi: «A la prochaine puisque l’on vous reverra, pour la suite…». Trop heureux à l’idée de cette perspective…

La suite, oui, car l’aventure continue. Cette première étape passée et réussie, voilà que déjà s’en profile une autre et tout aussi piégeuse : l’équipe de Chalons-Reims (3ème de la saison régulière), qui, elle, s’est défaite en deux manches sèches de l’équipe de Fos Sur Mer (6ème) et qui est déjà qualifiée depuis jeudi dernier. Assurément un autre gros morceau à avaler, car cette équipe aura donc eu deux jours de plus de récupération (et sans doute l’occasion de scruter son adversaire) et un match de moins. Rappelons que l’ALM Evreux Basket l’avait vaincue en début d’exercice, alors que l’équipe de Chalons-Reims faisait partie des gros outsiders de la saison, en annihilant sa force de percussion extérieure (70-56), mais qu’elle avait été vaincue au retour, par une équipe qui s’était positionnée entre-temps comme la meilleure… défense du championnat ! Egalement la marque de fabrique de l’ALM Evreux, voilà un duel qui promet d’être terrible ! Cette étape portelloise, transformée dans la douleur, ô combien, n’était donc qu’une étape. Des playoffs, surtout d’accession et pour décrocher un titre, c’est une épreuve terrible, l’aventure continue mais est loin d’être close. Une bonne nouvelle cependant : Pau-Orthez a confirmé son invincibilité à domicile (17 victoires sur 17 en saison régulière, plus deux contre Bourg en Bresse) et est toujours de la partie. L’ALM Évreux Basket a donc toujours deux chances de monter en Pro A l’an prochain, par le biais de son bourreau de la saison régulière, s’il continue ainsi et il n’y a pas de raison qu’il en soit autrement, tant cette équipe et ce club ont l’envie de titres dans la peau. Et en comptant sur elle-même ! On n’est jamais mieux servis que par soi-même ! Deux chances déjà avant ces quarts de finale, deux chances toujours avant ces demi finales.! Lahaou Konate l’a hurlé devant les caméras à la fin du match retour face au Portel: «On n’est pas morts!». Les amicalistes sont en effet toujours vivants … Rémy Valin n’aura donc plus besoin de téléphoner au journal «L’équipe», pour lui témoigner de son dégoût et de son manque de reconnaissance. Sur trois matches, c’est toujours l’équipe la plus forte qui l’emporte et en l’occurrence c’est ce que son ALM a fait.

Reste pour les coéquipiers de Guillaume Costentin, renforcés cette fois par leur MVP Jeremiah WOOD, à assurer la première manche à Jean Fourré face à Châlons-Reims afin de continuer à rêver… Ce soir, tous les voyants sont plus qu’au vert pour une ALM Évreux Basket face à son avant dernier défi de la saison.

FACE A FACE STATS SAISON REGULIERE

PRO B – Play-Offs

Tirs

 

Rebonds

 
Equipes

2%

3%

T%

1%

Ro

Rd

Rt

Pd

In

Bp

Co

Att

Déf

Eval

ALM EVREUX B

 55.2

34.7

49.7

74.3

10.9

26.0

36.9

18.8

8.4

16.1

2.7

82.5

75.7

96.7

CHALONS-REIMS CB

55.1

35.9

48.4

71.6

8.4

24.3

32.7

16.1

9.1

15.2

2.7

80.1

73.3

88.8

 

FACE A FACE STATS PLAY-OFFS

 

PRO B – Play-Offs

Tirs

 

Rebonds

 
Equipes

2%

3%

T%

1%

Ro

Rd

Rt

Pd

In

Bp

Co

Att

Déf

Eval

ALM EVREUX B

 57.3

33.3

51.2

75.0

7.7

19.3

27.0

14.7

3.7

11.3

1.3

74.3

74.3

78.3

CHÂLONS-REIMS CB

61.3

38.2

54.4

68.2

8.0

26.5

34.5

15.0

7.0

13.0

2.0

83.5

68.0

96.0

 

EN TETE DE RAQUETTE AVEC GARY FLORIMONT

Interview de Gary FLORIMONT après le 1/4 de finale des playoffs (la belle) contre LE PORTEL du samedi 18 Mai 2013

MHD : Bon. Te voilà MVP. C’est la première fois cette année !

Gary : Je ne sais pas du tout. Bon bah … Tant mieux. 

MHD : Personne ne te l’a dit ?

Gary : Non.

MHD : Tu veux voir les stats ? Je les ai !

Gary : Non. Je n’ai pas envie.

MHD : Bon. D’accord !!! Mais il n’en reste pas moins vrai que tu es MVP. Et ça, c’est le résultat de quoi ? Alors, attention, je démarre ! C’est quand tu te concentres tout de suite. T’es rentré et tu as tout de suite été efficace. T’as remarqué ?

Gary : Bah ouais.

MHD : Ça fait une différence par rapport aux matches où tu n’es pas efficace ou quand tu mets un petit peu de temps à être efficace. Alors, c’est quoi la différence ? 

Gary : C’est que tu n’as pas envie de partir en vacances !!! 

MHD : Hahahaha !!! T’as un problème de motivation quand tu …

Gary : … Même pas. Pas du tout. Mardi, j’ai joué et j’ai pas joué. J’ai joué avec le frein à main. C’est ça qui est bien aussi lorsque tu joues trois fois la même équipe, c’est qu’au bout d’un moment, les mecs du Portel … Bon. Ok. Mardi, je n’ai pas joué. Quand j’y ai repensé après, je me suis dit qu’il y avait des situations où j’aurais pu jouer. Jeudi, on joue. Ça va. Je commence à faire des trucs. Après, dans ma tête, je me dis que c’est bon. Trois fois qu’on les rencontre. Surtout qu’en face, il y a Bronchard et j’aime bien jouer contre lui. C’est un bon petit vicelard !    

MHD : Oui. Oui. Pareil en interview !!! 

Gary : C’est un bon joueur Bronchard. Ce soir, je me suis dit : « Je tente et au pire, on n’a rien à perdre. Si ça rentre, tant mieux, on va gagner et on est en demi-finale. Sinon, au pire, on a des copains qui sont là pour ça. Si je rentre et que je sors, les copains iront faire le boulot ».

MHD : Oui. Mais ce qui est intéressant est que, pour la première fois que tu remplaces Jeremiah, tu es efficace tout de suite en rentrant. Et ça, c’est la première fois.   

Gary : J’ai fait d’autres matches en remplacement de Jeremiah. Tu as la mémoire courte !!! C’est pour ça !!! Notamment contre BOURG …

MHD : Non. (Je reste sérieuse mais j’ai bien compris que je me faisais charrier parce que j’ai oublié le « depuis » : pour la première fois depuis que tu remplaces Jeremiah … ) Je ne dis pas que tu n’es pas bon. Je dis que tu as du mal à t’y mettre. Et je te demande comment tu as fait pour t’y mettre tout de suite dans ce match parce que la dernière fois qu’on en a parlé, il y a environ un mois, tu m’as dit que ça te semblait dur.

Gary : Non. Franchement, là, je suis bien. J’ai mangé la même chose, j’ai fait les mêmes choses, j’ai écouté les mêmes musiques – c’est la même playlist que j’écoute avant chaque match. Je n’ai pas fait de sieste. Depuis qu’on est rentré du Portel, je n’ai peut-être dormi que 5 heures. Je n’arrive pas à dormir. Tu vois … tellement je cogite. C’est juste qu’on avait envie de gagner. On savait que la salle allait être pleine et quand tu as un public comme ça, ça te donne une injection d’adrénaline. 

MHD : Bon. Maintenant, tu vas continuer comme ça. 

Gary : Il faut que je trouve un dealer.  

MHD : Un dealer ? 

Gary : Oui. Un dealer d’adrénaline !!!

MHD : À mon avis, tu dois pouvoir te la procurer par toi-même. Et tu dois pouvoir te piquouser toi-même à l’adrénaline.

Gary : Je pense que je vais commencer à faire ça. 

MHD : Voilà. Ça y est. T’as trouvé comment il fallait fonctionner.

Gary : Ouais. Ouais.

MHD : C’est clair. T’avais pas trouvé. T’as trouvé. C’est comme ça qu’il faut faire.

Gary : C’est grâce à toi. À chaque fois, tu me fais des remontrances et tu me dis : mais vas-y, vas-y.

MHD : C’est parce que ce n’est pas normal de mettre autant de temps pour être dedans. Soit, tu as la tronche trop pleine …

Gary : … C’est l’envie de bien faire.

MHD : Oui. Mais l’envie de bien faire, c’est juste une envie. L’adrénaline, c’est l’envie de tout casser. C’est vraiment différent. Tout en restant calme. Ça monte tranquillement et après, ça explose. Donc, voilà, tu as trouvé le moyen de te concentrer en 3 secondes.

Gary : On peut dire ça. J’espère que je ne vais pas perdre la méthode.

MHD : Non. Il n’y a aucune raison. Tu as trouvé un chemin et tu vas le conserver en tête. Mais je pense que ton vrai caractère, c’est la nonchalance.

Gary : Tu penses ?!

MHD : Je pense que tu es un nonchalant qui bous de la tête !

Gary : Franchement, je suis un nerveux. On ne dirait pas comme ça.

MHD : Bah, tu bous de la tête. Tu as toujours plein de trucs dans la tête.

Gary : C’est vrai que je cogite beaucoup. C’est un mélange de trouille, d’envie de bien faire, de confiance en soi. Et puis, quand je ne réfléchis pas, je ne ressens plus tous ces sentiments et ça donne le match de ce soir.

MHD : Oui parce que tu fais le vide.

Gary : C’est pour ça que je t’ai dit que c’était dur la dernière fois. Et puis toujours cette envie de bien faire …

MHD : Si tu fais le vide, tu te rendras compte que tout ce que tu sais faire, ça va ressortir pendant le match. Et le jour où tu as tout le bordel de merde dans ta tête qui lâche, ça y va. Et ce soir, c’est exactement ce qui t’est arrivé. Ça fait drôle. Hein ?  

Gary : Ça fait du bien.

MHD : Oui. Tu as lâché quelque chose pour obtenir autre chose et tu as obtenu. Ça t’a libéré un grand coup.

Gary : C’est clair.

MHD : Alors, le problème que tu vas rencontrer demain, c’est le retour de Jeremiah. Ta place maintenant, tu la mérites. Et comme on ne sait pas encore comment va être Jeremiah, cette place, il va falloir que tu la conserves pour toi et pour l’équipe. Il t’a appris beaucoup de choses cette année et tu as l’occasion de lui rendre service !

Gary : Je suis content qu’il revienne. Déjà humainement, c’est quelqu’un qui apporte beaucoup de joie. Il est sur le banc, il parle beaucoup. Il connaît tellement bien la compétition, il sait quoi dire, il sait à quel moment il ne faut pas te parler et j’avoue que ça me manque un petit peu. Il va mettre du temps à revenir mais je vais faire le nécessaire pour qu’il ne revienne pas trop vite. C’est surtout ça parce que s’il sent qu’on galère un peu sans lui, il va essayer de forcer un peu. Et c’est là qu’il peut se faire encore plus mal. Il faut avoir besoin de lui seulement sur les petites périodes et pas en tant que sauveur car c’est là qu’il peut aggraver sa blessure.

MHD : Et, sans méconnaître le talent extraordinaire de Jeremiah, je remarque que vous n’avez pas eu besoin de lui pour vous qualifier en demi-finale des playoffs.

Gary : En tant que joueur et dans ma motivation ce soir, il y avait aussi un petit peu de ça. J’avais envie de prouver que nous aussi, on peut se débrouiller sans lui parce que, lorsque les gens te voient et te demandent juste quand Jeremiah revient … 

MHD : Ça aurait peut-être été mieux avec lui, mais en attendant son retour, vous faites avec ce que vous avez et vous faites bien.

Gary : C’est clair. Et l’article dans le journal « L’Équipe » disant que la seconde place était utopique, ça nous a bien foutus en rogne. Cela fait deux ans qu’on bataille et qu’on travaille dur. Les gens ne le remarquent pas beaucoup mais c’est une équipe avec de jeunes joueurs français. On n’en parle pas beaucoup alors que c’est un des buts du basket : avoir de jeunes joueurs français. Ce soir, heureusement, il y a Sport + qui vient nous voir mais je trouve que ce n’est pas assez. On fait quand même le boulot. Et quand je vois des jeunes comme Lahaou, quand tu vois Steeve et la saison qu’il a faite …    

MHD : Et toi aussi, tu vas être la prochaine révélation de l’année. L’absence de Jeremiah t’a bien aidé.

Gary : C’est vrai que lorsque tu joues en même temps que Jeremiah, tes minutes sur le terrain sont précieuses. Mais, inconsciemment, tu joues avec un truc au ventre car tu sais qu’à la moindre connerie, tu as un mec qui rentre et lui, c’est 30 d’éval à chaque match. Et là, Brandon – qui était un super co-équipier – était un ton en-dessous de Jeremiah et forcément, ça m’a apporté un peu plus de sérénité parce que je me disais que j’avais un peu plus ma chance.

MHD : Maintenant, j’attends la suite.

Gary : Toutes tes critiques sont constructives et positives.

MHD : Merci. C’est un beau compliment. Je crois qu’on voit mieux les choses de l’extérieur et que ça passe mieux.

Gary : C’est vrai. Quand ma petite femme me tient le même raisonnement, ça m’énerve.

MHD : Moi, je suis extérieure à tout. Et je fais partager ma petite expérience du sport.  

Gary : En plus, moi, j’aime bien discuter avec les gens. Je suis en plein apprentissage et je le serai jusqu’à ma mort. Et puis, je considère qu’il n’y a pas de petite expérience. On apprend de tout le monde. Autant en profiter un maximum. On fait un métier où on peut côtoyer des personnes d’horizons différents. Toi, tu as fait du patinage artistique, mais à chaque fois que je discute avec toi, j’apprends un truc. Et même si cela ne se voit pas, après, je réfléchis.  

MHD : Oui. Je sais. Et après, tu décantes. Et voilà ! C’est reparti pour 3 jours de gamberge ! J’ai déjà hâte d’être à mardi. Merci.

Gary : À plus.    

MHD

EN TETE DE RAQUETTE AVEC STEEVE HO YOU FAT

Interview de Steeve Ho You FAT après le quart de finale des Playoffs (la belle) contre LE PORTEL du samedi 18 mai 2013

MHD : Oh là là. C’était génial.

Ambiance pas comme d’habitude dans le carré presse. Première interruption ! Les joueurs viennent me saluer tous ensemble, tous ensemble, ouais, ouais, et j’en profite pour féliciter en particulier Clevin.

MHD : Congrats bro !

Clevin : Thank you.

MHD : (Je m’adresse à Steeve) C’est quand même Clevin avec son tir à 3 points, à 50 secondes de la fin, qui vous sort de l’ornière (à une minute de la fin du match on est à 75 partout). Et vous voilà en tête 78 à 75.   

Steeve : Bah, il fait du Clevin. Il nous sauve la vie. Il a fait ça plus d’une fois au cours de la saison. Quand il l’a fait, il m’a fait respirer. Je commençais vraiment à ne pas voir la fin du truc. Et là, il nous sauve. Il nous donne de l’espoir. Il fait plein de choses. C’est du Clevin quoi. Il est toujours là dans les moments difficiles.

MHD : Et puis Darnell Wilson fait faute sur toi lorsque tu prends le rebond sans lâcher le ballon !

Deuxième interruption ! Les « supPortels » qui clament haut et fort dans les escaliers qui résonnent : « Ho You Fat au Portel » – « Ho You fat au Portel » – « Ho You Fat  au Portel » … Steeve les remercie, les salue en leur disant : « Rentrez bien ». J’adore cette ambiance bon enfant. Certains supporters de foot devraient venir s’éduquer avec les supporters de basket …

MHD : Bon. Est-ce qu’on va enfin pouvoir vraiment commencer cette interview ?!!! Hihihi !!! On en était donc à 3 secondes de la fin. Darnell Wilson essaie sans succès de t’arracher le ballon que tu tiens fermement et écope d’une faute. Pof ! Te voilà sur la ligne des lancers-francs. Toc. Le premier tir passe. Nous voici à 79-75. Pas de déconcentration de ta part. Tac. Le second tir rentre aussi. Nous gagnons de 5 points 80-75.

Troisième interruption ! Un brouhaha éclos à nouveau dans les escaliers et dans le hall d’entrée. Hahaha ! Attendons de s’entendre à nouveau !!!

Steeve : À ce moment, je me dis qu’il faut que je fasse ça pour l’équipe. Ce n’est pas le moment de louper. Il ne faut pas que je rate. J’ai toujours un petit moment où je loupe des lancers-francs. Je ne sais pas pourquoi.

MHD : Parce que tu te déconcentres.   

Steeve : Voilà. Mais là, je me suis dit : « Il faut que je reste concentré à fond. J’ai juste deux paniers à mettre pour sauver l’équipe ». Je les mets. J’ai tout relâché. Je me suis dit : « C’est bon. Ils peuvent faire tout ce qu’ils veulent en 3 secondes. C’est pas grave ».  

MHD : Oui. Ils pouvaient faire ce qu’ils voulaient. Ils ne pouvaient plus rien faire ! Même s’ils avaient mis un 3 points, vous aviez encore deux points d’avance !

Steeve : Mais il fallait que je réussisse ces lancers-francs parce qu’on a couru pendant 40 minutes et là, ça a fait souffler toute l’équipe. Plutôt que d’en louper un et de remettre la pression pendant 3 secondes sur tout le monde, il fallait mettre les 2 paniers, il fallait assurer pour remercier l’équipe, le coach, pour remercier tout le monde. Et c’est ce qu’on a fait. Voilà.  

MHD : On parle de progression te concernant. C’est plus une progression, c’est carrément une explosion ! Une progression, c’est quelqu’un qui y va tranquille : ah, il a bien progressé cette année … Ce n’est pas ton cas. C’est pas que tu as bien progressé, là, tu es carrément passé de l’autre côté.   

Steeve : Je ne sais pas vraiment. C’est aux gens à l’extérieur de dire ça.

MHD : J’te l’dis !!!

Steeve : Hahaha. Merci.

MHD : Mais c’est vrai !!!  

Steeve : C’est vrai que j’apporte un peu plus que l’année dernière.  

MHD : C’est surtout que tu ne rates quasi plus grand-chose. Quand il faut, tu es impeccable.

Steeve : C’est du travail. Et c’est le résultat d’un chemin très très long. C’est long … tout est relatif car cela ne fait pas très longtemps que je suis professionnel. Mais ça semble long quand on est « en galère » entre guillemets. Quand ça arrive comme ça … Bon, il reste encore du chemin … Mais je savoure quand même. Je reviens d’assez loin …

MHD : Certes. Mais il y a une grosse grosse partie du chemin qui a été parcourue.

Steeve : Oui. Hihihi … Je compte bien être là encore jusqu’à 50 ans quand même !!!

MHD : Oui. J’espère !!! Mais une grosse partie de ta progression s’est réalisée cette année.

Steeve : Franchement oui. Sur le plan physique, sur le plan mental, sur le jeu … Oui. Cette année, c’est une grosse année.

MHD : Maintenant, il faut confirmer l’explosion. Et puis continuer à exploser parce qu’à mon avis, tu n’es pas au bout du chemin.

Steeve : Je n’espère pas.

MHD : Qu’est-ce qui te fait penser que tu serais au bout du chemin quand tu dis « Je n’espère pas » ?

Steeve : On ne sait jamais. Je n’y pense pas. Mais on ne sait jamais ce qu’on peut rencontrer demain. Déjà, je pense positivement. Et tant que je continue à travailler, tant que je continue à en vouloir et à mettre tout mon cœur dans ce que je fais, je pense que ça va aller. Maintenant, j’aimerais bien emmener avec toute l’équipe, Evreux en Pro A. Comme ça, on resterait ici. Et tout va bien !!!  

MHD : C’est génial. Vous êtes en train de le réaliser.

Steeve : On a déjà passé une première étape.

MHD : Elle n’était pas facile celle-là parce que remonter après le premier match des Playoffs que vous avez perdu contre Le Portel. Comme casse-pattes et casse-moral … Bonjour !

Steeve : On va dire que c’est la première fois que je fais des vrais Playoffs. L’année dernière, c’était un peu la folie. On tombait contre Limoges. C’était un peu un rush. Là, on a une position assez confortable. Malgré tout, je ne pensais pas que ça allait être comme ça au premier tour. Je me suis dit que ça allait monter crescendo.   

MHD : Non. C’est tout de suite à fond les Playoffs.

Steeve : Oui. Voilà. Je ne m’y attendais vraiment pas. Donc, premier match : pas dedans. Je ne m’y attendais pas du tout. Je pensais que ça allait être plus cool … on va dire. Mais Le Portel, ils sont arrivés et ils ont annoncé direct la couleur. Après, on a su répondre chez eux comme ici. C’est bien. Maintenant, il faut continuer. On sait qu’au 2ème tour, ça va être plus dur contre Châlons-Reims car c’est la meilleure défense du championnat. Mais il faut y aller.

MHD : Mais vous, vous défendez bien aussi !

Steeve : On défend bien et on va leur montrer qu’on défend bien.

MHD : Hé bien alors, amusez-vous à les ratatiner.

Steeve : C’est ce qu’il faut faire.

MHD : Bon. Des nouvelles de tes chevilles. La droite, ça va ? Par rapport à l’année dernière, elle s’est bien remise ?

Steeve : Ouais. Très bien.

MHD : C’est ton point faible, apparemment, les chevilles !    

Steeve : Haha ! Oui !

MHD : Je ne parle qu’au sens propre et pas au sens figuré !!! Et la gauche, tu te l’es bien niquée au Portel (enfin à Calais) !!! Ça n’a pas l’air d’être une trop grosse entorse sinon avec le strappe, tu ne rentrerais pas dans ta chaussure !  

Steeve : Ça va. Ça va. Et puis, j’ai le kiné qui me fait un plâtre à chaque début de rencontre. Et grâce à ça, je ne sens vraiment rien quand je joue. J’ai un peu mal mais je peux courir et sauter sans problème. C’est tout ce qu’il me faut.

MHD : Donc, petite entorse maîtrisée.

Steeve : Oui. Voilà. Maîtrisée. Et qui se soigne tranquillement.

MHD : Tant mieux. Et puis continue comme ça. C’est vachement bien. Merci pour cette interview. À mardi !

Steeve : Merci. À mardi.

MHD

INSTANT MAGIQUE SUR LE BANC : C’EST GAGNE !

JEREMIAH WOOD : LE RETOUR !

 (Photo EBC – Jeremiah WOOD euphorique, partage sa joie avec Clevin HANNAH à l’issue de la belle face au Portel. Il sait qu’il va pouvoir jouer la demi-finale mardi soir face à Châlons-Reims)

Ces derniers jours, les rumeurs allaient encore bon train quant à la reprise hypothétique de Jeremiah WOOD après sa blessure et l’opération qui lui auront fait manquer les quatre derniers matches de la saison régulière ainsi que les trois matches des quarts de finale de Playoffs face au Portel.

Encore fallait-il se qualifier pour espérer revoir le MVP de Pro B sur le parquet de Jean Fourré. Ce samedi soir, un bonheur ne venant jamais seul, outre la qualification euphorique des jaune et bleu dans le chaudron chaud bouillant de Jean Fourré, le staff médical a confirmé juste avant le coach Rémy VALIN que Jeremiah WOOD était parfaitement apte pour être aligné dès mardi prochain pour la demi-finale aller face à Châlons-Reims.

Jeremiah WOOD avait repris normalement l’entraînement et tout s’est parfaitement passé lors des derniers jours de remise à niveau. Cette force de la nature ne mettra pas longtemps à retrouver son meilleur niveau et c’est avec une immense joie que le public de Jean Fourré retrouvera son « chouchou chaloupant ».

Une excellente nouvelle pour le staff amicaliste car outre le capitaine Guillaume COSTENTIN qui a pu s’économiser sur deux matches en raison de son nombre de fautes commises et Gary FLORIMONT qui monte en puissance tout en en gardant sous la pédale, Jeremiah WOOD nous revient frais et dispos. Ce n’est pas sans rappeler l’excellente prestation qu’il avait réalisée à son retour de la même blessure l’été dernier face à Lille (17 points à 80 %, 11 rebonds et 26 d’évaluation en 34 minutes).

JYC

JUSQU’AU BOUT DU SUSPENSE

1er quart temps : Évreux – Le Portel 23-16

 (Photo EBC – Drake REED brillant lors du premier quart temps avec 10 points à 80 %, 3 rebonds et 10 d’évaluation en 10 minutes de jeu)

Le match démarre sur les chapeaux de roue et dés l’entame, Sherman Gay, facile dessous, ouvre le score pour son équipe. Déjà, la bataille fait rage (Steeve Ho You Fat est même contré par Darnell Wilson), première faute de cap’tain Costentin et Wilson accentue la marque avec ses deux lancers réussis (0-4). Même s’il faut attendre trois minutes avant de voir Brandon Hunter, à mi-distance, scorer enfin, le public sent son équipe bien concentrée, avec un Drake Reed qui entre alors en action (il avait terminé en trombe il y a deux jours à Calais, il démarre sur les mêmes bases : 9pts à 80% et 3 rebonds en 10 mi et 4-4).

Mais l’équipe nordiste a une arme fatale (il faudra attendre le quart temps suivant pour que les amicalistes y mettent fin), le tir de loin, dans lequel excellent Wilson, encore lui (4-7), puis Charles-Henri Bronchard (6-10), pas vraiment attendu dans ce registre (mais qui fera encore mal plus tard), Benoît Mangin surtout, à deux reprises (11-16 à la 6ème minute). Cette avance de cinq points, jamais plus l’équipe nordiste ne la possédera. Paradoxalement, c’est à ce moment où Guillaume Costentin est contraint de regagner le banc avec sa deuxième faute (mais aussi déjà ses … quatre passes décisives) que les locaux vont décoller, puis s’envoler sur un 12-0 qui les mènera jusqu’à 23-16 au moment de la pause. Entre temps, seuls Reed (dessous et de loin) et Ho You Fat, tous les deux avec décision, avaient alimenté le score. Ho You Fat ne s’attend visiblement pas à la passe de Lahaou Konate qui vient d’entrer mais il se débrouille pour marquer, de même que Clevin Hannah qui remercie … Ho You Fat, qui récupère le raté de l’aile de Konate pour s’envoler au rebond et servir Reed qui met les siens pour la première fois devant (17-16). Du beau travail d’équipe !

Ronnie Taylor bouscule sauvagement son vis-à-vis Hannah, le public, bien en place lui aussi, hurle sa désapprobation, Konate s’enfonce, Aboubakar Zaki et Gay perdent la balle, Gary Florimont qui vient d’entrer augmente le score puis Lamine Sambe qui vient d’arriver lui aussi, décale son meneur Clevin Hannah, à … la sirène ! Un buzzer qui avait déjà fait parler de lui il y a deux jours et qui le refera encore ce soir, on va le voir plus loin.

2ème quart temps : Évreux – Le Portel 18-17

 (Photo EBC – Gary FLORIMONT, MVP du match avec 15 points à 75 %, 4 fautes provoquées, 4 rebonds, 3 passes décisives, 1 interception et 19 d’évaluation en 21 minutes de jeu… le banc ébroïcien tient bien la route)

Dés l’entame, Ho You Fat, décalé dans un trou de souris par Konate, diabolique, porte l’avance des locaux à neuf points (25-16). On ne le sait pas encore mais ce sera son avance maximale, c’est dire l’âpreté des débats. Zaki claque le tir de Wilson, Florimont celui de Konate.

Le chassé-croisé continue avec une action limpide conclue par Mangin puis une nouvelle envolée de Steeve ho You fat qui atterrit dans les bras de son public. De nouveau neuf points d’avance (29-20). Mais il est de nouveau réduit par Wilson. Les locaux sont néanmoins à l’affût de tout lorsqu’un petit coup de patte de Yo You fat à Reed en défense, permet à ce dernier d’envoyer un Florimont bien en jambes à l’arceau (31-24). Reed répond à Gay, qui est berné par Florimont qui répond à Bronchard aux lancers (35-28).

Mais Costentin, à peine revenu sur le parquet, y retourne aussitôt avec sa 3ème faute ! Mangin réduit le score sur ses deux lancers francs puis Wilson qui n’en met qu’un. Le jeu se situe alors sur la ligne de réparation, deux lancers pour Reed, deux également pour Bronchard, avant que Clevin ne fasse du Hannah en pénétration, puis que Konate à … la sirène ne porte le score à 41-33.

Toute l’équipe, qui en a tant raté de premières mi-temps cette saison, est bien dans son match et son désir de passer l’obstacle. Son choix de jouer à l’intérieur (16/22 sous le panneau contre 4/12 à son adversaire) qui s’en remet surtout à son adresse extérieure pour exister (7/15 contre 2/8 pour Évreux).

3ème quart temps Évreux – Le Portel 17-21

 (Photo EBC – Il n’a que 21 ans et pourtant il fait tout comme un grand ! Lahaou KONATE, sorti du banc, alignera 13 points pour la plupart spectaculaires, 5 rebonds, 4 passes décisives et 15 d’évaluation en 32 minutes)

Les protégés de Rémy Valin, au retour sur le parquet, ne relâchent pas la pression pour continuer à faire la course devant, pour reprendre un temps leurs neuf points d’avance à 50-41 à la 24ème, avant de voir les Chtimis leur revenir dessus à -2 (54-52 à la 28ème).

En s’appuyant sur un Lahaou Konate remonté comme une pendule et qui mord dans son temps de jeu avec gourmandise (six points, deux rebonds et une passe) . A la suite d’un panier totalement fou, par son culot, il serre le poing, tout comme Drake Reed, après avoir envoyé Brandon Hunter à l’arceau.

Preuve s’il en est que chacun se soutient et veut la victoire de son équipe. Ce troisième quart temps se termine comme les autres : Clevin Hannah, tergiverse, tergiverse, puis donne à Konate qui donne à Gary Florimont … à la sirène !!! 58-54.

Encore un quart temps et l’on saura si l’ALM a réussi le même retournement de situation que leur avaient fait subir Pau-Orthez il y a trois ans et Limoges l’an dernier, en se qualifiant, après avoir perdu le premier match à domicile.

 

4ème quart temps : Évreux – Le Portel 22-21

 (Photo EBC – Clevin HANNAH toujours décisif dans le money time avec un tir primé venu d’ailleurs)

Le public d’Évreux, qui goûte le spectacle offert par les deux équipes, est de plus en plus chaud, à la perspective d’une qualification que beaucoup croyaient bien compromise quatre jours plus tôt. Les supporters des verts, eux, attendent leur heure. Les amicalistes reprennent encore leurs distances par Konate qui donne plein centre à Ho You Fat. Encore une superbe passe de Konate à Florimont, la balle va t’elle entrer ? Non. Ho You Fat la claque mais elle ne veut toujours pas rentrer. Wilson, serré de près, échoue de loin, puis se troue lamentablement. Les Portellois serrent leur jeu, l’agression de Bronchard sur Reed soulève une bronca dans la salle mais Lahaou Konate le venge avec son premier tir primé de la soirée (63-54). Une nouvelle fois, l’ALM possède neuf points d’avance. Le score est encore de 65-57 à la suite d’une action d’une rare pureté entre Konate, Florimont et Reed, qui se trouvent les yeux fermés. Le Portel fait de la résistance, malgré la défense de fer des locaux, à la limite des 24 secondes, Taylor donne à Bronchard qui réduit encore le score (66-60). Qui va céder à la suite d’un match qui n’a pas vécu le moindre temps faible, de part et d’autre ? Gary Florimont, remarquable en défense en fermant sa raquette avec Steeve Ho You Fat, l’est encore plus en attaque, à deux reprises, en propulsant les siens à 70-62 à la 36ème, la deuxième en reculant à petits pas et en mystifiant son cerbère. Les nordistes abusent du tir lointain (encore 3/8 lors de ces dix minutes) mais c’est pourtant grâce à ces tentatives qu’ils reviendront peu à peu au score, d’abord par Taylor et Bronchard pour revenir à 70-65 puis encore une fois à 75-70. Sur le temps mort demandé par Rémy Valin, bizarrement le public entame une ola, à laquelle participe même … la fanfare du Portel. Celle-ci ne tarde pas à s’enflammer quand Wilson réduit le score à 75-72, après que le teigneux Bronchard ait chipé la balle à Gary Florimont (sa seule balle perdue du match), puis à danser et chanter à son tour lorsque Ronnie Taylor égalise à 75-75, à 1’04 de la fin du match. Le public ne va pas trembler longtemps, il voit la mise en place de son équipe se former, les joueurs se parler et … arriver ce qui devait arriver: à la Michaël Jordan, le roi du money-time, le divin Clevin Hannah envoie un missile d’au moins neuf mètres qui fait mouche, dans un geste d’une grande pureté. Il reste alors 46 secondes de jeu et l’ALM mène 78-75. Les deux équipes sont à trois fautes chacune. Alors que Le Portel a la possession et la balle d’égalisation en main, Benoît Mangin (qui en fera trois en quelques minutes) fait faute sur Guillaume Costentin, revenu sur le parquet. Il reste 30 secondes de jeu. Clevin Hannah, ballon en mains, fait tourner logiquement le chrono, jusqu’à la limite des 24 secondes, puis il déclenche son tir à 6 secondes de la fin. C’est raté. De même que le tir casquette de Bronchard, pour son seul échec du match, à 3 secondes de la fin. Steeve Ho You Fat se jette comme un damné sur le ballon au rebond, qu’il enserre dans ses bras. Faute logique pour arrêter le chrono. Steeve à petits pas et en respirant profondément s’avance sur la ligne de réparation. Il met le premier, dans une liesse invraisemblable, puis le second. 80-75. C’est gagné. Au total, les deux équipes sont à égalité sur les trois matches (-6 puis +1 et +5) mais c’est bien l’ALM Évreux qui sera au rendez-vous des demi finales. L’aventure continue d’autant que Pau-Orthez, lui aussi, est toujours qualifié. Mais il reste, pour l’une et l’autre équipe encore une marche à franchir avant de se disputer la suprématie de la saison, les yeux dans les yeux. Ce sera contre Antibes pour Pau-Orthez et contre Chalons-Reims pour l’ALM Evreux. Un carré royal de quatre clubs ayant tous goûté à la Pro A. Puissent nos vaillants combattants trouver la force de franchir ce nouvel écueil, face à un adversaire qui aura eu deux jours de plus de répit et un match (intense) de moins à jouer.

EBC