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Classement Championnat
ptsMJVDdomextPoCo
1Monaco5330237131022882118
2Hyères-Toulon523022813923372188
3Boulazac4930191112722552205
4Antibes4830181210822622071
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Evreux
28 avril 2015, 8 h 46 min
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LES INTERVIEWS D’EN FACE

Interview de Carl ONA EMBO après le match contre POITIERS du vendredi 13 Mars 2015

ALM-Denain (15)MHD : Bonsoir Carl. Merci de venir jusqu’à mon micro. Jusqu’à la fin, on ne savait pas qui allait gagner.

Carl : C’était un match très engagé.

MHD : Et dès le début. Première seconde. Paf. C’est parti. À fond la caisse.

Carl : On le savait. Nous, on se bat pour les Playoffs. On savait que ça allait être une guerre. EVREUX était très agressif et on a mis un peu de temps à répondre. Mais on a réussi à revenir dans le match et à la fin, c’était la guerre.

MHD : Mais quand ils baissent d’intensité dans le troisième quart, vous prenez bien votre chance parce que notre avance de 14 points, elle fond comme neige au soleil.

Carl : Oui mais on a eu une baisse de régime car on a quelques blessés et il y a eu moins de rotations. Donc, à un moment donné, on était un peu plus fatigué. Mais on a su trouver l’énergie suffisante pour essayer de revenir dans le match. Et à la fin, on fait des gros tirs, on prend des gros rebonds. Mais on n’est pas arrivé à garder l’avance qu’on n’avait prise à un moment donné dans le match de + 2 points (Ouais, dans les 4 dernières minutes à 74-76 … mais à + 3 points dans les 3 dernières minutes, ils n’arriveront pas non plus à creuser l’écart davantage. Je sais, je crâne …)

MHD : Pourquoi ?

Carl : EVREUX a bien joué le coup et on a fait des erreurs défensives. 

AS : C’était stratégique de votre part de vous appuyer davantage sur les tirs à 3 points que sur le secteur intérieur ?

Carl : Non. Franchement, ça dépend des matches et de l’adresse. Des fois, on est adroit, des fois on l’est moins. Et quand on l’est moins, on s’appuie davantage sur le secteur intérieur. Là, on savait qu’il y allait avoir beaucoup de pression. Lamine KANTE était chaud au début (une paille : 3/4 aux tirs à 3 points dans le 1er quart, le show ayant débuté dès les premières secondes du match …), Arnauld THINON a aussi mis quelques shoots très bons, j’en ai mis quelques-uns. On a essayé de s’appuyer sur ça mais ça n’a pas été suffisant et c’est dommage.  

AS : Et le fait d’être rapidement à 5 fautes dans le dernier quart, est-ce que ça vous a plombé la tête ?

Carl  : Non. C’est vrai que c’est chiant mais c’est la guerre et quoi qu’il arrive, on ne pense pas à ça. On défend et on essaie de gagner des possessions et de marquer des paniers.  

AS : C’est quand même une satisfaction d’avoir conservé le point average par rapport au match aller.

Carl  : Oui. On savait qu’on devait essayer de conserver le point average car on ne sait jamais ce qui peut se passer en fin de saison. On l’a conservé et c’est un mini point positif. Mais ce n’est pas un point positif car on était venu pour gagner et on a perdu. Mais c’est vrai que ça peut nous aider à la fin.

MHD : Qu’est-ce qui vous a manqué pour l’emporter ? 

Carl : Des rebonds. Ils ont pris énormément de rebonds offensifs. Et je pense, un peu plus de défense et de détermination. 

MHD : En passes décisives, vous êtes un peu …

Carl : … Oui mais là, avec une équipe qui est aussi agressive, c’est normal qu’il n’y en ait pas autant (12 passes décisives contre 25 pour EVREUX) parce qu’ils mettaient énormément de puissance sur nous et c’est donc plus difficile de pénétrer dans la raquette et de faire des passes décisives. C’est quelque chose à rectifier pour nous, pour la suite. 

MHD : Bon bah voilà. Vous savez maintenant … Les plus agressifs, c’était qui ? C’était nous !

Carl : Oui. Hihihi !

MHD : Ils sont vraiment partis sur un train d’enfer.

Carl : C’était très combatif et les arbitres ont laissé jouer. C’est dommage pour nous qu’on ait pas su se mettre dedans un peu plus tôt. Un tout petit peu plus tôt et je pense qu’on aurait pu gagner ce match.

MHD : Ça s’est joué à rien. Mais moi, j’ai trouvé que vous vous y mettiez pas si mal que ça …

Carl : Quand je dis un peu plus tôt, c’est, par exemple, en début de seconde mi-temps. On les voyait prendre le large au début du troisième quart (c’est vrai : +7 / +10 / +12 / +14 …) et, si on est tout de suite dedans, peut-être qu’on ne prend pas cet écart-là et peut-être qu’on arrive à gagner le match.

AS : On voit que c’est votre défense de zone qui vous permet de revenir au score. Pourquoi ne pas l’avoir davantage utilisée ?

Carl : À la base, notre défense est individuelle et on utilise très rarement la zone. Là, on a été obligé de l’utiliser et comme ça marchait, on s’est appuyé dessus. On est resté longtemps en zone mais ils ont fini par trouver des solutions. Ils se sont adaptés et ça veut dire que c’est cuit et qu’il faut changer de défense. Maintenant, il faut qu’on essaie de tenir compte de tous les enseignements du match de ce soir pour aborder au mieux nos prochains matches.

MHD : Merci Carl et bon courage pour la suite.

Carl : Merci.

MHD + AS

LES INTERVIEWS A 4 MAINS

Interview de Guillaume COSTENTIN après le match contre POITIERS du vendredi 13 Mars 2015

ALM-Lille (36)MHD : Je m’adresse solennellement au capitaine. Alors t’es content ?   

Guillaume : Ouiiii ! 

MHD : Y’a d’quoi !     

Guillaume : OuiOuiOui !

MHD : Vous avez démarré bille en tête, vous ne vous êtes pas laissés impressionner par la zone, vous avez tout réglé quand il fallait régler et ce, même quand vous vous êtes faits grignoter votre avance. (À moins de 3 minutes de la fin du match, on se retrouve mené de 3 points et c’est grâce à un tir à 3 points de Lahaou qu’on égalise pour ne plus jamais céder à la pression et gagner !!!)

Guillaume : Même quand ils sont passés devant, on aurait pu entre guillemets « s’écrouler » mais on a réussi à garder notre jeu, à garder confiance et c’est très bien car on est arrivé à revenir et à repasser devant. Ça aurait été super de récupérer le goal average mais on pensait d’abord à gagner. Il faut dire aussi qu’ils ont eu une super adresse à 3 points (41% à 12/29 contre 24% à 5/21 pour nous).  Ils ont réussi à mettre des shoots …

MHD : … Tu as vu leur meneur …. heu … Arnauld THINON … (4/5 soit 80% aux tirs à 3 points …)

Guillaume : Oui. Hihihi … J’ai vu !!!

MHD : Il n’ajuste même pas ses tirs à 3 points. Il tourne le dos au panier, il fait une pirouette pour se retourner et il balance et boom, ça rentre !

Guillaume : On savait que c’était une équipe qui se reposait beaucoup là-dessus et, malgré tout ça, malgré que nous soyons moins en réussite, on a su garder le cap et se battre et du coup, il y a beaucoup de satisfaction ce soir. 

MHD : Et par rapport à vos matches d’avant, ce soir, on voit des actions construites, on voit des joueurs avec du feeling entre eux et ça fonctionne bien. 

Guillaume : Il y a le fait que depuis quelques semaines, on s’entraîne beaucoup mieux, qu’il y a de la qualité à l’entraînement, et forcément, ça commence à payer. Et après, tout le monde a emmagasiné de l’expérience, s’est rendu compte de ce qu’était réellement la Pro B. Tout cela mis bout à bout fait que l’équipe avance et progresse. On a encore une marge de progression. C’est évident. 

AS : Je vais juste me focaliser sur une individualité. Pourquoi est-ce encore si dur pour TEAGUE …

Guillaume : … Je ne sais pas. Si j’avais la réponse … ce serait facile … Après, et c’est ce qui est paradoxal, c’est qu’il fait parfois des entraînements où il est monstrueux. Je pense qu’il n’a pas conscience de ce qu’il pourrait faire avec son physique par rapport aux autres. Honnêtement, des physiques comme ça en Pro B, y’en a pas cinquante. Peut-être qu’il ne veut pas mal faire en match, et du coup … 

MHD : … Il devient pataud et il obtient le résultat inverse. Et s’il est en retenue, ça peut pas fonctionner. Faut lui dire d’y aller à fond même si, au passage, il doit en estourbir un ou deux !!!

Guillaume : Hihihihi …

AS : C’était une stratégie – comme POITIERS n’a pas un gros secteur intérieur – de vous appuyer sur le secteur intérieur parce qu’on voit que vous êtes à 79% aux tirs à l’intérieur ?   

Guillaume : On ne va pas dire que c’était écrit sur le tableau avant le match de faire ça. Quelquefois, il y a une vraie consigne mais là, ce n’était pas le cas. C’est le match qui nous propose ça. Alors, on s’adapte. Notamment, comme tu le disais tout à l’heure MHD, on a essayé de s’adapter à la zone le mieux possible. Ils étaient très agressifs sur la première ligne et ça ouvre des espaces qu’on a trouvés. Après, on n’avait pas forcément beaucoup d’adresse mais on est arrivé à avoir des rebonds offensifs et ça permet de remettre dedans. 

MHD : Donc, c’est un match où vous n’avez carrément pas cessé de vous adapter.

Guillaume : Oui. Voilà. Par le passé, on aurait pu complètement déjouer, s’arrêter sur cette zone et être complètement paniqués.  

MHD : Vous avez essayé de trouver des solutions. Ça veut dire que vous êtes positifs dans votre tête.

Guillaume : Oui. De toutes façons, on n’a plus le choix maintenant. Comme le dit Rémy : ce sont des pré-Playoffs à chaque fois, des finales à chaque fois. À un moment donné, les finales, on les joue pas, on les gagne.

MHD : Ça fait partir dans un autre état d’esprit. Hein ? 

Guillaume : Bah oui …   

MHD : Ah, bah voilàààà … Hahaha !

AS : Tu disais tout à l’heure …

MHD : Toujours aussi sérieux AS !

AS : Héhé … Tu disais tout à l’heure que vous vous entraîniez mieux ces derniers temps et on voit justement que sur le dernier match, vous êtes mieux offensivement. Vous êtes à 85 points ce soir. Avant, il y a aussi eu 87 points contre NANTES et les 80 points marqués contre MONACO. Effectivement, vos efforts commencent à payer. 

Guillaume :  Oui. Et même si on n’a pas eu une semaine au complet depuis le début, malgré tout, on y est depuis le mois d’août, et on commence aussi à développer des fondamentaux.

MHD : Mais à partir du moment où il n’y a rien de parfait dans la vie, ça veut dire que ta qualité première, c’est de t’adapter. Mais il faut que tout le monde s’y mette. Et avec tous ces ingrédients, ça donne un match où on s’est régalé. Merci beaucoup.

Guillaume : Merci.

MHD + AS

EUGENE TEAGUE JETTE L’EPONGE

ALM-Lille (24) (Photo EBC – Les conseils du capitaine Guillaume COSTENTIN n’y feront rien, Eugene TEAGUE quitte l’ALM Evreux en demeurant une énigme)

Incroyable mais vrai ! Le pivot américain de l’ALM Evreux Basket Eugene TEAGUE, a démissionné en début de semaine ! Une première dans l’ère Pro ébroïcienne !

Déjà sur la sellette en début de championnat, le jeune joueur américain avait bien réagi avant de sombrer à nouveau depuis le début de l’année, devant le talent et le charisme du duo Mickaël VAR – James MATHIS. Lors du dernier match face à Poitiers, il avait particulièrement agacé les supporters, déstabilisant le groupe et lui faisant perdre son avance au score et pour tout dire… le point-average !

Contrarié par son faible temps de jeu, c’est finalement en démissionnant que le rookie rend un double service à ses coéquipiers, permettant à l’ALM Evreux Basket d’envisager une ultime recrue dans les meilleures conditions financières car Eugene TEAGUE avait en plus le salaire le plus important de l’équipe. De son recrutement à sa démission, il restera un grand mystère… et une véritable erreur de casting !

Reste que l’ALM Evreux Basket s’en remettra au duo VAR – MATHIS pour tenter un exploit à Aix-Maurienne demain soir.

JYC

 

QUITTE OU DRIBBLE

ALM-Angers (19)Salut ! Comment ça VAR ?

VAR, ça va contre NANTES et ça va contre POITIERS. MVB deux fois. Ouais, Mec Very Balaise.

Les autres aussi, ça va. On les a tous retrouvés. Quel pied !

Programmer pour gagner et le résultat est là. À ceux qui doutent, va te faire foutre.  

Alors maintenant qu’ils sont fin prêts, et pour éviter qu’ils se fassent du mauvais sang on the road again, faut leur laver l’cerveau.

Comment qu’on fait ? Faut les déconnecter afin qu’ils arrivent dans une fraîcheur d’âme si inaltérable, si inoxydable, qu’ils n’aient qu’une envie : jouer avec folie, puissance, jouer libérés mais pénétrés, jouer pour le plaisir de gagner. What else ? Traduction anglaise : « Quoi d’autre ? »

Le territoire ennemi devient juste un parquet pour s’éclater. Quel pied de nez !

Comment qu’on fait pour les déconnecter ? On laisse reposer les bonnes pâtes. Et après ? Et après, ils nous épatent. Ce sera du gâteau.

Voilà. Je l’ai dit.

Reste TEAGUE qui Eugène un peu. Paraît qu’il est bath à l’entraînement – d’après Guillaume qui me l’a confié personnellement. Un petit déclic valant mieux qu’une grande claque, faut trouver ce qui merde pour qu’il redevienne un crack. Arrêtez de soupirer ou de vous énerver, faut l’aider. Comment ? J’ai pas d’idée. Mais il est crispé et il a l’air de se faire chier.

MHD, programmée pour provoquer !

EVREUX SE MET EN CHASSE

A dix journées de la fin de la saison régulière, les coéquipiers de Guillaume COSTENTIN (valeureux capitaine face à son ancien club) ont réussi à remettre le navire à flot !

La situation est désormais un peu moins tendue même si le salut ébroïcien passe toujours par une ou plusieurs victoires à l’extérieur. Il y a fort à parier que Nantes, Le Portel, Fos Provence et Evreux se disputeront les deux derniers fauteuils pour les Playoffs et que pour l’instant l’ALM Evreux Basket n’est pas encore en situation de force. Les normands croiseront la route de Fos Provence et Le Portel au cours du mois d’avril… à suivre !

LE CLASSEMENT A L’ANGLAISE

Ce classement permet de situer les équipes les unes par rapport aux autres, quel que soit le nombre de matchs disputés à domicile ou à l’extérieur. Ce classement fonctionne de la manière suivante : Victoire à domicile ou Défaite à l’extérieur : 0 point – Victoire à l’extérieur : + 1 point – Défaite à domicile : – 1 point

1er – HYERES-TOULON – MONACO : + 6 Points

3ème – ANTIBES – BOULAZAC : + 4 Points

5ème – ROANNE : + 3 Points

6ème – ORCHIES : + 2 Points

7ème - DENAIN – LE PORTEL – NANTES : 1 Point

10ème – PROVENCE : 0 Point

————————————————————————————————————

11ème – EVREUX : – 1 Point

12ème – LILLE – POITIERS – SAINT-QUENTIN : – 2 Points

15ème – AIX-MAURIENNE : – 3 Points

16ème – CHARLEVILLE-MEZIERES : – 4 Points

17ème – SOUFFELWEYERSHEIM : – 5 Points

18ème – ANGERS : – 9 Points

LES CLASSEMENTS 

10ème au GENERAL (24 matches – 12 victoires – 12 défaites / 50 %)

4ème à DOMICILE (13 matches – 11 victoires – 2 défaites / 85 %)

17ème à l’EXTERIEUR (11 matches – 1 victoire – 10 défaites / 9 %)

LE TABLEAU DE MARCHE MENSUEL

SEPTEMBRE 2014 : 1V – 2 D (209 – 214 / – 5)

OCTOBRE 2014 : 3 V – 3 D (454 – 448 / + 6)

NOVEMBRE 2014 : 3 V – 2 D (343 – 340 / + 3)

DECEMBRE 2014 : 3 V – 3 D (445 – 416 / + 29)

JANVIER 2015 : 1 V – 2 D (195 – 208 / – 13)

FEVRIER 2015 : 1 V – 3 D (291 – 308 / – 17)

MARS 2015 : 2 V – 0 D (172 – 157 / + 15)

* Toutes Compétitions Confondues

LE POINT AVERAGE 

BOULAZAC : 0V – 2 D (134 – 153 / – 19)

SAINT-QUENTIN : 0V – 2 D (141 – 155 / – 14)

MONACO : 1V – 1 D (139 – 140 / – 1)

LILLE : 1V – 1 D (154 – 137 / + 17)

ROANNE : 1V – 1 D (152 – 154 / – 2)

NANTES : 1V – 1 D (155 – 154 / + 1)

POITIERS : 1V – 1 D (160 – 161 / – 1)

EVREUX – POITIERS : LA FEUILLE DE MATCH

Championnat de Pro B 2014-2015 – 28ème Saison en LNB

24ème Journée – Vendredi 13 Mars 2015

ALM EVREUX BASKET 85 – 81 POITIERS B86

(28-27) (20-15) (MT 48-42) (15-16) (22-23)

Salle Jean Fourré – Environ 2200 spectateurs

Arbitrage de messieurs BOUE & HERPIN

MVP DU MATCH : Mickael VAR (ALM EVREUX BASKET)

Joueurs Min Tr/Tt 3Tr/3Tt 1Tr/1Tt Fc Fp Co RbO RbT In Bp Pd Pts Eval
Mickael VAR* 39 8/12 0/2 2/4 3 3 0 3 13 1 1 2 18 27
James MATHIS* 28 4/5 0/0 6/7 3 6 0 1 6 5 0 3 14 26
Mathis KEITA 16 5/5 1/1 0/0 2 1 0 2 2 1 0 2 11 16
Lahaou KONATE* 36 5/13 3/7 3/4 4 2 0 0 3 2 0 3 16 15
Glenn COSEY* 27 3/8 1/5 7/8 3 5 0 0 0 0 4 7 14 11
Eugene TEAGUE 13 1/2 0/0 4/6 2 3 0 1 5 0 3 0 6 5
Isaia CORDINIER 10 1/3 0/1 0/1 2 1 0 1 1 0 0 4 2 4
Pierre-Etienne DROUAULT 10 2/4 0/2 0/0 1 0 0 0 1 0 1 1 4 3
Guillaume COSTENTIN* 21 0/3 0/3 0/0 4 0 0 0 1 1 0 3 0 2
Thomas DOLOMINGO 0 0/0 0/0 0/0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 -
       
ALM EVREUX BASKET 200 29/55 5/21 22/30 24 21 0 8 32 10 9 25 85 109

 

Joueurs Min Tr/Tt 3Tr/3Tt 1Tr/1Tt Fc Fp Co RbO RbT In Bp Pd Pts Eval
Carl ONA EMBO* 40 8/18 4/10 6/7 2 8 0 0 3 0 2 4 26 20
Lamine KANTE* 32 6/15 4/9 6/7 2 6 0 0 8 1 6 0 22 15
Arnauld THINON 24 4/5 4/5 0/0 4 3 0 1 1 0 0 1 12 13
Andy OGIDE 20 2/4 0/0 0/0 3 1 1 1 3 0 0 2 4 8
Pierre-Yves GUILLARD* 32 3/7 0/3 4/6 4 4 0 1 4 0 2 2 10 8
Andrew FITZGERALD* 21 2/3 0/0 1/2 4 1 1 1 2 0 1 2 5 7
Kevin HARLEY* 26 1/4 0/2 0/0 2 0 0 2 6 2 3 1 2 5
Simon CLUZEAU 1 0/0 0/0 0/0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Etienne JOUMARD 4 0/0 0/0 0/0 0 1 0 0 1 0 1 0 0 0
Mike JOSEPH 0 0/0 0/0 0/0 0 0 0 0 0 0 0 0 -
       
POITIERS BASKET 86 200 26/56 12/29 17/22 21 24 2 6 28 3 15 12 81 76

EVREUX ECARTE POITIERS

ALM-Monaco (17)Quel match et surtout quelle fin de match ! Il y en a eu pour tous les goûts. Les puristes tout d’abord, qui ont eu droit en première mi-temps à des actions de toute beauté, à un moment où le jeu l’emportait sur l’enjeu, les spécialistes ensuite, qui ont pu apprécier les tactiques mises en place par les locaux pour s’envoler au score (57-43 à la 25ème) et par les visiteurs, pour revenir dans la course (76-79 à la 37ème). Les amateurs de suspense enfin, avec un final à couper le souffle, géré avec un sang froid admirable par les hommes de Rémy Valin.

Deux duos d’enfer et un électron libre sont les principaux artisans de cette victoire indispensable pour maintenir l’espoir de se hisser dans le Top 9 à l’issue de la saison. La paire d’intérieurs Mickaël Var – James Mathis (arrivée en cours de saison) qui a dominé dans les grandes largeurs le trio Pierre-Yves Guillard – Andy Ogive – Andrew Fitzgerald. 32 pts à 12/17 aux tirs et… 53 à l’évaluation d’un côté et 19 points à 7/14 et 23 à l’évaluation, de l’autre (à trois !). La paire de meneurs Glenn Cosey – Mathis Keita, complémentaire, chacun dans son registre (inversé ce soir au titre de l’adresse) et solidaire, avec ses 25 points à 8/13 et ses 27 à l’évaluation (9 passes décisives) qui ont eu pourtant maille à partir avec le duo Carl Ona Embo (brillant) – Arnaud Thinon (diabolique à trois points). L’électron libre n’étant autre que Lahaou Konate, encore une fois décisif au moment où il le fallait. Un quintette de feu qui a porté à bout de bras son équipe.

N’oublions pas d’associer à cette victoire un Guillaume Costentin, qui face à son ancien club a été une fois encore énorme en défense. Il a empêché nombre de tirs de rentrer grâce à sa science de l’esquive, distribué moult conseils (notamment à Gene Teague, une fois encore en souffrance avec ses gestes de base) et bien sûr sa science de la passe et les deux dynamiteurs Isaia Cordinier et Pierre Étienne Drouault, qui auront sans doute l’occasion d’offrir la victoire à leurs coéquipiers, dans les semaines à venir, tant ils accumulent les actions de classe. Ah ! Ce dunk tout en puissance de ce fluet jeune homme de 18 ans portant le score à 69-63, sans oublier ses quatre caviars offerts en l’espace de 10 minutes ! L’ALM Évreux reste scotchée à la 10ème place, certes, mais elle est toujours vivante. Juste avant Nantes, le coach avait dit que «chaque match allait désormais être une finale», en voici déjà deux de gagnées. Il en reste dix, mais chaque chose en son temps. Cette victoire est d’abord à savourer, ce que le binôme joueurs-supporters, dont on ne sait plus qui porte l’autre, a bien mérité.

 ALM-Monaco (23)Côté équipe, cependant, un fait ne pourra que donner des ailes à un coach se demandant toujours pourquoi son équipe ne parvient pas à rééditer à l’extérieur ses performances à domicile, une équipe qui semble pourtant bien s’entendre, mais qui ne parvient pas à s’exprimer dans l’adversité. Nous sommes à la 37ème minute et l’équipe a vu fondre son avance (de 57-43, avec 14 points d’avance, son écart maximum, à 74-76). Rémy Valin vient de remettre son cinq de départ sur le parquet, preuve que sa hiérarchie est bien dessinée. James Mathis, avec sang froid, convertit ses deux lancers, il n’est pas question de perdre ce match, il égalise. Le public retient son souffle. Il le retient d’autant plus que Glenn Cosey échoue dans sa tentative de loin et, pire, commet une faute jugée anti-sportive, sur son vis-à vis Carl Ona Embo, qui marque, malgré ce mauvais geste. Une faute de frustration ? Ce dernier convertit le 2+1, mettant son équipe devant à 76-79, avec la possession à venir. Cela sent le roussi, la situation est plus que compromise. Où sont-ils allés chercher cette énergie, cette volonté, ce talent qui leur a permis de renverser d’une manière inexorable une situation plus que compromise à cet instant ? Allez ! Osons-le : dans la solidarité, le soutien à un copain, qui leur en a offert des victoires cette saison. Glenn Cosey, ce soir, peut dire merci à ses partenaires. Après avoir déjà su faire front sur la possession adverse, c’est Mickaël Var qui décale Lahaou Konate, lequel n’hésite pas une seconde pour envoyer un missile qui fait mouche, 79-79. James Mathis, le voleur de ballon du match, remet ça, donne à Glenn Cosey qui envoie Mickaël Var à l’arceau, lancé à toute allure. Pas rassasié, il remet encore ça, sur Carl Ona Embo (le bourreau de la minute précédente) et c’est Lamine Kante qui fait faute sur Glenn Cosey. Ayant retrouvé ses esprits, le meneur de l’ALM Evreux s’empresse de remercier ses partenaires en convertissant ses deux lancers, 83-79 à 1’04 du terme. Le public est debout. Avec un tel esprit, nul doute que l’équipe est lancée. Lancée vers … la victoire à tout prix ! Vous l’aurez compris, loin de ses bases, cette fois-ci. Ce que nous leur souhaitons ? Juste un beau voyage de retour lors du prochain déplacement dans les Alpes, à Aix les Bains.

JC

LES INTERVIEWS A 4 MAINS

Interview de Paccelis MORLENDE après le match contre NANTES du vendredi 6 Mars 2015

MHD : Bonsoir Paccelis. Merci de t’arrêter. Ça se joue dans le troisième quart, milieu du troisième quart.

Paccelis : Oui parce qu’ils sont arrivés très agressifs. C’est vrai qu’on fait une bonne première mi-temps mais le match ne se joue pas sur une seule mi-temps. En plus, ils étaient à la maison et nous n’avons pas pu répondre au défi physique qu’ils nous ont imposé dans le troisième quart-temps. On a été surpris, et comme ça a été difficile de répondre, on a encaissé énormément de paniers.

MHD : Ouais. Ils resserrent la défense et ils jouent plus vite.

Paccelis : Ils resserrent la défense, ils jouent plus vite, ils sont à domicile, ils ont beaucoup plus de confiance, c’est la meilleure équipe du championnat à domicile, et on a pas répondu présent quand ils ont joué plus dur.

AS : Mais vraiment, qu’est-ce qui vous a fait déjouer en deuxième mi-temps ?

Paccelis : On n’est pas rentré par rapport à la dureté qu’ils ont mise.

AS : Vous n’êtes pas arrivés à mettre cette dureté-là pour les contrer ?

Paccelis : Non. On n’a pas su remettre la machine en route.

MHD : Vous vous êtes un peu endormis après les deux premiers quarts parce que c’était un peu facile en fait.

Paccelis : Non. On savait très bien qu’ils allaient revenir sur le parquet pour la seconde mi-temps avec d’autres ambitions. On n’a pas su reprendre le dessus et ce troisième quart nous a coûté très cher.   

AS : Tu considères que la défaite de ce soir est une mauvaise opération pour NANTES ?

Paccelis : Faut arrêter de dramatiser. Quand on gagne un match, on a l’impression qu’on est les meilleurs du monde, on parle des Playoffs, on parle de monter en Pro A. Et quand on perd, tout de suite, on commence à me dire que c’est la fin du monde. Ce n’est qu’un match perdu contre EVREUX. Il y a encore plein d’autres matches à jouer. Il y a des matches à domicile qu’on doit gagner.

AS : Les Playoffs, c’est quand même l’objectif du club de NANTES.

Paccelis : Oui. Bien sûr. On est encore en course pour les Playoffs. C’est vrai que ça fait mal car on perd contre EVREUX et on perd le goal average. Mais on n’a pas perdu notre place en Playoffs.

MHD : Ils vous ont fait la totale.

Paccelis : Ils ont été meilleurs que nous ce soir. 

MHD : Mais ce défi physique dont tu parles, vous ne le tenez pas parce que vous manquez de physique ? Ou bien vous ne le tenez pas parce que vous êtes un peu pris à la gorge ?

Paccelis : On est pris à la gorge.

MHD : Est-ce que vous devez travailler votre physique pour tenir ce genre de match ? 

Paccelis : On a bien tenu les autres matches. Pourquoi notre physique serait remis en cause pour ce match ?

MHD : Je te posais juste une question. Mais pour répondre à la dureté physique, il faut de la dureté physique.

Paccelis : Oui. Après, c’est mentalement aussi.

MHD : Ok. Donc là, c’était un problème …

Paccelis : … C’est un tout. C’est un tout. Quand on est face à une équipe qui nous bouscule, il faut savoir répondre, et là, on n’a pas pu. 

MHD : AS, tu as une question ?

AS : Non.

MHD : Merci à toi Paccelis de t’être arrêté si gentiment. Bon courage pour la suite.

Paccelis : Merci.

MHD + AS

L’Interview à quatre mains et en quatrième vitesse d’Isaïa CORDINIER après le match contre NANTES du vendredi 6 Mars 2015

ALM-Monaco (6)MHD : Libre pour notre première interview ?

Isaïa : Oui. Mais pas plus de 2 minutes.  

MHD : OK. Tu relances bien l’équipe toi aussi (je fais référence à son tir à 3 points au buzzer du troisième quart).   

Isaïa  : C’est surtout l’équipe qui rentre sur le terrain en début de deuxième mi-temps qui donne tout et puis après, on est une équipe et donc, tout le monde est entraîné par cette énergie.

MHD : Justement, en parlant d’énergie, dans l’équipe d’en face, on m’a expliqué qu’on n’avait pas su répondre au défi physique lancé par EVREUX dès le début de la seconde mi-temps. 

Isaïa  : C’est cette façon là de jouer qui nous fait gagner.

AS : Au quatrième quart-temps, Rémy t’a laissé une bonne partie du temps sur le terrain et tu as fait le money time. Je pense que ça a dû te faire plaisir d’avoir des responsabilités en fin de match aussi.

Isaïa  : Ça fait plaisir d’avoir des responsabilités, de jouer tout simplement et de savoir qu’on peut apporter à l’équipe.

MHD : Je suis très contente de vous voir jouer comme ça. La question que je ne vais pas te poser mais que j’ai en tête c’est pourquoi vous ne faites pas la même chose à l’extérieur ? Je n’attends pas de réponse. Je te laisse méditer.

Et le gong de retentir. Ouf, on n’a pas dépassé les 2 minutes.

MHD + AS

QUITTE OU DRIBBLE

ALM-Monaco (19)DÉFI ET DES GARÇONS …

Contre NANTES, c’était mal barré et pourtant, ils l’ont fait, ils l’ont emporté dans la douleur, la hargne, et c’était beau.

Ils ont relevé le défi dans la deuxième partie du temps qui leur était imparti. Et comme me l’a affirmé l’adversaire, il n’a pas pu réagir quand notre équipe s’est mise à rugir. À entendre, un plaisir …

Alors, on se figure que c’est de bonne augure. Et pourquoi ça le serait pas ? Y’a du talent dans cette meute, même si quelquefois, à se mettre en marche, elle est très lente.

Elle sait pas créer l’émeute. Pour ça, faut lui botter les fesses si on veut pas qu’elle passe cul par-dessus tête. C’est bête. Simplement motivée, sûrement préparée, ne songeant qu’à l’emporter sans que le moindre doute vienne enrayer ses pensées, elle pourrait tout fracasser. Elle l’a déjà démontré oui ou …

OUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII

Du basket rock and pick and roll, hardcorps (je sais, ça s’écrit hardcore), où toutes les extravagances sont permises plutôt que se faire bouffer. Soyez, punk, soyez dunk, soyez heavy metal, soyez fatals, soyez disco, soyez super biscotos, soyez ce que vous voulez mais à donf si vous voulez pas finir au fond.

La nouvelle exigence de faire un tabac pour qu’on dise après que les casseurs débarquent. Ce serait chouette. Ça aurait une gueule, une grande gueule, une gueule prête à bouffer l’adversaire après l’avoir bien cuit. Y’aurait de la fumée et du feu et de la folie et cette envie dévorante de gagner chez nous ou à l’étranger. Et nous, on hurlerait de bonheur dans les gradins. Nom d’un chien, ce serait divin. Hein Médor ? Nom d’un loup, ce serait fou. Hein, croc-blanc ?

Basketteurs, je vous rameute afin que vous brûliez le parquet, je vous exhorte à jouer les mauvais garçons pour rester ce que vous êtes tous : d’excellents joueurs.

Prouvez, démontrez, dévorez, bousillez tout sur votre passage. Ne soyez surtout pas sages. Inoxydables et archi capables, vous êtes les terreurs dont on a peur.  

En attendant, et pour vous faire voir comment on fait, je montre les dents et je grogne, et je vous attaque sur vos qualités. Vous les avez pas paumées.

MHD, avec agressivité …

UNE BONNE SOIREE POUR L’ALM EVREUX

ALM-Monaco (7)Les garçons de Rémy Valin sont toujours debout. Battus de 10 points à l’aller (68-78) et distancés de 2 victoires par leur adversaire du jour, ils avaient une double mission ce vendredi soir : gagner à tout prix pour se rapprocher des nantais, titulaires de la 9ème place si convoitée au classement et en prime, décrocher le point-average particulier.

Retour sur image, suspense garanti. James Mathis qui avait peu à peu, à force de courage, pris la mesure d’Allen Durham, craque et fait faute sur ce dernier, qui convertit ses deux lancers et met les deux équipes à égalité sur les deux matches, dans la foulée, véritablement diabolique, à 86-76. Il reste 1’11 à jouer. Fort opportunément, le coach d’Évreux demande un temps mort, qui permet à son équipe de reprendre le jeu dans la moitié de camp adverse. Cela se passe mal, Lahaou Konate se fait voler la balle par un Nicolas Gayon agressif à souhait, mais la défense d’Évreux empêche les nantais de marquer. Qui conservent la balle néanmoins à 41 secondes du terme, puis la perdent sous la pression locale, sans … faire de faute ! Il reste 34 secondes. Cette faute, sur la remise en jeu, Storm Warren la commet sur Mickaël Var. Celui qui terminera MVP de ce match, avec justice (notamment grâce à sa présence au rebond offensif pour reprendre les tirs en échec de ses partenaires, mais qu’auraient pu convoiter Lahaou Konate, Glenn Cosey et James Mathis pour l’ensemble de leur œuvre) ne met qu’un lancer (87-76 et 11 points d’avance). Warren tente le tout pour le tout mais échoue. James Mathis se hisse au rebond et l’ALM reprend la possession. Aux abois, Paccelis Morlende, le meneur nantais, fait faute sur Glenn Cosey, le si adroit meneur local. C’est gagné ? Non. Glenn rate les deux et il s’en veut, à 9 secondes de la fin. Les bretons ne pourront pas renverser la tendance.

Les joueurs de l’ALM, désormais seuls à la 10ème place, sont bien lancés dans leur course poursuite. Et le public d’Évreux, un peu timoré en première période, mais bien actif en seconde, est toujours autant gâté par ses joueurs, à la maison. Les défaites conjuguées de Saint-Quentin, Fos Provence, Le Portel et Denain permettent à l’ALM Evreux Basket de passer une sacrée bonne soirée.

Retour sur le match

ALM-SQBB_EBC (9)Toujours privé de Babacar Niang à l’intérieur et dans l’optique de remettre dans le rythme de la compétition à la fois Pierre-Etienne Drouault et Desmond Quincy-Jones (qui joueront peu, 5 minutes pour l’un et 4 minutes pour l’autre, mais apporteront leur écot à l’œuvre collective avec 1 passe décisive chacun), Rémy Valin, sans la moindre certitude, comptait sur un sursaut de ses troupes et mise pour cela sur James Mathis et Mickaël Var pour tenir la raquette. Las, ses deux grands hommes vont être en totale souffrance face à Allen Durham et Storm Warren, intenables, qui termineront ce 1er acte à 10 pts à 5/6 aux tirs et 12 à l’évaluation, tandis que nos deux intérieurs le terminaient à 0/3 et -3 à l’évaluation. Pire, à l’extérieur, Franck Collineau pouvait s’appuyer sur un ailier de feu, Marcus Relphorde qui réussissait à peu près tout ce qu’il entreprenait (9 pts et 11 à l’évaluation) et un meneur Paccelis Morlende (venu au relais de Fabien Calvez, l’ex-joueur de l’ALM, titulaire de la mène nantaise au cours des 16 premières journées, blessé) qui réussissait tout lui aussi (8 pts à 100%). Résultat : si l’ALM Evreux ouvrait le score sur deux lancers de Glenn Cosey (2-0) elle allait vite le lâcher, jusqu’à 2-9 à la 3ème. Heureusement, Rémy Valin a des armes à l’extérieur, lui aussi. Son capitaine Guillaume Costentin s’y collait le premier, tout seul, d’un tir soyeux de l’aile, pour remettre les siens dans le match à 5-9 et s’y recollera encore à 11-13, bien lancé par Lahaou Konate, qui sera le deuxième grand bonhomme de ce début de match, après avoir marqué lui aussi de loin à 8-11 puis en remettant une 2ème fois les siens devant à 14-13. Sans eux et leurs quatre tirs primés, que serait-il alors advenu de l’ALM Evreux, bien à distance au bout de dix minutes (22-27) ? Gene Teague et Desmond Quincy-Jones (entrés à la 7ème) ayant redonné des couleurs à la raquette locale, là où Mathis et Var avaient tant échoué.

ALM-SQBB_EBC (7)Mais les deux compères ont du caractère. Rémy Valin pianotait sur son effectif, cherchait la bonne solution. Une chose va le sauver : l’orgueil de ses joueurs. Mickaël Var et James Mathis montaient leur niveau de jeu et rivalisaient franchement avec Allen Durham et Storm Warren, encore là et bien là. L’ALM Evreux allait se rapprocher peu à peu, jusqu’à égaliser à 33-33, sur une claquette de Mickaël Var (14ème) s’appuyant sur l’envie de Mathis Keita, entré en scène, à la fois altruiste (3 passes) et diabolique (2 paniers marqués en pénétration rageuse). Cela ne va pas durer face à une équipe qui montrait, là, pourquoi elle est en haut du classement et qui allait s’envoler au score jusqu’à atteindre 8 points d’avance à la mi-temps, avec sang froid (44-52). Retenons néanmoins une action digne d’espoir : Nicolas Gayon commet un bien vilain geste sur Lahaou Konate, que l’arbitre ne sanctionne pas, ce qui permet à ce dernier de marquer. Bizarrement, il le convoque dans la foulée pour son mauvais geste… après ! Lahaou Konate, sur l’action suivante, ramassait la balle au sol, se relevait et marquait ! A tout juste 23 ans, Lahaou prend de la graine de grand joueur, les décisions de l’arbitre ne le déstabilisent plus.

Un ouragan pour finir

ALM-Monaco (26)Menée 44-52 à la mi-temps, l’ALM Evreux avait clairement le dos au mur. Le point-average de +11 à accomplir était bien loin, la victoire tout court, aussi. Malgré l’implacable Durham (à 46-54) puis Relphorde, d’une pichenette (à 51-56) nos amicalistes allaient pouvoir s’appuyer non pas sur un seul joueur, mais deux puis trois puis quatre puis cinq, rien que cela, pour semer la révolte et larguer des bretons, totalement asphyxiés. Au cours du 2ème quart temps, ils avaient déjà défendu, impossible de le leur reprocher (8 fautes subies contre 2) sans doute mal… Mais là, ils défendaient bien, bloquant leurs adversaires à un piteux 5/16 aux tirs (contre 11/14). A partir de 51-56, puis 53-59, à la suite d’un méchant croche-pied de Gayon sur Costentin encore impuni, les poulains de Rémy Valin, déchaînés, irrésistibles, allaient fondre sur leurs rivaux, pour faire passer le score de -8 à la mi-temps à +10 à la 30ème (73-63). Sur un incroyable 29-11 au score (et 43-4 à l’évaluation !) renvoyant leurs vis-à-vis à l’état de faire valoir.

Poursuivant sa domination écrasante, l’ALM Evreux allait alors renvoyer son rival dans les cordes. Juste à la sirène, à la fin du 3ème acte, son minot de 18 ans, Isaia Cordinier, avait déjà fait sensation, en faisant passer son équipe à +10 d’un tir superbe de l’aile (73-63). A la reprise, il récidivait, grâce à l’altruisme de Gene Teague se jetant au sol pour lui donner le ballon. L’équipe de Nantes tentait de se ressaisir. La suite, vous la connaissez. De 73-63, le score monte à 77-63 sur deux lancers de Glenn Cosey puis à 81-64 sur deux lancers de James Mathis (+17 écart maximal) avant le final angoissant que l’on sait, la faute à un Allen Durham royal.

Cette victoire ouvre de nouvelles perspectives aux joueurs de l’ALM Evreux. D’abord parce qu’ils tiennent enfin leur premier point-avérage sur un adversaire direct, sur qui ils fondent au classement. Ensuite parce que leur programme à venir leur permet d’envisager de pouvoir améliorer leur position délicate au classement. Mais surtout parce qu’elle a démontré que c’était toute une équipe -dix joueurs, pas un de moins- qui allait peut-être enfin s’impliquer dans le projet. Reste l’espoir d’une fin de saison canon. Huit joueurs au top et deux joueurs en cours de rétablissement, à priori plein d’envie.

JC